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mardi 27 octobre 2026 Actualités et politique nationales

Jacques Parizeau

Jacques Parizeau était un économiste et homme politique canadien qui a été le 26e premier ministre du Québec de 1994 à 1996. Figure de proue du mouvement souverainiste québécois, il est surtout connu pour avoir dirigé le Parti québécois et pour avoir mené la province lors du référendum de 1995 sur l'indépendance, qui a été défait de justesse. Sa carrière s'est étalée sur des décennies, d'abord comme architecte clé de la politique économique québécoise durant la Révolution tranquille, puis comme défenseur inébranlable de la souveraineté du Québec. L'héritage de Parizeau continue d'influencer la politique québécoise, ses stratégies et ses déclarations étant encore citées par les partis souverainistes dans les années 2020.

Jeunesse et carrière économique

Jacques Parizeau est né le 9 août 1930 à Montréal dans une famille aisée. Son père, Gérard Parizeau, a bâti l'une des plus grandes firmes financières du Québec à partir d'une maison de courtage établie dans les années 1930. Parizeau a fréquenté le Collège Stanislas, une école privée, et a manifesté un intérêt précoce pour la politique radicale, distribuant des dépliants pour les campagnes électorales du communiste Fred Rose à l'adolescence, bien qu'il n'ait jamais adhéré formellement au Parti ouvrier-progressiste. Il a poursuivi des études supérieures dans des institutions prestigieuses, obtenant un doctorat de la London School of Economics en 1955 sous la direction de James Meade, après avoir aussi étudié à HEC Montréal et à l'Institut d'études politiques de Paris. Parizeau a commencé sa carrière professionnelle par un stage à la Banque du Canada à Ottawa avant de retourner au Québec, où il est devenu professeur.

Fervent partisan de l'interventionnisme économique, Parizeau est devenu l'un des conseillers les plus importants du gouvernement québécois durant la Révolution tranquille des années 1960. Il a joué un rôle dans l'ombre dans plusieurs politiques marquantes, dont la nationalisation d'Hydro-Québec en 1962 et 1963. Il a été instrumental dans la création du Régime de rentes du Québec entre 1963 et 1966, travaillant aux côtés d'Eric Kierans. Plus tard, comme ministre, il superviserait la nationalisation des mines de l'Asbestos Corporation Limited en 1982. Parizeau disait souvent que la Révolution tranquille avait été menée par seulement quelques ministres, deux douzaines de fonctionnaires et 50 chansonniers. Sa philosophie économique et son travail de politique ont jeté les bases du secteur public moderne et des programmes sociaux du Québec.

Jacques Parizeau, 26e premier ministre du Québec.
Photo : Bouchecl / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Entrée en politique et l'ère Lévesque

Parizeau est graduellement devenu un souverainiste engagé et a officiellement adhéré au Parti québécois le 19 septembre 1969. Il a été président du conseil exécutif du parti de 1970 à 1973. Après avoir perdu des élections dans les circonscriptions montréalaises d'Ahuntsic en 1970 et de Crémazie en 1973, il est finalement élu dans la circonscription de L'Assomption lors de l'élection provinciale de 1976 qui a porté le PQ au pouvoir. Le premier ministre René Lévesque l'a immédiatement nommé ministre des Finances, un poste qu'il a occupé pendant huit ans. À titre de ministre des Finances, Parizeau était responsable de propositions économiques novatrices conçues pour renforcer l'autonomie économique du Québec.

Ses initiatives clés comme ministre des Finances comprenaient la création du Régime d'épargne-actions du Québec et du Fonds de solidarité FTQ en 1983. Le Fonds de solidarité, établi pour stimuler l'économie québécoise par l'investissement des travailleurs, a vu ses actifs nets atteindre 13,8 milliards $ en mai 2020. Parizeau a aussi joué un rôle central dans la campagne référendaire de 1980, défendant la proposition du gouvernement de souveraineté-association. Son mandat a été marqué par un engagement fort envers la langue française, incluant son appui à la Charte de la langue française, qui limitait l'accès aux écoles publiques anglophones et était contestée par plusieurs membres de la minorité anglophone du Québec.

En 1984, une fracture fondamentale est survenue avec le premier ministre Lévesque, qui avait changé de stratégie pour privilégier un fédéralisme renouvelé, une approche surnommée le « beau risque ». Parizeau s'est opposé à ce virage vers la négociation constitutionnelle et, avec plusieurs autres membres du PQ, a démissionné du cabinet. Cette vague de démissions a surpris Lévesque et a contribué à son propre retrait peu après. Pierre-Marc Johnson a succédé à Lévesque comme chef du PQ et premier ministre. Après la défaite du PQ à l'élection de 1985, Johnson a aussi quitté la direction, ouvrant la voie au retour de Parizeau.

Vidéo : Jacques Parizeau, former Quebec premier, dead at 84 (CBC News: The National, YouTube)

Chef du Parti québécois et chemin vers le poste de premier ministre

Le 19 mars 1988, Jacques Parizeau a été élu chef du Parti québécois, succédant à Pierre-Marc Johnson. Son accession à la direction a eu lieu durant une période de politique constitutionnelle complexe à travers le Canada. En 1987, il a été révélé plus tard, le premier ministre fédéral Brian Mulroney avait offert de nommer Parizeau sénateur indépendant dans une tentative de faire adopter l'Accord de libre-échange Canada–États-Unis et dans le cadre d'une stratégie plus large de réconciliation avec les souverainistes québécois liée à l'Accord du lac Meech. Parizeau a rejeté l'offre. Durant l'élection fédérale canadienne de 1988, Parizeau a notamment appuyé l'Accord de libre-échange, et son soutien, avec celui de Bernard Landry, a contribué à la forte performance de Mulroney au Québec.

La première élection de Parizeau comme chef de parti en 1989 n'a pas donné la victoire. En 1993, après l'échec de l'Accord de Charlottetown, Parizeau a fait une déclaration controversée proclamant que la souveraineté du Québec pouvait être réalisée sans l'appui des anglophones et des allophones. Cette remarque a mis en colère certains membres de son propre parti, dont l'ancien ministre Gérald Godin, qui a dit qu'elle sapait des années d'efforts de rapprochement. Un an plus tard, lors de l'élection provinciale de 1994, Parizeau a mené le PQ à la victoire et à un gouvernement majoritaire. Il avait promis de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans l'année suivant son entrée en fonction, et il s'est rapidement mis en marche pour tenir cette promesse malgré des sondages initiaux qui ne montraient qu'environ 40 % d'appui à la souveraineté.

Jacques Parizeau, ministre des Finances, lors d'une conférence à l'université Laval
Photo : Jean Dufresne / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Le référendum de 1995 et la démission

La campagne référendaire de 1995 a vu l'appui au Oui croître régulièrement, bien qu'il ait fini par plafonner. Sous pression, Parizeau a accepté de confier davantage la direction publique de la campagne au plus populaire et modéré Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois fédéral. Au fil de la campagne, Bouchard est devenu effectivement le visage du camp du Oui. Durant la campagne, un reportage de la chroniqueuse Chantal Hébert dans La Presse a provoqué un tollé en révélant que Parizeau avait dit à un groupe de diplomates étrangers qu'obtenir un vote majoritaire était l'objectif primordial, car les Québécois seraient alors « dans la marmite », incapables d'échapper aux conséquences d'un vote pour l'indépendance. Le référendum a eu lieu le 30 octobre 1995 et le camp du Oui a été défait par une marge d'environ 55 000 votes.

Dans son discours de défaite le soir de la défaite, Parizeau a provoqué une controverse immédiate et durable en déclarant que la souveraineté avait été vaincue par l'argent et les votes ethniques. Il a fait référence aux francophones qui ont voté Oui comme à « nous », notant que cette majorité était, pour la première fois, sans crainte de l'indépendance politique. Les remarques ont été largement condamnées. Plusieurs dans les médias anglophones et la presse non souverainiste comme La Presse et Le Soleil ont attribué sa démission subséquente uniquement à cette sortie. Cependant, les médias favorables aux souverainistes ont souligné que Parizeau avait auparavant indiqué dans une entrevue télévisée avec Groupe TVA, tenue sous embargo jusqu'après le vote, qu'il avait l'intention de se retirer en cas de défaite. Le lendemain, le 29 janvier 1996, Parizeau a démissionné de son poste de premier ministre et de chef du PQ. Il a été remplacé par Lucien Bouchard dans les deux rôles.

Vie ultérieure et commentaires politiques

Après avoir quitté la politique, Parizeau s'est retiré dans la vie privée mais est resté un commentateur actif et souvent critique des affaires québécoises. Il possédait un domaine avec un vignoble en France, une ferme dans les Cantons-de-l'Est et une résidence à Montréal. Il a continué de critiquer les gouvernements du PQ qui ont suivi, particulièrement pour ne pas avoir poussé la cause de l'indépendance avec assez d'ardeur. En 2005, il a réfléchi au référendum dans le documentaire de Radio-Canada Point de rupture. Son épouse, Lisette Lapointe, qui avait été sa secrétaire durant son mandat de premier ministre, a été élue députée du PQ dans la circonscription de Crémazie lors de l'élection générale de 2007.

Parizeau a reçu l'honneur de Grand officier de l'Ordre national du Québec en juin 2008, aux côtés des autres premiers ministres vivants de la province. Dans ses dernières années, sa relation avec le Parti québécois s'est détériorée. Il a laissé son adhésion au parti expirer et a exprimé son soutien au nouveau parti souverainiste Option nationale et à son chef Jean-Martin Aussant. Lors d'une rencontre avec Option nationale en 2013, il a insisté sur le fait que l'objectif de la souveraineté était toujours réalisable et que le PQ devrait utiliser tous les moyens, y compris les fonds publics, pour l'atteindre. La même année, il a nuancé ses propos infames de 1995, précisant à la station de radio CHMP 98,5 FM qu'il faisait référence à des organisations spécifiques grecques, italiennes et juives qui avaient fait campagne pour le camp du Non.

Parizeau a aussi surpris plusieurs en octobre 2013 en s'opposant à la Charte des valeurs québécoise proposée, qui visait à interdire la plupart des signes religieux dans le secteur public, arguant que les fédéralistes devenaient les défenseurs des minorités et que la majorité francophone ne devait pas être vue comme oppressive. Après la défaite du Parti québécois à l'élection générale de 2014, Jacques Parizeau a déclaré que le parti faisait face à un « champ de ruines ». Durant la course à la direction du PQ de 2015, Parizeau a accordé sa dernière entrevue télévisée à Radio-Canada. Dans cette entrevue, il a dit que le parti était « progressivement démoli » et qu'il « a perdu son âme ». Cette dernière évaluation publique a montré sa désillusion envers l'organisation politique qu'il avait un jour menée au gouvernement.

Portrait de Jacques Parizeau
Photo : Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Décès et funérailles nationales

Jacques Parizeau est décédé le 1er juin 2015 à l'âge de 84 ans après cinq mois d'hospitalisation. Son épouse, Lisette Lapointe, a annoncé son décès sur les réseaux sociaux, écrivant qu'il était décédé paisiblement, entouré d'amour, après un combat courageux. Des funérailles nationales ont eu lieu à la paroisse familiale des Parizeau, l'église catholique Saint-Germain d'Outremont à Montréal. Son décès a marqué la fin d'une ère pour le mouvement souverainiste québécois, fermant le chapitre sur l'une de ses figures les plus redoutables intellectuellement et les plus déterminées stratégiquement. Les funérailles ont été un événement public majeur, auquel ont assisté des personnalités politiques de tous les horizons et de nombreux citoyens qui avaient suivi sa longue carrière.

Héritage et influence dans la politique québécoise contemporaine

L'influence de Jacques Parizeau sur la politique québécoise perdure longtemps après son décès, particulièrement au sein du mouvement souverainiste. Sa focalisation stratégique sur l'obtention d'un vote majoritaire pour l'indépendance et sa construction économique de la nation durant la Révolution tranquille demeurent des points de référence fondamentaux. Son héritage est fréquemment invoqué par les chefs subséquents du Parti québécois, surtout durant les campagnes électorales. Par exemple, durant la campagne électorale québécoise de 2026, le chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon a directement cité Parizeau, exhortant les Québécois à ne pas avoir peur de la démocratie et à considérer leur avenir politique, faisant écho à la rhétorique de Parizeau à l'époque référendaire.

Le savoir-faire institutionnel de l'ère Parizeau continue d'informer les opérations du parti. Suite à la victoire du Parti québécois à l'élection d'octobre 2026, où le parti a remporté 59 sièges et formé un gouvernement minoritaire, les nouveaux députés péquistes ont été formés avec l'aide de Jean Royer, ancien chef de cabinet de Parizeau, aux côtés de l'ancienne première ministre Pauline Marois. Cette filiation directe montre l'impact organisationnel durable du mandat de Parizeau. Le gouvernement du PQ de 2026, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, a aussi reflété la position conflictuelle de Parizeau envers les institutions fédérales, devenant notamment le premier parti au pouvoir au Québec à renoncer à prêter serment à la monarchie, une rupture symbolique que Parizeau aurait vraisemblablement approuvée.

Les ouvrages publiés de Parizeau, dont son livre de 1997 Pour un Québec souverain et la traduction anglaise de 2010 An Independent Quebec, continuent de servir de textes idéologiques pour les souverainistes. Sa vie et sa carrière ont été largement documentées, notamment dans une biographie en trois tomes de Pierre Duchesne. Le débat central qu'il incarnait, entre la gestion économique pragmatique et la poursuite intransigeante de l'indépendance politique, demeure une tension centrale au sein du nationalisme québécois. Cela assure sa place comme figure déterminante et controversée de l'histoire canadienne, dont les idées et les batailles politiques continuent de résonner à l'Assemblée nationale et dans le discours public des décennies plus tard. Ses institutions économiques, comme le Fonds de solidarité FTQ, continuent d'opérer comme des forces majeures dans l'économie provinciale.

Initiatives politiques et créations clés

Tout au long de sa carrière de conseiller, de ministre et de premier ministre, Jacques Parizeau a été associé à plusieurs initiatives politiques majeures qui ont façonné le paysage économique et social du Québec. Il ne s'agissait pas d'idées abstraites, mais d'institutions et de lois concrètes ayant un impact à long terme. Son travail a établi des cadres pour l'autonomie financière du Québec et a renforcé son caractère francophone par l'intervention directe de l'État dans l'économie. Ces politiques ont été mises en œuvre par différents gouvernements, mais reflétaient constamment sa vision d'un Québec fort et autodéterminé.

  • Nationalisation d'Hydro-Québec (1962 à 1963) : En tant que conseiller clé, il a joué un rôle instrumental dans la prise de contrôle par le gouvernement provincial des compagnies d'électricité privées, créant une puissante société d'État.
  • Régime de rentes du Québec (1963 à 1966) : Il a travaillé avec Eric Kierans pour établir ce régime, fournissant au Québec son propre système de retraite parallèle indépendant du Régime de pensions du Canada fédéral.
  • Nationalisation des mines d'amiante (1982) : À titre de ministre des Finances, il a supervisé la prise de contrôle de l'Asbestos Corporation Limited par le gouvernement du Québec.
  • Fonds de solidarité FTQ (1983) : Il a créé le Fonds de solidarité de la FTQ, un important fonds de capital de risque conçu pour investir dans les entreprises québécoises et créer des emplois.
  • Régime d'épargne-actions du Québec (REAQ) : Également établi au début des années 1980, ce régime offrait des incitatifs fiscaux pour encourager les Québécois à investir dans des entreprises basées au Québec.

Ces initiatives reflètent la croyance de toute une vie de Jacques Parizeau en l'utilisation des outils de l'État pour renforcer l'autonomie économique du Québec. En tant que ministre des Finances, il était responsable de propositions économiques innovantes incluant le Régime d'épargne-actions du Québec et le Fonds de solidarité FTQ. Le Fonds de solidarité FTQ est une institution financière durable. En mai 2020, ses actifs nets s'élevaient à 13,8 milliards $, démontrant la puissance durable de sa vision économique.

Jacques Parizeau : questions fréquentes

Qu'a dit Jacques Parizeau après le référendum de 1995 ?

Dans son discours de défaite le soir du 30 octobre 1995, Jacques Parizeau a déclaré que la souveraineté avait été vaincue par l'argent et les votes ethniques. Il a spécifiquement dit que la défaite était due à « l'argent pis des votes ethniques ». Il a aussi fait référence aux francophones qui ont voté Oui comme à « nous », remarquant que cette majorité était, pour la première fois, sans crainte de l'indépendance politique. Les commentaires ont provoqué une controverse immédiate et généralisée, amenant plusieurs à croire qu'ils étaient la cause directe de sa démission comme premier ministre le lendemain.

Quelles politiques économiques Jacques Parizeau est-il connu pour avoir mises en œuvre ?

Jacques Parizeau est reconnu pour plusieurs politiques économiques clés. En tant que conseiller dans les années 1960, il a joué un rôle instrumental dans la nationalisation d'Hydro-Québec et la création du Régime de rentes du Québec. En tant que ministre des Finances de 1976 à 1984, il a créé le Fonds de solidarité FTQ en 1983, un important fonds d'investissement parrainé par les travailleurs, et le Régime d'épargne-actions du Québec pour encourager l'investissement dans les entreprises québécoises. Il a aussi supervisé la nationalisation des mines de l'Asbestos Corporation Limited en 1982. Ces politiques étaient conçues pour accroître l'autosuffisance économique du Québec.

Combien de temps Jacques Parizeau a-t-il été premier ministre du Québec ?

Jacques Parizeau a été le 26e premier ministre du Québec pendant une période relativement courte. Son mandat a commencé le 26 septembre 1994, suite à la victoire électorale du Parti québécois, et s'est terminé le 29 janvier 1996, lorsqu'il a démissionné dans la foulée de la défaite référendaire de 1995. Il a été premier ministre pendant environ un an et quatre mois. Il a été remplacé par Lucien Bouchard, qui a pris la relève à la fois comme premier ministre et comme chef du Parti québécois.

Quelle était la relation de Jacques Parizeau avec le Parti québécois plus tard dans sa vie ?

Dans ses dernières années, la relation de Jacques Parizeau avec le Parti québécois s'est détériorée significativement. Il a laissé son adhésion au parti expirer et a exprimé son soutien au nouveau parti souverainiste Option nationale et à son chef Jean-Martin Aussant. Il était publiquement critique de l'orientation du PQ, particulièrement après l'entrée en politique de l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau. Après la défaite électorale du PQ en 2014, Parizeau a déclaré que le parti faisait face à un « champ de ruines ». Dans une entrevue de 2015, il a dit que le parti avait été « progressivement démoli » et qu'il « avait perdu son âme ».

Jacques Parizeau s'est-il vu offrir un siège au Sénat ?

Oui, Jacques Parizeau s'est vu offrir un siège au Sénat. En 1987, le premier ministre fédéral Brian Mulroney a offert de le nommer sénateur indépendant. Cette offre faisait partie de la double stratégie de Mulroney pour faire adopter l'Accord de libre-échange Canada–États-Unis par la chambre haute et pour parvenir à une réconciliation avec les souverainistes québécois, un effort qui a aussi mené à l'Accord du lac Meech. Parizeau, un souverainiste engagé et chef du Parti québécois, a rejeté l'offre catégoriquement. Malgré ce rejet, durant l'élection fédérale canadienne de 1988, Parizeau a publiquement appuyé l'Accord de libre-échange. Son soutien, avec celui de Bernard Landry, a contribué à la domination électorale de Mulroney au Québec durant cette campagne.

Comment Jacques Parizeau est-il cité dans la politique québécoise moderne ?

Jacques Parizeau est cité dans la politique québécoise moderne par la participation continue de ses proches collaborateurs. Suite à la victoire du Parti québécois à l'élection québécoise de 2026, le premier ministre désigné du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé que Jean Royer, un ancien chef de cabinet de Parizeau, aiderait à former les nouveaux membres de l'Assemblée nationale. Cela crée un lien direct entre le mandat de premier ministre de Parizeau de 1994 à 1996 et les opérations contemporaines du parti et sa préparation au gouvernement. La cérémonie où les nouveaux députés péquistes ont prêté serment a aussi marqué la première fois qu'un parti au pouvoir ne prêtait pas serment à la monarchie, une rupture symbolique avec la tradition qui s'aligne avec l'héritage souverainiste de Parizeau. Son influence persiste comme figure historique dont les stratégies et les membres de son équipe sont encore utilisés par le parti des décennies après son mandat.

Sources : Wikipédia et les reportages publics récents, vérifiés par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-27.

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