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dimanche 1 novembre 2026 Actualités et politique nationales

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) est le ministère du gouvernement fédéral responsable de la gestion de l'immigration, de la réinstallation des réfugiés et de la citoyenneté au Canada. Créé en 1994 et renommé sous son titre actuel en 2015, le ministère administre les lois et les politiques qui déterminent qui peut entrer et séjourner dans le pays. Son travail comprend l'accueil des nouveaux arrivants, l'offre de protection aux réfugiés et la facilitation du parcours vers la citoyenneté canadienne. Les opérations du ministère, du traitement des visas aux services d'établissement, ont un impact direct sur des millions de personnes et de familles qui cherchent à bâtir une vie au Canada.

Mandat et responsabilités

Le mandat fondamental d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada découle de la Loi sur le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration. Le ministre de l'IRCC administre la Loi sur la citoyenneté et collabore étroitement avec le ministre de la Sécurité publique sur la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. Le ministère sélectionne et approuve les immigrants, les étudiants étrangers, les visiteurs et les travailleurs temporaires qui contribuent à la croissance sociale et économique du Canada. Il réinstalle et protège les réfugiés, leur offrant un refuge sûr. L'IRCC aide également les nouveaux arrivants à s'adapter à la société canadienne et à devenir citoyens, tout en gérant l'accès au Canada pour protéger la sécurité nationale, la santé publique et l'intégrité des lois canadiennes. Le ministère délivre et contrôle les passeports canadiens et autres documents de voyage pour les citoyens, les résidents permanents et les personnes protégées, facilitant les voyages internationaux et vérifiant l'identité.

Scanned image of a certificate of Canadian citizenship emitted in 2018 by Immigration, Refugees and Citizenship Canada
Photo : JeanSolPartre / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Structure organisationnelle et opérations

L'IRCC fonctionne avec une main d'œuvre importante, rapportant 7 414 équivalents temps plein pour l'exercice 2018 à 2019, avec des niveaux de dotation prévus de 7 378 pour 2019 à 2020 et de 7 304 pour 2020 à 2021. Ses opérations nationales sont soutenues par un réseau de Centres de la citoyenneté et de l'immigration, qui comprennent des Centres de traitement des demandes, des Bureaux de réception centralisés et des Centres de soutien aux opérations situés partout au Canada. À l'international, les ambassades, les hauts commissariats et les consulats canadiens traitent les demandes de visa et d'immigration et fournissent des services consulaires. Bien que l'IRCC établisse les politiques et traite les demandes de résidence permanente et temporaire, de protection des réfugiés et de citoyenneté, il collabore avec d'autres agences pour des fonctions spécifiques. Service Canada est responsable de certaines opérations sur le terrain au pays, et l'Agence des services frontaliers du Canada contrôle l'application de la loi et l'entrée aux points d'entrée. Cette division du travail permet à l'IRCC de se concentrer sur l'adjudication et les politiques tandis que des agences spécialisées gèrent la prestation de services et la sécurité frontalière.

Vidéo : A Refugee’s Resettlement Journey to Canada (Citizenship and Immigration Canada / Citoyenneté et Immigration Canada, YouTube)

Contexte historique et évolution

Le ministère trouve ses origines dans la période d'après guerre, lorsque la citoyenneté canadienne a été officiellement distinguée du statut de sujet britannique par la Loi sur la citoyenneté de 1947. Avant cela, toutes les personnes nées ou naturalisées au Canada étaient classées comme sujets britanniques. Les responsabilités en matière d'immigration ont été partagées entre les gouvernements fédéral et provinciaux depuis la Confédération en vertu de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867. Le ministère lui même a été créé en 1994 par une réorganisation gouvernementale et était à l'origine connu sous le nom de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC). Après l'élection du 29e ministère en 2015, le ministère a été renommé Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour refléter un accent accru sur l'immigration humanitaire et les réfugiés. Le changement de nom signalait une priorité politique, bien que le gouvernement ait affirmé son engagement continu envers l'immigration économique et la réunification familiale.

Oath of Citizenship ceremony
Photo : Nigeriaquenby / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Financement et programmes clés

Ces fonds sont répartis sur un large éventail de programmes d'immigration. Un important poste de dépenses est le Programme d'établissement et le Programme d'aide à la réinstallation, qui fournissent des fonds à des organismes partout au Canada pour offrir des services d'intégration tels que l'enseignement des langues et l'aide à l'emploi aux nouveaux arrivants. Le ministère administre également des volets distincts de réinstallation des réfugiés, notamment les Réfugiés parrainés par le secteur privé, les Réfugiés pris en charge par le gouvernement et les Réfugiés désignés par un bureau des visas avec appui mixte. Une initiative historique notable a été la réinstallation de 25 000 réfugiés syriens d'ici février 2016 grâce à ces canaux combinés. La planification financière du ministère est directement liée au Plan des niveaux d'immigration pluriannuel, qui fixe des cibles d'admission pour toutes les catégories et guide la répartition des ressources pour le traitement et les services d'établissement.

Citoyenneté et la Commission de la citoyenneté

L'octroi de la citoyenneté est une fonction fondamentale de l'IRCC, administrée par la Commission de la citoyenneté. La Commission est composée de juges de la citoyenneté situés partout au Canada qui sont responsables d'évaluer les demandes pour s'assurer que les requérants répondent aux exigences telles que la présence physique. Ils administrent le Serment de citoyenneté lors des cérémonies, examinent les droits et responsabilités de la citoyenneté, tiennent des audiences et rendent des décisions écrites dans des délais réglementés. Les juges sont tenus de maintenir l'intégrité du processus de demande de citoyenneté tel que défini par la Loi sur la citoyenneté et ses règlements. Pour les résidents permanents, le chemin vers la citoyenneté exige d'avoir vécu au Canada pendant au moins 1 095 jours au cours des cinq années précédant la demande, avec la possibilité de compter la moitié des jours pour le temps passé au Canada avec un statut temporaire valide, jusqu'à un crédit maximum de 365 jours. Cette disposition reconnaît l'intégration des personnes qui ont bâti leur vie au Canada avant d'obtenir la résidence permanente.

Magnus Brunner, European Commissioner for Internal Affairs and Migration meets Lena Diab, Minister of Immigration, Refugees and Citizenship
Photo : Bryan R. Smith / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Changements politiques récents et défis

L'IRCC adapte continuellement ses politiques et procédures, avec des changements importants annoncés pour le milieu des années 2020. Un changement opérationnel majeur est le passage à un nouveau processus en ligne pour les demandes d'asile à compter du 3 novembre 2026. En termes de planification des admissions, le Plan des niveaux d'immigration 2026 à 2028 révèle des ajustements significatifs. La cible pour les Réfugiés parrainés par le secteur privé passe de 23 000 en 2025 à 16 000 en 2026, une réduction de 30 %, tandis que les Réfugiés pris en charge par le gouvernement sont réduits de 15 250 à 13 250. Parallèlement, le ministère entreprend une initiative spéciale pour accorder la résidence permanente à 115 000 personnes protégées déjà au Canada sur deux ans afin de réduire un important arriéré. Le plan global vise à porter la part de l'immigration économique à 64 % des admissions totales, ce qui a suscité des critiques de la part des défenseurs des réfugiés préoccupés par l'affaiblissement des priorités humanitaires. Des défis spécifiques sont apparus dans certains programmes, notamment en matière de réunification familiale au Québec. En raison des quotas provinciaux qui fixent des plafonds annuels d'admission, les délais de traitement pour parrainer un conjoint de l'étranger ont atteint jusqu'à 42 mois au Québec à la fin de 2023, contre environ 13 mois dans les autres provinces. À cette époque, environ 38 800 demandes de parrainage étaient en attente dans la province. Le gouvernement du Québec délivre des certificats de sélection, après quoi le gouvernement fédéral traite les demandes, mais il ne peut pas dépasser les limites provinciales. Cette situation a conduit les partis d'opposition et les défenseurs à demander au Québec de revoir ses priorités en matière d'immigration et l'allocation de ses quotas, certains experts suggérant un rééquilibrage entre les volets économique et familial pour réduire les délais.

  • Le nouveau processus en ligne pour les demandes d'asile entre en vigueur le 3 novembre 2026.
  • La cible 2026 pour les Réfugiés parrainés par le secteur privé est de 16 000, contre 23 000 en 2025.
  • La cible 2026 pour les Réfugiés pris en charge par le gouvernement est de 13 250, contre 15 250.
  • Initiative pour accorder la résidence permanente à 115 000 personnes protégées au Canada sur la période 2026 à 2027.
  • Les délais de traitement des parrainages de conjoints au Québec ont atteint 42 mois à la fin de 2023.
  • Environ 38 800 demandes de parrainage étaient en attente au Québec en juillet 2023.

Processus d'asile et de protection

Le système d'asile au Canada est une composante essentielle du travail humanitaire de l'IRCC. Les personnes peuvent faire une demande de protection depuis l'intérieur du Canada ou à un point d'entrée. Pour réussir, un demandeur doit démontrer qu'il répond à la définition de réfugié au sens de la Convention, c'est à dire qu'il craint la persécution en raison de sa race, de sa religion, de ses opinions politiques, de sa nationalité ou de son appartenance à un groupe social particulier, ou qu'il est une personne à protéger confrontée à un risque de torture, de traitement cruel ou à une menace pour sa vie. Si la demande est jugée recevable, elle est renvoyée à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, un tribunal indépendant, pour une audience et une décision. Depuis 2022, une politique publique permet aux demandeurs dont la demande a été renvoyée de demander un permis de travail ouvert en attendant leur audience, une mesure qui a pris un pas vers la permanence par des changements réglementaires en juin 2026. Si une demande est rejetée ou jugée irrecevable, la personne peut, sur avis de l'Agence des services frontaliers du Canada, demander un Examen des risques avant renvoi comme dernière opportunité de chercher une protection. Les demandeurs dont la demande est acceptée ou ceux qui obtiennent une protection par un ERAR deviennent des personnes protégées, ce qui leur permet de rester au Canada et éventuellement de demander la résidence permanente, sauf motifs spécifiques d'interdiction de territoire.

Niveaux d'immigration et tendances

La stratégie d'immigration du Canada est guidée par des plans des niveaux d'immigration pluriannuels déposés au Parlement. Ces plans fixent des cibles annuelles pour le nombre de résidents permanents à admettre dans les catégories économique, familiale et des réfugiés ou de l'immigration humanitaire. Les plans reflètent les priorités du gouvernement et répondent aux besoins économiques et démographiques. Le plan 2026 à 2028 illustre un changement d'orientation, avec un objectif déclaré d'augmenter la part économique de l'immigration à 64 %. Cela s'accompagne de réductions importantes des cibles pour les résidents temporaires, y compris les travailleurs temporaires et les étudiants internationaux, passant de 516 600 dans le plan 2025 à 385 000 dans le plan 2026. Le tableau ci dessous présente les admissions planifiées de résidents permanents pour 2026 dans les principales catégories, telles qu'indiquées dans les annonces récentes. Ces chiffres ont suscité des débats, des organisations comme le Conseil canadien pour les réfugiés exprimant leur consternation face aux coupures dans la réinstallation des réfugiés, arguant qu'elles s'écartent de la tradition de leadership humanitaire du Canada. Le conseil avait plaidé pour qu'au moins 15 % des niveaux d'immigration soient consacrés à la réinstallation des réfugiés, une cible non atteinte par le plan 2026. L'important arriéré de demandes de personnes protégées, estimé à près de 150 000, a motivé l'initiative spéciale de leur accorder le statut de résident permanent, répondant à une situation où les délais de traitement s'étaient étirés au delà de huit ans.

CatégorieAdmissions planifiées 2026
Catégorie économique64 % du total
Catégorie du regroupement familialCibles réduites par rapport au plan précédent
Réfugiés parrainés par le secteur privé16 000
Réfugiés pris en charge par le gouvernement13 250
Personnes protégées au Canada115 000 sur 2026 à 2027
Humanitaire et autres5 800

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : questions fréquentes

Quelle est la différence entre l'IRCC et l'ancien Citoyenneté et Immigration Canada ?

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada est le nouveau nom du ministère autrefois connu sous le nom de Citoyenneté et Immigration Canada. Le nom a été changé en 2015 avec l'entrée en fonction du 29e ministère pour refléter un accent accru sur l'immigration humanitaire et les réfugiés. Il ne s'agit pas d'un ministère distinct, mais d'un renommage de l'organisation fédérale existante. Bien que l'ancien acronyme CIC puisse encore apparaître dans certains contextes, IRCC est la désignation officielle et préférée pour la même organisation fédérale responsable des questions d'immigration, de citoyenneté et de réfugiés.

Comment puis je demander l'asile au Canada ?

Les personnes peuvent faire une demande d'asile depuis l'intérieur du Canada ou à leur entrée à un point d'entrée. À compter du 3 novembre 2026, un nouveau processus en ligne pour les demandes d'asile entre en vigueur. Les demandeurs doivent démontrer qu'ils sont soit des réfugiés au sens de la Convention, craignant la persécution pour des raisons telles que la race ou la religion, soit des personnes à protéger confrontées à des risques de torture ou de mort. Si la demande est jugée recevable, elle est renvoyée à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié pour une décision. Les demandeurs dont la demande est renvoyée à la Commission sont généralement admissibles à demander un permis de travail ouvert en attendant leur audience. Il est important de consulter le site Web officiel de l'IRCC pour les procédures et exigences de demande les plus récentes.

Quels sont les différents types de réfugiés que le Canada réinstalle ?

Le Canada réinstalle les réfugiés par le biais de plusieurs programmes distincts. Les Réfugiés parrainés par le secteur privé sont soutenus par des citoyens ou des organisations privées qui fournissent une aide financière et à l'établissement. Les Réfugiés pris en charge par le gouvernement sont financés et soutenus directement par l'IRCC par le biais du Programme d'aide à la réinstallation. Les Réfugiés désignés par un bureau des visas avec appui mixte sont des personnes référées par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, puis jumelées à des répondants privés au Canada, les coûts de soutien étant partagés entre les répondants et le gouvernement. Chaque volet contribue aux efforts humanitaires du Canada, bien que les nombres d'admission annuels pour chacun soient fixés par le Plan des niveaux d'immigration du gouvernement.

Combien de temps faut il pour devenir citoyen canadien ?

Pour être admissible à la citoyenneté canadienne, un résident permanent doit avoir été physiquement présent au Canada pendant au moins 1 095 jours au cours des cinq années précédant la demande. Le temps passé au Canada avec un statut de résident temporaire valide avant de devenir résident permanent peut être compté comme la moitié des jours, jusqu'à un crédit maximum de 365 jours. Après avoir satisfait à l'exigence de présence, les demandeurs doivent également réussir un test de citoyenneté sur les connaissances du Canada, démontrer leurs compétences linguistiques et voir leur demande approuvée par un juge ou un agent de la citoyenneté. L'ensemble du processus, de la soumission de la demande à la prestation du Serment de citoyenneté, varie en longueur selon les délais de traitement, qui sont publiés par l'IRCC.

Pourquoi les délais de parrainage familial sont ils plus longs au Québec ?

Les délais de traitement des parrainages pour la réunification familiale au Québec sont nettement plus longs que dans les autres provinces en raison des quotas d'immigration provinciaux. Le Québec établit ses propres plafonds annuels sur le nombre d'admissions pour les immigrants de la catégorie du regroupement familial. Lorsque ces plafonds sont presque atteints, comme c'était le cas en 2023, le gouvernement fédéral ne peut pas traiter les demandes au delà de la limite provinciale, même s'il en a la capacité. Cela crée un goulot d'étranglement, entraînant des temps d'attente qui ont atteint jusqu'à 42 mois pour parrainer un conjoint de l'étranger à la fin de 2023, contre environ 13 mois ailleurs au Canada. Le gouvernement du Québec délivre des certificats de sélection, après quoi le traitement fédéral s'effectue dans le cadre du quota contraint.

Quelle est la cible 2026 pour la réinstallation des réfugiés au Canada ?

Selon le Plan des niveaux d'immigration 2026 à 2028, le Canada vise à réinstaller 16 000 Réfugiés parrainés par le secteur privé et 13 250 Réfugiés pris en charge par le gouvernement en 2026. Cela représente une réduction par rapport aux cibles de 2025, qui étaient respectivement de 23 000 et 15 250. Ces coupures s'inscrivent dans un changement plus large du plan des niveaux qui augmente la proportion d'immigrants économiques. Une initiative spéciale sur deux ans est prévue pour accorder la résidence permanente à 115 000 personnes protégées déjà au Canada afin de réduire un important arriéré, mais cela est distinct des cibles de réinstallation outre mer. Les groupes de défense des réfugiés ont exprimé leur inquiétude que ces cibles plus basses diminuent le rôle humanitaire du Canada.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-11-01.

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