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samedi 24 octobre 2026 Actualités et politique nationales

Miꞌkmaq

Les Miꞌkmaq sont une nation autochtone dont le territoire traditionnel, Miꞌkmaꞌki, s'étend sur les provinces de l'Atlantique du Canada, soit la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve, ainsi que sur la péninsule gaspésienne au Québec et certaines parties du Maine. En 2023, on compte 66 748 personnes miꞌkmaq dans la région, dont 25 182 membres de la Première Nation Qalipu à Terre-Neuve. Leur histoire est marquée par les traités de paix et d'amitié conclus avec la Couronne britannique au XVIIIe siècle, lesquels, selon les Miꞌkmaq, n'ont pas cédé leur titre foncier ni leurs droits. L'arrêt historique de la Cour suprême en 1999 dans l'affaire R c. Marshall a confirmé les droits issus des traités de chasser, pêcher et cueillir, un élément central de la revendication juridique et culturelle contemporaine des Miꞌkmaq.

Peuple, langue et identité

Les Miꞌkmaq, singulier Miꞌkmaw, sont aussi connus par leur autonyme Lꞌnu, signifiant « le peuple ». Le terme Miꞌkmaq lui-même est dérivé de niꞌkmaq, qui signifie « mes amis » ou « mes proches ». L'orthographe Miꞌkmaq, largement adoptée à partir des années 1980, est préférée à l'ancienne orthographe coloniale « Micmac ». La langue miꞌkmaq, le miꞌkmawi'simk, est une langue algonquienne de l'Est. Selon le recensement canadien de 2021, 9 245 personnes se sont déclarées locutrices de la langue, dont 4 910 l'ont indiquée comme langue maternelle et 2 595 l'utilisent le plus souvent à la maison. Historiquement, la langue était écrite à l'aide d'un système hiéroglyphique unique développé en 1677 par le missionnaire français Chrestien Le Clercq pour enseigner les prières catholiques. Aujourd'hui, la langue est principalement écrite en alphabet latin, avec plusieurs orthographes utilisées selon les régions.

Les Miꞌkmaq possèdent une riche tradition de communication symbolique au-delà des hiéroglyphes développés par les missionnaires. En 1912, l'ethnographe miꞌkmaq Jerry Lonecloud a transcrit certains pétroglyphes de Kejimkujik et a fait don de son travail au Musée de la Nouvelle-Écosse. Lonecloud est aussi crédité du premier mémoire miꞌkmaq, enregistré à partir de son histoire orale dans les années 1920. Le système hiéroglyphique a été analysé dans un livre de 1995 par David L. Schmidt et Murdena Marshall, qui ont soutenu qu'il fonctionnait comme un système d'écriture pleinement opérationnel et qu'il est le plus ancien système de ce type pour une langue autochtone en Amérique du Nord au nord du Mexique. Les pétroglyphes du parc national Kejimkujik datent de la fin de la période préhistorique jusqu'au XIXe siècle.

Gabriel Sylliboy, Mi'kmaq Chief, Nova Scotia
Photo : auteur inconnuauteur inconnu / Wikimedia Commons (domaine public)

Gouvernance traditionnelle et Grand Conseil

Le niveau supérieur traditionnel de gouvernement pour le peuple miꞌkmaq est le Santeꞌ Mawioꞌmi, ou Grand Conseil. Historiquement composé de chefs de district (Keptinaq), d'aînés, de putús (lecteurs de ceintures wampum et historiens), d'un conseil des femmes et d'un grand chef, ce conseil gouvernait Miꞌkmaꞌki. Le titre de grand chef était héréditaire, généralement détenu par un chef de district d'Unamáki (île du Cap-Breton). L'autorité du Grand Conseil a été perturbée par la Loi sur les Indiens de 1876, qui exigeait que les Premières Nations établissent des conseils de bande élus et tentait de limiter le Grand Conseil à un rôle spirituel. Un moment significatif de l'histoire miꞌkmaq s'est produit le 24 juin 1610, lorsque le grand chef Membertou s'est converti au catholicisme et a conclu une alliance avec les jésuites français, façonnant les premières relations entre Miꞌkmaq et Européens.

Au XXe siècle, le grand chef Gabriel Sylliboy, élu en 1918, est devenu une figure centrale dans l'affirmation des droits issus des traités. En 1927, il a été accusé d'avoir chassé le rat musqué hors saison et est devenu le premier à utiliser les droits définis dans le traité de paix et d'amitié de 1752 dans sa défense. Bien qu'il ait perdu son procès, la Cour suprême du Canada a par la suite reconnu ces droits issus des traités dans l'arrêt R c. Simon de 1985. À l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, le Grand Conseil a demandé une réhabilitation pour Sylliboy. En 2017, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Stephen McNeil, le lieutenant-gouverneur John James Grant et la ministre de la Justice Diana Whalen ont accordé une réhabilitation et des excuses officielles à titre posthume, seulement la deuxième réhabilitation de ce type dans l'histoire de la province. Le Grand Conseil continue de se réunir sur le site sacré de Mniku sur l'île Chapel (Potlotek) dans le lac Bras d'Or pour discuter des enjeux auxquels fait face la nation.

  • Grand chef : un titre héréditaire, traditionnellement d'Unamáki (île du Cap-Breton).
  • Keptinaq : les chefs de district qui forment la direction du conseil.
  • Putús : les aînés qui sont lecteurs de ceintures wampum, historiens et experts des traités.
  • Conseil des femmes : une partie intégrante de la structure de gouvernance.
  • Conseils de district : gouvernements indépendants pour chacun des sept (ou huit) districts de Miꞌkmaꞌki.
Vidéo : Miꞌkmaq language greetings and conversations (rui language, YouTube)

Territoire et districts

Le territoire national des Miꞌkmaq est nommé Miꞌkmaꞌki, qui est l'un des cinq pays confédérés Wabanaki ou Dawnland. Ce territoire est traditionnellement divisé en sept districts, un huitième, Ktaqmkuk (Terre-Neuve), étant parfois compté séparément. Avant la Loi sur les Indiens, chaque district fonctionnait avec son propre gouvernement indépendant, chargé d'adopter des lois, d'administrer la justice et de gérer les ressources. Les districts ont des noms distincts et couvrent des zones géographiques spécifiques.

  • Epekwitk aq Piktuk : Île-du-Prince-Édouard et Pictou.
  • Eskikewa'kik : Sud de la Nouvelle-Écosse.
  • Kespek (Gespe'gewa'gi) : La région de la péninsule gaspésienne au Québec.
  • Kespukwitk : Sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.
  • Siknikt : Nord-est du Nouveau-Brunswick.
  • Sipekni'katik : Centre de la Nouvelle-Écosse.
  • Ktaqmkuk : Terre-Neuve.
  • Unama'kik : Île du Cap-Breton.

Il existe diverses orthographes pour les noms de districts miꞌkmaq, comme l'orthographe Listuguj utilisée dans la région de Gespe'gewa'gi au Québec. Taqamkuk, qui désigne Terre-Neuve, était historiquement défini comme faisant partie du territoire d'Unama'kik, l'île du Cap-Breton. Cette grande île a ensuite été organisée comme un district distinct au sein de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Le territoire traditionnel de Miꞌkmaꞌki est divisé en sept, et parfois huit, districts, chacun ayant son propre gouvernement indépendant avant la Loi sur les Indiens.

Mi'kmaq (First Nations peoples) at Tuft's Cove settlement, Dartmouth, Nova Scotia, Canada.
Photo : Joseph S. Rogers / Wikimedia Commons (domaine public)

Traités et décisions juridiques historiques

Tout au long du XVIIIe siècle, les Miꞌkmaq, avec les nations Wolastoqiyik (Malécites) et Peskotomuhkati, ont signé une série de traités de paix et d'amitié avec la Couronne britannique. Le premier a été signé en 1725 et le dernier en 1779. Les Miꞌkmaq soutiennent que ces traités n'impliquaient pas la cession du titre foncier ni l'abandon des droits sur Miꞌkmaꞌki. Ils ont plutôt établi un cadre pour la paix et l'amitié. Le traité de 1752 est devenu particulièrement important en droit canadien. Ses promesses ont été au cœur de l'arrêt historique de la Cour suprême du Canada du 17 septembre 1999 dans l'affaire R c. Marshall. La cour a confirmé le droit issu du traité des Miꞌkmaq de chasser, pêcher et cueillir pour assurer une « subsistance convenable ». L'affaire découlait d'accusations portées en 1993 contre Donald Marshall Jr. pour avoir pêché des anguilles hors saison sans permis.

La décision Marshall a immédiatement touché 34 bandes des Premières Nations miꞌkmaq et malécites en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Québec. Elle a aussi déclenché des conflits, notamment dans la baie de Miramichi, où les tensions entre pêcheurs miꞌkmaq et pêcheurs commerciaux non autochtones ont dégénéré en crise de Burnt Church de 1999 à 2002. Des incidents incluaient la destruction de casiers à homard miꞌkmaq et du vandalisme. Ces événements ont été documentés dans le documentaire de l'Office national du film de 2002 d'Alanis Obomsawin, La Couronne cherche-t-elle à nous faire la guerre ? En réponse, le ministère des Pêches et des Océans a développé l'Initiative de réponse Marshall de 160 millions de dollars, qui a fonctionné jusqu'en 2007, pour acheter des permis de pêche commerciale afin de soutenir l'expansion de la pêche miꞌkmaq. Le 17 novembre 1999, la Cour suprême a publié une clarification (Marshall 2) indiquant que le gouvernement fédéral pouvait réglementer la pêche pour des raisons de conservation s'il consultait la Première Nation et justifiait les règlements.

Gouvernance et relations contemporaines

Un développement majeur dans la gouvernance miꞌkmaq moderne a été la création de la Table tripartite Miꞌkmaq-Nouvelle-Écosse-Canada en 1997. Cela a mené à une entente historique le 30 août 2010 entre la Nation miꞌkmaq et les gouvernements du Canada et de la Nouvelle-Écosse. L'entente a affirmé le Grand Conseil miꞌkmaq comme l'autorité consultative officielle que les gouvernements fédéral et provincial doivent consulter avant d'entreprendre des activités ou des projets affectant les Miꞌkmaq en Nouvelle-Écosse. Il s'agissait de la première entente collaborative de ce type dans l'histoire canadienne à inclure toutes les Premières Nations d'une province entière. En Nouvelle-Écosse, l'Assemblée des chefs miꞌkmaq de la Nouvelle-Écosse (ANSMC) est une association non constituée regroupant 13 chefs miꞌkmaq de communautés à travers la province.

La population miꞌkmaq continue de croître et de s'organiser de nouvelles façons. La Première Nation Qalipu à Terre-Neuve, formée plus récemment, comptait 25 182 membres en 2023, contribuant à la population miꞌkmaq totale de 66 748 personnes. Qalipu accueille des personnes ayant le statut, sans statut et non autochtones pour se connecter et participer à ses activités. Au-delà de Terre-Neuve, il existe aussi une Nation miꞌkmaq reconnue au niveau fédéral située à Presque Isle, dans le Maine. Le cheminement des Miꞌkmaq vers la justice a été grandement aidé par la Commission royale de 1989 sur la poursuite de Donald Marshall Jr., qui a abouti à une compensation sous forme de pension à vie de 1,5 million de dollars pour Marshall. Il a utilisé ces fonds pour financer la longue affaire devant la Cour suprême qui a mené à l'arrêt historique de 1999. En 2021, un groupe de Premières Nations miꞌkmaq et Premium Brands Holdings Corporation a complété l'achat de 1 milliard de dollars de Clearwater Seafoods.

Mi'kmaw Encampment by Hibbert Binney, c.1791, Nova Scotia Museum
Photo : Hibbert Binney / Wikimedia Commons (domaine public)

Importance culturelle et reconnaissance nationale

La culture miꞌkmaq est intégrante au tissu de l'Atlantique canadien et est célébrée pendant le Mois national de l'histoire autochtone en juin et lors de la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin. En 2026, la Journée nationale des peuples autochtones marquera son 30e anniversaire, ayant été déclarée pour la première fois par le gouverneur général Roméo LeBlanc en 1996 comme la Journée nationale des Autochtones. Le nom a été changé pour Journée nationale des peuples autochtones en 2017. La journée coïncide avec le solstice d'été, un moment de grande importance spirituelle et culturelle pour de nombreux peuples autochtones, dont les Miꞌkmaq, marquant le renouveau et la célébration. Les communautés organisent des festivals, des performances culturelles et des rassemblements pour partager leurs traditions.

Le Mois national de l'histoire autochtone, désigné en 2009 et renommé en 2017, offre l'occasion à tous les Canadiens d'en apprendre davantage sur l'histoire, les cultures des Miꞌkmaq et d'autres peuples autochtones, ainsi que sur les impacts continus de la colonisation. C'est un temps de réflexion et de contribution à la réconciliation. Le gouvernement fédéral encourage la participation par des campagnes et des ressources. La présence et les contributions durables du peuple miꞌkmaq, de ses anciens pétroglyphes à ses victoires juridiques modernes, continuent de façonner l'identité de la région et le cheminement du Canada vers un avenir plus juste. Les Miꞌkmaq ont aussi été commémorés par le NCSM Miꞌkmaq (R10) et des noms de lieux comme le lac Miꞌkmaq et le Mic Mac Mall.

  • 1996 : Le gouverneur général Roméo LeBlanc déclare le 21 juin Journée nationale des Autochtones.
  • 2009 : La Chambre des communes désigne juin comme Mois national de l'histoire autochtone.
  • 2017 : Le nom est changé pour Journée nationale des peuples autochtones et Mois national de l'histoire autochtone.
  • 2026 : Le 30e anniversaire de la Journée nationale des peuples autochtones est célébré.

Miꞌkmaq : questions fréquentes

Que signifie le mot Miꞌkmaq ?

Le mot Miꞌkmaq vient de niꞌkmaq, signifiant « mes amis » ou « mes proches ». Les Miꞌkmaq utilisent aussi le terme Lꞌnu (pluriel Lꞌnuk) pour se désigner, ce qui se traduit par « le peuple ». L'orthographe préférée Miꞌkmaq a remplacé l'ancienne orthographe coloniale « Micmac » dans les années 1980. La terminaison en « q » est utilisée pour la forme plurielle, tandis que Miꞌkmaw est la forme singulière du nom et de l'adjectif.

Qu'était la décision Marshall et pourquoi était-elle importante ?

La décision Marshall était l'arrêt de la Cour suprême du Canada du 17 septembre 1999 dans l'affaire R c. Marshall. Elle a confirmé le traité de paix et d'amitié de 1752, affirmant un droit issu du traité pour les peuples miꞌkmaq, malécite et peskotomuhkati de chasser, pêcher et cueillir pour assurer une « subsistance convenable » à partir des ressources de la terre et des eaux. Cette décision historique a touché 34 bandes des Premières Nations miꞌkmaq et malécites dans les provinces du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et la région gaspésienne du Québec. L'arrêt a déclenché d'importantes négociations, comme l'Initiative de réponse Marshall, et a aussi mené à des conflits sur les droits de pêche, dont la crise de Burnt Church.

Qui était Gabriel Sylliboy et pourquoi a-t-il été réhabilité ?

Gabriel Sylliboy était un chef religieux miꞌkmaq respecté et grand chef traditionnel, élu pour la première fois à ce poste en 1918. En 1927, il a été accusé par la Nouvelle-Écosse d'avoir chassé des peaux de rat musqué hors saison et est devenu la première personne à utiliser les droits définis dans le traité de 1752 dans sa défense en cour, bien qu'il ait perdu son procès. À l'occasion du 50e anniversaire de sa mort en 2017, le Grand Conseil a demandé une réhabilitation, et le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Stephen McNeil a accordé une réhabilitation à titre posthume. Le lieutenant-gouverneur John James Grant, McNeil et la ministre de la Justice Diana Whalen ont présenté des excuses officielles, notant qu'il s'agissait de la deuxième réhabilitation posthume dans l'histoire de la Nouvelle-Écosse.

Qu'est-ce que le Grand Conseil miꞌkmaq ?

Le Grand Conseil miꞌkmaq, connu sous le nom de Santeꞌ Mawioꞌmi, est le niveau supérieur traditionnel de gouvernement pour le peuple miꞌkmaq. Historiquement, il était composé de chefs de district appelés Keptinaq, d'aînés, d'historiens connus sous le nom de putús, d'un conseil des femmes et d'un grand chef, et il se réunissait traditionnellement sur l'île de Mniku au Cap-Breton. Son autorité a été perturbée par la Loi sur les Indiens de 1876, qui exigeait des conseils de bande élus. Le 30 août 2010, une entente historique avec le Canada et la Nouvelle-Écosse a affirmé le Grand Conseil comme l'autorité consultative officielle pour la Nation miꞌkmaq en Nouvelle-Écosse, ce qui fut la première entente collaborative de ce type dans l'histoire canadienne.

Combien de personnes parlent la langue miꞌkmaq ?

Selon le recensement canadien de 2021, 9 245 personnes se sont déclarées locutrices du miꞌkmawi'simk, la langue miꞌkmaq. De ce nombre, 4 910 personnes l'ont indiquée comme langue maternelle, et 2 595 ont déclaré l'utiliser le plus souvent à la maison. La langue miꞌkmaq est une langue algonquienne de l'Est qui était autrefois écrite à l'aide d'un système hiéroglyphique créé en 1677 par le missionnaire français Chrestien Le Clercq. Aujourd'hui, la langue est principalement écrite en alphabet latin.

Qu'est-ce que Miꞌkmaꞌki et comment est-il divisé ?

Miꞌkmaꞌki est le territoire national traditionnel du peuple miꞌkmaq, englobant des parties de l'Atlantique canadien, du Québec et du Maine. Il est traditionnellement divisé en sept districts, un huitième district, Ktaqmkuk (Terre-Neuve), étant parfois inclus. Les districts sont Epekwitk aq Piktuk, Eskikewa'kik, Kespek (Gespe'gewa'gi), Kespukwitk, Siknikt, Sipekni'katik, Ktaqmkuk et Unama'kik. Chaque district avait historiquement son propre gouvernement indépendant avant la Loi sur les Indiens.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-22.

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