Paul St-Pierre Plamondon
Paul St-Pierre Plamondon, souvent désigné par ses initiales PSPP, est un homme politique, avocat et ancien animateur médiatique canadien. Il est le 34e premier ministre du Québec depuis le 21 octobre 2026. Il est le chef du Parti québécois, poste qu’il occupe depuis 2020, et il représente la circonscription montréalaise de Camille-Laurin à l’Assemblée nationale. St-Pierre Plamondon a mené son parti à la victoire lors de l’élection générale québécoise de 2026, ramenant le Parti québécois souverainiste au pouvoir après plus d’une décennie dans l’opposition. Son accession au poste de premier ministre marque un virage important dans la politique québécoise, avec un gouvernement minoritaire dont la plateforme est axée sur l’efficacité gouvernementale, la tenue promise d’un référendum sur la souveraineté et le démantèlement de l’agence de santé mise sur pied par l’administration précédente.
Jeunesse, formation et carrière professionnelle
Paul St-Pierre Plamondon est né le 17 février 1977 à Trois-Rivières, au Québec, de Louise St-Pierre et Jacques Plamondon, ancien directeur général de la Fédération québécoise de tennis de table. Son grand-père, Paul-Henri Plamondon, a été président de la Chambre de commerce de Québec. Il a commencé ses études collégiales au Collège André-Grasset, obtenant son diplôme en 1997. St-Pierre Plamondon détient des baccalauréats en droit civil et en common law de l’Université McGill, obtenus en 2001, ainsi qu’un certificat en droit international de l’Université de Lund, en Suède. Il a ensuite complété une maîtrise en administration des affaires au Nuffield College d’Oxford en 2006. Ses débuts de carrière incluent une expérience internationale, notamment comme procureur bénévole pour l’Assemblée permanente des droits de l’homme à Sucre, en Bolivie, en 2003, et un travail avec l’OTAN en Belgique en 2005.
De retour au Québec, il a pratiqué le droit au sein du service de litige du cabinet national Stikeman Elliott. En 2009, il a rejoint le cabinet d’avocats Delegatus à titre de vice-président et actionnaire. Son travail pro bono a été reconnu en 2010 lorsqu’il a reçu le titre d’Avocat de l’année dans la catégorie pro bono par le Jeune Barreau de Montréal. Au-delà du droit, St-Pierre Plamondon a cofondé en 2007 le groupe de réflexion à but non lucratif Génération d’idées, visant à engager les jeunes adultes dans le débat public. En 2009, il a visité 19 villes du Québec pour recueillir les perspectives de 500 jeunes, publiant plus tard l’essai Des jeunes et l’avenir du Québec : les rêveries d’un promeneur solitaire. En 2011, il est devenu coanimateur de l’émission de radio Génératrice sur la Première Chaîne de Radio-Canada. Son plaidoyer public pour une enquête sur l’industrie de la construction au Québec a mené à son retrait de l’émission. En 2012, il a défendu en cour des étudiants en grève et a participé à une manifestation d’avocats contre le projet de loi 78. En février 2014, il est devenu journaliste pour le journal Les Affaires et a publié un second essai, Les Orphelins politiques, en octobre 2014.
Entrée en politique et course à la chefferie du parti
Paul St-Pierre Plamondon est entré officiellement en politique par le biais du Parti québécois. En 2016, après avoir envisagé de créer un nouveau parti nationaliste de centre-gauche, il a été convaincu de se présenter à la chefferie du PQ. Il a participé à la course à la chefferie du Parti québécois de 2016, terminant en quatrième place avec 6,84 % des voix. Durant cette campagne, il a plaidé pour un rapprochement du parti avec tous les Québécois et s’est opposé à la tenue d’un référendum sur la souveraineté lors d’un premier mandat péquiste. Après la course, le nouveau chef du PQ Jean-François Lisée l’a nommé conseiller spécial en octobre 2016. Dans ce rôle, St-Pierre Plamondon a mené une vaste consultation publique, rencontrant plus de 3 600 personnes lors de 162 séances, et a déposé un rapport contenant 156 recommandations en avril 2017. Le rapport appelait à recentrer le mouvement sur un nationalisme inclusif et à se distancier du populisme. Plusieurs de ces recommandations ont été adoptées lors des conventions du parti en 2017 et 2019.
St-Pierre Plamondon s’est présenté comme candidat du PQ dans la circonscription de Prévost lors de l’élection générale québécoise de 2018. Présenté comme une vedette, il a été défait par l’ancienne ministre libérale Marguerite Blais, qui se présentait alors pour la Coalition avenir Québec. Après les reculs électoraux importants du PQ en 2018, St-Pierre Plamondon a lancé une seconde candidature à la chefferie du parti. Il a officiellement annoncé sa candidature le 28 janvier 2020 et a remporté la course à la chefferie le 9 octobre 2020, obtenant 56 % des voix au troisième tour. Contrairement à sa position de 2016, il a promis durant cette campagne de tenir un référendum sur la souveraineté dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste, marquant un virage définitif dans sa position publique sur la question.
Reconstruction du Parti québécois et chemin vers le pouvoir
Devenu chef, St-Pierre Plamondon a dû relever le défi de reconstruire un parti à son plus bas historique. Il a annoncé sa candidature dans la circonscription montréalaise de Camille-Laurin pour l’élection générale de 2022. Le soir de l’élection en 2022, il a remporté le siège, défaisant le député sortant de la CAQ Richard Campeau. L’élection de 2022 a toutefois été désastreuse pour le PQ, le parti étant réduit à seulement trois sièges à l’Assemblée nationale, son plus petit caucus jamais enregistré, et perdant son statut de parti officiel après avoir obtenu à peine 14 % du vote populaire. Par la suite, St-Pierre Plamondon et ses deux collègues députés péquistes ont refusé de prêter le serment d’allégeance au roi, une exigence constitutionnelle pour siéger. Cela a mené à leur exclusion temporaire de la législature en décembre 2022, jusqu’à ce que le gouvernement caquiste adopte un projet de loi déclarant le serment inapplicable au Québec.
Un vote de confiance à la chefferie en mars 2023 a accordé à St-Pierre Plamondon un appui record de 98,51 % des membres du parti. Sous sa direction, le parti a effectué un virage vers la droite, s’éloignant de son héritage progressiste traditionnel. Ce virage a coïncidé avec une remontée régulière dans les sondages, le PQ dépassant la CAQ pour devenir le parti le plus populaire au Québec en novembre 2023. La relance du parti a été marquée par une série de victoires lors d’élections partielles qui ont élargi sa présence à l’Assemblée. Le PQ a remporté l’élection partielle de Jean-Talon le 2 octobre 2023, faisant élire Pascal Paradis comme quatrième député. Il a remporté l’élection partielle de Terrebonne le 17 mars 2025, avec Catherine Gentilcore qui est devenue la cinquième députée. Le parti a gagné l’élection partielle d’Arthabaska le 11 août 2025, faisant élire Alex Boissonneault comme sixième député. Finalement, il a remporté l’élection partielle de Chicoutimi en février 2026, avec Marie-Karlynn Laflamme qui est devenue la septième députée péquiste. Cette phase de reconstruction a préparé le terrain pour la campagne électorale de 2026.
Positions politiques et controverses comme chef de l’opposition
Comme chef de l’opposition, St-Pierre Plamondon a articulé une vision politique distincte qui a souvent généré des débats. Un pilier central était son engagement envers la souveraineté du Québec, incluant un plan pour tenir un référendum dans un premier mandat péquiste. Il a par la suite précisé qu’il attendrait la fin du mandat du président américain Donald Trump, repoussant tout vote potentiel à au moins 2029. Il a déclaré qu’un Québec indépendant établirait sa propre monnaie dans la décennie suivant un vote favorable, bien que le parti considérerait aussi conserver le dollar canadien ou adopter le dollar américain. En 2025, il a exprimé son soutien au mouvement séparatiste albertain et a révélé avoir rencontré des dirigeants de l’Alberta Prosperity Project. Sa position sur l’immigration est devenue un important point de controverse. En 2024, il a appelé à un référendum sur les seuils d’immigration et a appuyé un commentaire de Donald Trump liant les immigrants canadiens au trafic de fentanyl. Ces positions ont attiré les critiques d’anciennes figures péquistes et de leaders culturels, qui l’ont accusé de faire des immigrants des boucs émissaires et d’endommager les relations historiques du parti.
St-Pierre Plamondon a fait face à d’autres controverses, notamment un rapport en 2024 indiquant que des membres du groupe souverainiste identitaire Nouveau alliance participaient à des rencontres du PQ, à quoi il a répondu que son parti accueillait des gens de l’extrême droite et de l’extrême gauche qui respectaient son code d’éthique. En décembre 2025, il a critiqué une partie du milieu culturel québécois pour un manque de loyauté après que certaines associations aient salué la nomination d’un ministre fédéral, ce qui a provoqué un tollé chez les artistes et un assouplissement subséquent de ses commentaires. Sa relation avec les médias a aussi été scrutée, l’Association canadienne des journalistes critiquant son comportement envers les reporters durant l’élection de 2026 comme une stratégie politique. Sur le plan des politiques, il a promis d’abolir l’agence Santé Québec créée par la CAQ, bien qu’il ait suggéré plus tard d’en conserver une partie comme division au sein du ministère de la Santé. Il a aussi essuyé des critiques de leaders autochtones après avoir déclaré que le PQ n’exigerait pas le consentement des Premières Nations pour adopter une constitution provisoire pour un Québec souverain.
La victoire électorale de 2026 et assermentation
L’élection générale québécoise de 2026 a eu lieu le 5 octobre. Paul St-Pierre Plamondon a mené le Parti québécois à la victoire, remportant 59 sièges à l’Assemblée nationale. Ce résultat était inférieur aux 64 sièges nécessaires pour une majorité, donnant lieu au premier gouvernement minoritaire au Québec depuis 2012 et au premier gouvernement péquiste depuis cette même année. Cette victoire représentait une résurgence spectaculaire pour un parti qui avait été presque rayé de la carte seulement quatre ans plus tôt. Dans les jours suivant l’élection, St-Pierre Plamondon a énoncé les priorités initiales de son gouvernement, incluant le déblocage de fonds d’urgence pour l’itinérance et les banques alimentaires, la création d’un secrétariat à l’efficacité gouvernementale et le dépôt d’un projet de loi pour geler les salaires des élus et des dirigeants de sociétés d’État.
Paul St-Pierre Plamondon a été assermenté comme 34e premier ministre du Québec le 21 octobre 2026, lors d’une cérémonie dans la Salle rouge de l’Assemblée nationale. Dans une rupture symbolique avec la tradition reflétant ses convictions républicaines, il a demandé que la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte n’assiste pas à l’assermentation. Il a dévoilé un cabinet de 22 ministres, plus petit que le précédent cabinet caquiste, respectant une promesse électorale de réduire la taille du gouvernement. Le cabinet comptait neuf femmes et 14 hommes, plusieurs ministres cumulant des portefeuilles. La cérémonie a été suivie par d’anciens premiers ministres, des partisans et la famille, dont l’ancien chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe et l’ancien chef du PQ Pierre Karl Péladeau.
Premier mandat et cabinet initial
Les nominations initiales au cabinet du premier ministre Paul St-Pierre Plamondon reflétaient un mélange de figures péquistes expérimentées et de nouvelles têtes, chargées de gérer un gouvernement minoritaire. Catherine Gentilcore a été nommée vice-première ministre, ministre de l’Immigration, leader parlementaire du gouvernement et ministre responsable de l’Indépendance du Québec, ce qui en fait une figure centrale tant dans la gouvernance quotidienne que dans le projet souverainiste. Marie-Karlynn Laflamme a été nommée ministre de la Santé, avec le mandat principal d’abolir l’agence Santé Québec. Marie-Claude Sarrazin s’est vu confier un vaste portefeuille comme ministre de la Justice, et également responsable de la laïcité, de la lutte contre le racisme, des relations avec les Québécois d’expression anglaise, des enjeux LGBTQ+ et de l’accès à l’information.
Parmi les autres nominations clés, on retrouve Joël Arseneau comme ministre de l’Éducation, Nicolas Marceau qui fait son retour comme ministre des Finances, Pascal Bérubé comme ministre de la Culture et Alain Therrien comme président du Conseil du trésor. St-Pierre Plamondon s’est nommé lui-même ministre responsable de l’Itinérance, la déclarant une priorité immédiate. Il a aussi créé un nouveau poste dédié à l’efficacité gouvernementale, confié à l’ancien maire d’Amos Sébastien D’Astous. Le premier ministre a reconnu le défi de représenter Québec, où le PQ n’a fait élire aucun candidat, et a déclaré étudier des options comme la nomination d’un ministre interne pour défendre les intérêts de la capitale. La dynamique minoritaire signifie que le gouvernement devra obtenir l’appui de partis d’opposition, comme le Parti conservateur du Québec ou Québec solidaire, pour faire adopter ses lois.
| Ministre | Portefeuilles clés |
|---|---|
| Catherine Gentilcore | Vice-première ministre, Immigration, Indépendance du Québec |
| Marie-Karlynn Laflamme | Santé |
| Marie-Claude Sarrazin | Justice, Laïcité, Relations avec les anglophones |
| Joël Arseneau | Éducation |
| Nicolas Marceau | Finances |
| Pascal Bérubé | Culture |
| Alain Therrien | Président du Conseil du trésor |
| Paul St-Pierre Plamondon | Premier ministre, ministre responsable de l’Itinérance |
Vie personnelle
Paul St-Pierre Plamondon est marié à Alexandra Tremblay. Le couple, qui a trois enfants, vivait auparavant sur l’Île d’Orléans près de Québec avant de déménager dans la circonscription montréalaise de Camille-Laurin en 2023. Il est multilingue, affirmant parler cinq langues : le français, l’anglais, l’espagnol, le danois et le suédois. Son père, Jacques Plamondon, a été une influence significative, lui enseignant que tout est possible et que la persévérance peut mener à des miracles. St-Pierre Plamondon était un athlète dans sa jeunesse, pratiquant le tennis, un sport auquel son père était profondément impliqué comme président de fédération. Ses réflexions personnelles s’inspirent souvent de ces expériences formatrices de compétition et d’exposition internationale issues de ses études et de son travail à l’étranger.
Paul St-Pierre Plamondon : questions fréquentes
Quand Paul St-Pierre Plamondon est-il devenu premier ministre du Québec ?
Paul St-Pierre Plamondon a été assermenté comme 34e premier ministre du Québec le 21 octobre 2026. Il est devenu premier ministre désigné après avoir mené le Parti québécois à la victoire lors de l’élection provinciale tenue le 5 octobre 2026. Le PQ a remporté 59 sièges lors de cette élection, ce qui a mené à la formation d’un gouvernement minoritaire. Cette victoire a marqué le retour du Parti québécois au pouvoir pour la première fois depuis 2012.
Quelle est la position de Paul St-Pierre Plamondon sur la souveraineté du Québec ?
Paul St-Pierre Plamondon a promis de tenir un référendum sur la souveraineté dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste. Il a déclaré que si un référendum sur la souveraineté réussissait, le Québec établirait sa propre monnaie dans la décennie suivant le vote. Le PQ considérerait aussi la création d’une commission indépendante pour évaluer la création de sa propre monnaie, le maintien du dollar canadien ou l’adoption du dollar américain. En 2026, il a admis qu’il était possible qu’il attende la fin du mandat du président américain Donald Trump avant de tenir un référendum. Le 9 septembre 2026, il a promis de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec même si le PQ ne remportait pas un gouvernement majoritaire.
Quelle était la position du Parti québécois avant que St-Pierre Plamondon ne le mène à la victoire ?
Avant la victoire de 2026, le Parti québécois était à son plus bas historique. Lors de l’élection générale de 2022, le parti n’a remporté que trois sièges et 14 % du vote, perdant son statut de parti officiel à l’Assemblée nationale. Sous la direction de St-Pierre Plamondon, le parti a traversé une phase de reconstruction, effectuant un virage vers la droite et remportant une série d’élections partielles. Cette remontée graduelle dans l’appui populaire a culminé avec la victoire électorale de 2026, qui a ramené le PQ au gouvernement pour la première fois depuis 2012.
Quelles controverses ont impliqué Paul St-Pierre Plamondon ?
St-Pierre Plamondon a été impliqué dans plusieurs controverses, principalement concernant ses déclarations sur l’immigration. Il a appelé à un référendum sur les seuils d’immigration, appuyé des commentaires liant les immigrants au trafic de drogue, et a été critiqué pour des remarques sur la loyauté du milieu culturel québécois. Sa relation avec les médias a aussi été tendue, des groupes journalistiques critiquant son comportement. Des rapports sur la participation de membres d’un groupe d’extrême droite à des rencontres du PQ et son soutien au séparatisme albertain ont aussi suscité des débats.
Quel est le parcours scolaire et professionnel de Paul St-Pierre Plamondon ?
Paul St-Pierre Plamondon détient des baccalauréats en droit civil et en common law de l’Université McGill, une maîtrise en administration des affaires du Nuffield College d’Oxford et un certificat en droit international de l’Université de Lund. Il a été avocat au service de litige de Stikeman Elliott. Il a ensuite rejoint le cabinet d’avocats Delegatus à titre de vice-président et actionnaire. Il a cofondé le groupe de réflexion à but non lucratif Génération d’idées. Il a commencé comme coanimateur de l’émission de radio Génératrice sur la Première Chaîne de Radio-Canada. En février 2014, il est devenu journaliste pour le journal Les Affaires.
Quelles sont certaines politiques clés du premier ministre St-Pierre Plamondon ?
Une politique clé du premier ministre Paul St-Pierre Plamondon est sa promesse d’abolir Santé Québec, bien qu’il ait suggéré plus tard d’en conserver une partie comme division au sein du ministère de la Santé. Il a aussi promis de tenir un référendum sur la souveraineté dans le premier mandat d’un gouvernement du Parti québécois, une position qu’il a adoptée durant sa campagne à la chefferie de 2020. Il a déclaré que si un référendum sur la souveraineté réussissait, le Québec établirait sa propre monnaie dans la décennie suivante, bien qu’une commission indépendante évaluerait cette option contre le maintien du dollar canadien ou l’adoption du dollar américain. Durant la campagne électorale de 2026, il a exprimé le désir de débloquer rapidement des fonds d’urgence pour lutter contre l’itinérance et augmenter l’aide aux banques alimentaires. Son gouvernement est aussi attendu comme le premier gouvernement péquiste au Québec depuis 2012 et fonctionnera comme un gouvernement minoritaire.
Sources et lectures complémentaires
- Paul St-Pierre Plamondon (Wikipédia, en anglais)
- Quebec's new PQ premier unveils smaller cabinet as ... (cbc.ca)
- St-Pierre Plamondon sworn in as Quebec premier, unveils ... (globalnews.ca)
- Who is Paul St-Pierre Plamondon, Quebec's premier ... (montrealgazette.com)
Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-24.





