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vendredi 23 octobre 2026 Actualités et politique nationales

Immigration au Canada

L’immigration au Canada est le processus par lequel des personnes s’établissent au Canada, la grande majorité cherchant à obtenir le statut de résident permanent. C’est un pilier central de la croissance démographique et de la politique économique canadienne, les immigrants représentant environ 23 % de la population totale du pays selon le recensement de 2021. Le gouvernement fédéral, par l’entremise d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), gère un système complexe de lois, de quotas et de programmes conçus pour attirer des travailleurs qualifiés, réunir des familles et offrir un refuge. La politique contemporaine, telle qu’énoncée dans le Plan des niveaux d’immigration 2026-2028, vise à stabiliser les admissions annuelles de résidents permanents à 380 000 tout en réduisant la part des résidents temporaires dans la population.

Vagues historiques d’immigration

L’histoire de l’immigration non autochtone au Canada est caractérisée par plusieurs vagues distinctes. La première vague significative est survenue avant 1815, avec une colonisation française lente et l’afflux de 46 000 à 50 000 loyalistes britanniques fuyant la Révolution américaine vers les Maritimes et le sud de l’Ontario. Ce mouvement a contribué à faire passer la population du Canada d’environ 500 000 en 1812 à 2,5 millions en 1851, modifiant l’équilibre démographique en faveur d’une majorité anglophone. La deuxième vague, connue sous le nom de Grande Migration, a vu au moins 800 000 personnes arriver entre 1815 et 1850, dont 60 % étaient britanniques. En 1896, le ministre de l’Intérieur Clifford Sifton a lancé un programme de colonisation avec des bureaux et de la publicité au Royaume-Uni et en Europe continentale, menant à la troisième vague d’immigration du Canada. Cette vague a atteint son apogée avant la Première Guerre mondiale de 1911 à 1913, avec plus de 400 000 migrants en 1912. Bon nombre de ces migrants provenaient d’Europe de l’Est et du Sud. Cette vague d’immigration a permis la création de fermes, de villages et de villes à travers les provinces des Prairies. La quatrième vague est venue d’Europe après la Seconde Guerre mondiale et a atteint un sommet de 282 000 en 1957. Avec de nombreux migrants venant d’Italie et du Portugal, le Quai 21 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, s’est avéré un port d’entrée influent pour l’immigration européenne. Le Canada connaît actuellement sa cinquième vague d’immigration, qui provient principalement d’Asie depuis les années 1970.

An asylum seeker, crossing the US-Canadian border from the end of Roxham Road in Champlain, NY, is directed to the nearby processing center
Photo : Daniel Case / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Évolution de la politique et des lois sur l’immigration

La politique canadienne d’immigration est passée de pratiques ouvertement discriminatoires à un système de points axé sur les compétences et la contribution économique. Pendant une grande partie de son histoire, la politique favorisait explicitement les immigrants d’origine européenne et chrétienne tout en excluant d’autres, comme avec la Loi sur l’immigration chinoise de 1885 qui imposait une taxe d’entrée et le règlement du voyage continu de 1908 visant les Sud-Asiatiques. La Loi sur l’immigration chinoise de 1923 a interdit l’entrée des Chinois jusqu’en 1947, et le gouvernement a présenté des excuses officielles pour cette discrimination en 2006. La période d’après-guerre a initié des changements, culminant avec l’adoption de la Loi sur l’immigration de 1976, qui a établi neuf catégories de sélection incluant l’éducation, la profession et les aptitudes linguistiques. Une réforme majeure a été l’introduction du système de points en 1967, qui a supprimé les critères raciaux explicites et évaluait les candidats sur des facteurs comme la langue, l’âge, l’éducation et un emploi réservé.

Le cadre juridique actuel est la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR), entrée en vigueur en 2002. Un autre développement important a été l’Accord Canada-Québec de 1978, qui a accordé au Québec une autorité substantielle pour sélectionner ses propres immigrants. Le système moderne est géré par des programmes comme Entrée express pour les travailleurs qualifiés, le Programme des candidats des provinces (PCP) et les volets de parrainage familial, tous conçus pour atteindre des cibles annuelles détaillées fixées par le gouvernement fédéral. En 2015, le Canada a introduit le système Entrée express, offrant un processus de demande simplifié pour de nombreux immigrants économiques.

Vidéo : NEW Express Entry reform explained, what's changed? (Canadian Immigration Institute, YouTube)

Système et programmes d’immigration contemporains

Le système d’immigration contemporain du Canada est une structure à multiples facettes conçue pour répondre à des objectifs économiques, sociaux et humanitaires. Le ministère fédéral d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) administre le système et publie un Plan des niveaux d’immigration pluriannuel pour guider les opérations. Le mécanisme central pour l’immigration économique est le système Entrée express, qui gère les demandes pour le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), le Programme des métiers spécialisés (fédéral) et la Catégorie de l’expérience canadienne. Les candidats sont classés dans un bassin selon un score du Système de classement global, et les candidats les mieux classés reçoivent des invitations à présenter une demande de résidence permanente.

Les autres programmes majeurs incluent le Programme des candidats des provinces (PCP), qui permet aux provinces et territoires de proposer des candidats répondant aux besoins économiques locaux, et le Programme d’immigration de l’Atlantique (PIA). L’immigration de la catégorie du regroupement familial permet aux citoyens canadiens et aux résidents permanents de parrainer leur conjoint, partenaire, enfants, parents et grands-parents. Le Canada maintient également des programmes robustes pour les réfugiés et l’immigration humanitaire, réinstallant des réfugiés parrainés par le gouvernement ou par le secteur privé depuis l’étranger et offrant une protection aux demandeurs d’asile au Canada. Le système est continuellement ajusté, avec de nouveaux tirages de sélection par catégorie dans Entrée express ciblant des professions spécifiques comme les soins de santé et les métiers spécialisés.

  • Entrée express : Gère les demandes des travailleurs qualifiés par des tirages périodiques.
  • Programme des candidats des provinces (PCP) : Permet aux provinces de proposer des candidats pour la résidence permanente.
  • Parrainage familial : Réunit les familles par les programmes pour conjoints, partenaires et parents/grands-parents.
  • Réfugiés et personnes protégées : Inclut les programmes de réinstallation et l’asile au Canada.
  • Programme d’immigration de l’Atlantique (PIA) : Programme axé sur les employeurs pour les provinces de l’Atlantique.
  • Projets pilotes pour les aides familiaux : Voies d’accès pour les travailleurs en garde d’enfants et de soutien à domicile.
  • Programme des visas pour démarrage d’entreprise : Pour les entrepreneurs lançant des entreprises innovantes au Canada.
  • Projet pilote pour les travailleurs de l’agroalimentaire : Répond aux besoins de main-d’œuvre dans les secteurs agricole et de la transformation alimentaire.
Country of birth of "immigrants and non-permanent residents" in Canada in 2001 Census
Photo : Kransky / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Le Plan des niveaux d’immigration 2026 à 2028

Publié en novembre 2025, le Plan des niveaux d’immigration (PNI) 2026-2028 présente les cibles du gouvernement fédéral pour les admissions de résidents permanents et temporaires. Le plan stabilise les admissions annuelles de résidents permanents à 380 000 pour chaque année de 2026 à 2028. Cependant, ce chiffre principal est augmenté par deux initiatives ponctuelles conçues pour faire passer des résidents non permanents actuels au statut permanent. Ces initiatives visent à admettre 148 000 personnes sur 2026 et 2027, portant la cible réelle d’admissions pour 2026 à 446 000. Le plan réitère également l’engagement de réduire la population des résidents non permanents à moins de 5 % de la population totale du Canada d’ici la fin de 2027.

Le PNI réduit considérablement les cibles pour les nouvelles arrivées de résidents temporaires, particulièrement pour les étudiants internationaux, à 385 000 en 2026, 370 000 en 2027 et 370 000 en 2028. Cela représente un changement stratégique pour gérer les pressions de la croissance démographique sur le logement et les infrastructures. Le plan maintient des cibles spécifiques pour les résidents permanents francophones hors Québec, visant 9 % de ces admissions en 2026. Les données de mi-année pour 2026 indiquaient que les admissions étaient en retard sur le rythme annuel, avec 155 800 résidents permanents admis au cours des six premiers mois contre la cible de 380 000, soulignant les défis opérationnels pour atteindre ces niveaux planifiés.

Impact démographique et économique

L’immigration est le principal moteur de la croissance démographique du Canada, un rôle qui s’est intensifié alors que l’accroissement naturel (naissances moins décès) a diminué en raison du vieillissement de la population et des faibles taux de fécondité. Statistique Canada projette que les immigrants pourraient représenter entre 29,1 % et 34,0 % de la population d’ici 2041, contre 23,0 % en 2021. L’impact économique de l’immigration fait l’objet d’un débat continu. Les partisans, dont le gouvernement libéral fédéral, soutiennent qu’une immigration plus élevée augmente la taille de l’économie (PIB), élargit l’assiette fiscale pour soutenir les services sociaux comme les soins de santé et répond aux pénuries de main-d’œuvre à mesure que les baby-boomers prennent leur retraite.

Les critiques, dont le Parti conservateur sous Pierre Poilievre, soutiennent qu’une immigration élevée peut réduire le niveau de vie par habitant et exercer une pression sur le logement, les infrastructures et les services publics. En 2023, Statistique Canada a publié un rapport indiquant que la préoccupation de longue date concernant les pénuries de main-d’œuvre avait cessé d’être un problème. Des économistes d’institutions bancaires soutiennent que le marché du travail ne peut pas absorber de manière réaliste l’afflux continu de nouveaux arrivants. Un rapport de 2011 de l’Institut Fraser suggérait que les immigrants pourraient représenter un fardeau fiscal allant jusqu’à 23 milliards de dollars par année.

Chinese Canadian Children Celebrating Canada Day in 1999
Photo : Kalleung / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Tendances récentes et données d’admissions de mi-2026

Les tendances récentes en immigration montrent un changement marqué par rapport à la croissance record connue en 2023. Les mesures gouvernementales introduites en 2024, comme un plafond sur les permis d’études et des règles plus strictes pour les travailleurs étrangers temporaires, ont commencé avec succès à réduire la population des résidents non permanents. En octobre 2025, ce groupe était tombé à 6,8 % de la population contre un sommet de 7,6 % à la fin de 2024. Les données pour le premier semestre de 2026 donnent un aperçu de la performance du système par rapport à ses cibles ambitieuses. De janvier à juin 2026, le Canada a admis 155 800 nouveaux résidents permanents, ce qui ne représentait que 41 % de la cible annuelle de 380 000 et un retard de 34 200 par rapport au rythme de mi-année nécessaire pour l’atteindre.

La catégorie économique a enregistré 89 200 admissions contre une cible de 2026 de 239 800, la plaçant en retard de 30 700 par rapport à l’échéancier. La catégorie du regroupement familial a mieux performé, avec 45 100 admissions légèrement en avance sur sa cible de 84 000. La catégorie des réfugiés et personnes protégées a admis 17 900 personnes, en retard sur sa cible de 49 300. En incluant les initiatives ponctuelles pour les travailleurs au Canada et les personnes protégées, les admissions totales à mi-2026 ont atteint 182 100, représentant 40,8 % de la cible composite réelle de 446 000. Ces données montrent l’écart important entre les admissions planifiées et les résultats réels de traitement dans la période actuelle.

Catégorie d’immigrationCible annuelle 2026Admissions (janv.-juin 2026)Statut par rapport au rythme
Catégorie économique239 80089 20030 700 de retard
Catégorie du regroupement familial84 00045 1003 100 d’avance
Réfugiés et personnes protégées49 30017 9006 750 de retard
Humanitaire et autres6 9003 600150 d’avance

Modèles d’établissement et rôles provinciaux

Les nouveaux immigrants au Canada s’établissent principalement dans les grands centres urbains, Toronto, Montréal et Vancouver étant les principales destinations. Cette concentration a des implications importantes pour les marchés du logement, les réseaux de transport et la prestation de services dans ces villes. Pour promouvoir une répartition géographique plus équilibrée, le Programme des candidats des provinces (PCP) est un outil essentiel, permettant aux provinces et territoires de proposer des immigrants qui ont l’intention de s’établir dans une région spécifique et de combler les besoins locaux du marché du travail. Le Québec exerce l’autonomie la plus grande grâce à son autorité de sélection unique découlant de l’Accord Canada-Québec de 1978, lui permettant de choisir ses immigrants selon ses propres critères, en mettant particulièrement l’accent sur la connaissance du français.

D’autres régions ont développé des volets ciblés, comme le Programme d’immigration de l’Atlantique (PIA), qui est axé sur les employeurs et conçu pour soutenir la croissance démographique dans les provinces de l’Est du Canada. Les communautés rurales et nordiques bénéficient également de projets pilotes en immigration, comme le Projet pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord, qui crée des voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs qualifiés souhaitant vivre et travailler dans de plus petites communautés. L’Initiative pour les travailleurs au Canada du gouvernement fédéral pour 2026-2027 cible spécifiquement les travailleurs qualifiés qui ont vécu dans des communautés rurales pendant au moins deux ans, encourageant davantage l’établissement à l’extérieur des grands centres métropolitains. Historiquement, la colonisation était encouragée par des politiques foncières comme la Loi des terres fédérales de 1872, qui offrait des terres gratuites pour encourager l’agriculture dans l’Ouest.

Immigration au Canada : questions fréquentes

Qu’est-ce que le système Entrée express ?

Entrée express est le système de gestion en ligne des demandes d’immigration économique du gouvernement canadien pour trois programmes clés : le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), le Programme des métiers spécialisés (fédéral) et la Catégorie de l’expérience canadienne. Les candidats créent un profil en ligne et sont classés par rapport aux autres dans un bassin à l’aide d’un système de points appelé Système de classement global. Le gouvernement effectue des tirages réguliers, invitant les candidats les mieux classés à présenter une demande de résidence permanente. Le système a été introduit en 2015 pour offrir un processus simplifié. En 2026, de nouveaux tirages de sélection par catégorie ciblent les candidats ayant une expérience de travail spécifique, comme dans les soins de santé ou les métiers spécialisés.

Comment la politique canadienne d’immigration a-t-elle changé historiquement ?

La politique canadienne d’immigration est passée de pratiques ouvertement discriminatoires à un système fondé sur le mérite. Les premières politiques, comme la taxe d’entrée chinoise de 1885 et la Loi sur l’immigration chinoise de 1923, excluaient explicitement certains groupes. Le changement majeur est survenu en 1967 avec l’introduction d’un système de points qui évaluait les candidats sur des facteurs comme l’éducation et la langue plutôt que sur la race ou la nationalité. La Loi sur l’immigration de 1976 a ensuite formalisé les catégories de sélection, et la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (2002) actuelle régit le système moderne axé sur la contribution économique, le regroupement familial et la protection des réfugiés. En 2006, le gouvernement a présenté des excuses officielles pour la Loi sur l’immigration chinoise.

Quels sont les principaux arguments pour et contre des niveaux d’immigration élevés ?

Les partisans, dont le gouvernement fédéral, soutiennent qu’une immigration élevée est nécessaire pour faire croître l’économie, élargir l’assiette fiscale pour soutenir une population vieillissante et répondre aux pénuries de main-d’œuvre. Les critiques soulèvent des inquiétudes quant au fait qu’une croissance démographique rapide peut exercer une pression sur le logement, les infrastructures et les services publics comme les soins de santé, réduisant potentiellement le niveau de vie par habitant. Ils remettent également en question la capacité du marché du travail à absorber efficacement un grand nombre de nouveaux arrivants et soulignent les défis liés à la reconnaissance des titres de compétences étrangers. Un rapport de 2011 de l’Institut Fraser suggérait que les immigrants pourraient être un fardeau fiscal, tandis qu’un rapport de 2023 de Statistique Canada notait que les pénuries de main-d’œuvre n’étaient plus une préoccupation primaire.

Combien d’immigrants le Canada prévoit-il d’accueillir en 2026 ?

Le Plan des niveaux d’immigration officiel du Canada pour 2026 cible 380 000 nouveaux résidents permanents. Cela fait partie d’un plan pluriannuel qui inclut également des cibles de 395 000 en 2025 et 365 000 en 2027. Le plan inclut également des cibles pour les nouvelles arrivées de résidents temporaires, fixées à 385 000 en 2026. Ces chiffres s’inscrivent dans un effort plus large pour gérer la croissance démographique tout en tenant compte de la capacité des soins de santé, du logement et des services sociaux. Le gouvernement s’est également engagé à réduire la population des résidents temporaires à moins de 5 % de la population totale d’ici la fin de 2027.

Les provinces peuvent-elles choisir leurs propres immigrants ?

Oui, les provinces canadiennes ont une autorité importante pour sélectionner des immigrants. Le Québec possède l’autonomie la plus grande en vertu de l’Accord Canada-Québec de 1978 avec le gouvernement fédéral, lui permettant de choisir indépendamment des immigrants qui doivent ensuite être approuvés par Ottawa. Les autres provinces participent au Programme des candidats des provinces (PCP), qui leur permet de proposer des candidats en fonction des besoins économiques régionaux. Ce changement favorise l’établissement dans des régions ayant des besoins spécifiques du marché du travail au-delà des grands centres urbains comme Toronto, Montréal et Vancouver.

Quel pourcentage de la population du Canada sont des immigrants ?

Les immigrants représentent environ 23 % de la population totale du Canada, soit 8,3 millions de personnes selon le recensement de 2021. Cela représente l’un des ratios de population immigrante les plus élevés parmi les pays occidentaux industrialisés. Statistique Canada prévoit que cette proportion augmentera considérablement, les immigrants représentant entre 29,1 % et 34,0 % de la population d’ici 2041. La population ayant au moins un parent né à l’étranger pourrait passer à entre 49,8 % et 54,3 %. L’immigration est le principal moteur de la croissance démographique canadienne.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-22.

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