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samedi 24 octobre 2026 Actualités et politique nationales

L'incarcération au Canada

L'incarcération au Canada est une forme principale de punition et de réhabilitation pour les infractions criminelles, administrée par un système complexe d'établissements fédéraux et provinciaux. Le système est marqué par une surreprésentation importante des Autochtones, qui constituaient 30,04 % de la population carcérale en 2020 alors qu'ils ne représentent que 4,9 % de la population nationale. Des changements législatifs récents, notamment la Loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution et de la détermination de la peine qui a reçu la sanction royale le 15 juin 2026, visent à répondre aux préoccupations du public concernant la sécurité communautaire et les délais judiciaires en instaurant des lois plus strictes sur la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine. Comprendre l'incarcération au Canada implique d'examiner ses racines historiques, la répartition des responsabilités correctionnelles, les disparités démographiques persistantes et les défis continus au sein du système de justice.

Évolution historique des services correctionnels au Canada

Le système correctionnel canadien trouve ses origines dans les pratiques punitives de la colonisation française et britannique, où les châtiments corporels publics comme le fouet, le marquage au fer et l'exécution étaient courants. Le concept d'emprisonnement à long terme comme alternative à l'exil ou aux châtiments corporels est issu des réformes quaker à Philadelphie, influençant l'ouverture du premier pénitencier au Haut-Canada à Kingston en 1835. Après la Confédération en 1867, le gouvernement fédéral a assumé la responsabilité des pénitenciers avec la Loi sur les pénitenciers de 1868, menant à la création d'établissements fédéraux supplémentaires à travers le pays. L'augmentation de la criminalité pendant la Grande Dépression a provoqué le surpeuplement carcéral et des troubles, incitant le gouvernement fédéral à créer la Commission Archambault en 1934, dont le rapport de 1938 fut le premier au Canada à mettre l'accent sur la prévention du crime et la réhabilitation des délinquants.

Des réformes importantes sont survenues dans les années 1960 et 1970, recentrant les efforts sur la réhabilitation et la réinsertion sociale. Le premier programme de libération graduelle a été introduit à l'établissement de Collins Bay, permettant aux détenus de travailler à l'extérieur pendant la journée. En 1969, une unité de vie expérimentale a ouvert à l'établissement de Springhill en Nouvelle-Écosse comme projet-pilote communautaire pour préparer les détenus à la vie après leur libération. Cette époque a aussi vu la prolifération de maisons de transition et de services de soutien communautaire pour les ex-détenus, offrant le gîte, le couvert et de l'aide pour l'emploi et le counseling. Un changement marquant est survenu en 1976 avec l'abolition de la peine de mort, supprimant l'exécution comme sentence légale pour tout crime au Canada.

The Historic Port Dalhousie Jail located at 11 Main St, St. Catharines. It was built in 1845.
Photo : Gogerr / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Structure et juridiction des systèmes correctionnels

Le système correctionnel canadien est divisé entre les juridictions fédérale et provinciales ou territoriales selon la durée de la peine du contrevenant. Le Service correctionnel du Canada (SCC) administre toutes les peines de deux ans ou plus, hébergeant ces contrevenants dans des pénitenciers fédéraux. Les peines de moins de deux ans, ainsi que les personnes détenues avant leur procès ou en attente de sentence, relèvent de la responsabilité des établissements correctionnels provinciaux et territoriaux. Les membres des Forces armées canadiennes condamnés en vertu du droit militaire purgent leurs peines dans des casernes de détention désignées par le ministère de la Défense nationale. Pour les détenus souffrant de graves problèmes de santé mentale, le SCC exploite cinq centres de traitement régionaux à travers le pays.

Le SCC finance et exploite également des pavillons de guérison conçus spécifiquement pour les délinquants autochtones, dans le but de s'attaquer aux facteurs ayant mené à leur incarcération et de les préparer à la réinsertion sociale. Selon les données récentes, le SCC finance et/ou exploite 10 de ces pavillons de guérison à l'échelle nationale, avec des installations supplémentaires gérées par des communautés autochtones locales ou des organismes partenaires. Au sein des établissements fédéraux et provinciaux, les contrevenants sont classés et hébergés selon des niveaux de sécurité, la majorité des détenus étant classés comme sécurité moyenne. La plupart des établissements provinciaux contiennent des cellules à différents niveaux de sécurité au sein du même établissement pour gérer des populations diversifiées.

Vidéo : How Canada's Indigenous incarceration rates have worsened under Trudeau | REUTERS (Reuters, YouTube)

Démographie et surreprésentation en détention

Les données statistiques révèlent des disparités raciales profondes et persistantes au sein de la population carcérale canadienne. Les Autochtones sont largement surreprésentés, constituant 30,04 % de la population totale des contrevenants en 2020, un chiffre dramatiquement disproportionné par rapport à leur part de 4,9 % de la population nationale. Cette surreprésentation est une tendance à la hausse depuis des décennies et demeure un défi critique pour le système de justice. En revanche, d'autres groupes raciaux montrent des schémas de représentation différents, les personnes noires représentant 7,2 % de la population des contrevenants au cours de la période 2018-2019. Les personnes asiatiques sont significativement sous-représentées, ne comptant que pour 5,3 % des contrevenants comparativement à leur part de 20,1 % de la population totale du Canada en 2021.

Le profil démographique de la population incarcérée va au-delà de la race pour inclure les types de peines et les catégories d'infractions. Les contrevenants purgeant une peine d'emprisonnement à perpétuité ou indéterminée représentent près du quart, soit 24 %, de la population totale des contrevenants au Canada. Une majorité substantielle des personnes incarcérées, environ 70 %, purgent des peines pour des infractions violentes. Ces chiffres soulignent que le système carcéral est largement peuplé d'individus condamnés pour des crimes graves purgeant de longues peines, ce qui a des implications pour la gestion institutionnelle, les besoins en programmes et les tendances démographiques à long terme au sein des établissements correctionnels.

Transparent law of Canada icon
Photo : Moxy / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Justice pour les jeunes et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents

L'incarcération des jeunes au Canada est régie par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), entrée en vigueur en 2003. La LSJPA met l'accent sur la réhabilitation et la réinsertion sociale pour les jeunes de 12 à 17 ans, l'incarcération étant envisagée comme une mesure de dernier recours. Au cours de la période 2018-2019, une moyenne de 716 jeunes étaient incarcérés au Canada un jour donné, ce qui donne un taux de 4 pour 10 000 jeunes. Ce nombre représentait une diminution de 10 % par rapport à l'année précédente et une baisse plus substantielle de 32 % par rapport à la période 2014-2015, indiquant une tendance à la baisse de l'incarcération des jeunes. La récente Loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution et de la détermination de la peine, qui entre en vigueur le 15 juillet 2026, comprend des modifications à la LSJPA dans le cadre de ses réformes globales.

Les causes impliquant des jeunes sont traitées séparément des procédures pour adultes, et les informations les concernant sont souvent assujetties à des restrictions de publication. Par exemple, les causes criminelles impliquant des jeunes ne sont généralement pas incluses dans les listes quotidiennes des tribunaux accessibles au public dans des provinces comme l'Ontario. La gestion de la justice pour les jeunes implique un réseau de tribunaux, de programmes et d'établissements dédiés visant à répondre aux besoins et aux circonstances spécifiques des jeunes contrevenants tout en les tenant responsables. L'objectif global demeure d'empêcher les jeunes d'entrer dans le système correctionnel pour adultes en offrant des interventions qui soutiennent un comportement légal et la sécurité communautaire.

Défis contemporains et performance du système judiciaire

Le système de justice pénale canadien fait face à des défis importants liés aux délais de procès et aux taux de règlement des causes. Selon une analyse des données de l'Enquête intégrée sur les tribunaux de juridiction criminelle de Statistique Canada, la durée médiane des causes criminelles a augmenté de 60 % au cours des huit dernières années, atteignant 198 jours pour la période 2023-2024. Cette tendance à l'allongement des délais est généralisée, s'étant aggravée dans toutes les juridictions sauf au Québec, qui a cessé de déclarer des données après 2020-2021. Ces délais sont souvent attribués en partie à la décision Jordan de la Cour suprême du Canada en 2016, qui a imposé des délais stricts pour les procès criminels afin de protéger le droit à un procès dans un délai raisonnable. La Cour suprême a réaffirmé ce cadre en mai 2025.

Venant compliquer le problème des délais, on observe un taux décroissant de causes aboutissant à un verdict sur le fond. Plus de la moitié de toutes les causes criminelles sont maintenant arrêtées, retirées, rejetées ou autrement terminées avant qu'une détermination de culpabilité ne puisse être rendue. Cette tendance soulève des inquiétudes quant à la capacité du système à rendre une justice et une responsabilisation en temps opportun. Des cas très médiatisés, comme l'arrêt des accusations d'agression sexuelle en Alberta en avril 2025 en raison de délais de procès et d'inconduite de la poursuite, ont mis en lumière un sentiment public de trahison et une perte de confiance dans l'administration de la justice. Ces pressions systémiques ont suscité des appels à la réforme et à l'augmentation des ressources pour les tribunaux, les services de poursuite et la police.

  • La durée médiane des causes criminelles a augmenté de 60 % en huit ans pour atteindre 198 jours.
  • La décision Jordan de la Cour suprême en 2016 a imposé des plafonds stricts de délais pour les procès.
  • Le Québec n'a pas rapporté de données sur la performance des tribunaux depuis la période 2020-2021.
  • L'Île-du-Prince-Édouard a connu une augmentation de 78 % de la durée médiane des causes, bien qu'à partir d'une base faible.

Réformes législatives récentes : les changements de 2026 sur la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine

En réponse aux préoccupations du public concernant la criminalité et la performance des tribunaux, le gouvernement fédéral a adopté des réformes importantes par le biais de la Loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution et de la détermination de la peine. La législation a reçu la sanction royale le 15 juin 2026, après des consultations approfondies, et ses dispositions sont entrées en vigueur le 15 juillet 2026. La Loi comprend plus de 80 articles d'amendements ciblés au Code criminel, à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et à la Loi sur la défense nationale. Ces changements font partie d'une initiative gouvernementale plus large visant à renforcer la sécurité communautaire et à raffermir la confiance du public dans le système de justice, qui inclut également des mesures proposées pour s'attaquer aux délais judiciaires, renforcer les droits des victimes et mieux protéger les personnes contre la violence sexuelle et conjugale.

Les réformes visent à rendre les lois sur la mise en liberté sous caution plus strictes et les lois sur la détermination de la peine plus sévères. Parmi les amendements clés aux procédures de mise en liberté sous caution, on trouve des directives à la police et aux tribunaux sur l'application du « principe de la retenue », précisant qu'il n'oblige pas à la libération si la détention est justifiée pour la sécurité publique. La législation modifie le « troisième motif de détention » pour exiger que les tribunaux tiennent compte du nombre ou de la gravité des accusations en instance lorsqu'ils évaluent si la libération minerait la confiance du public. Elle oblige également les tribunaux à imposer généralement des ordonnances d'interdiction des armes pour les accusés d'infractions spécifiées, y compris l'extorsion et le crime organisé, et à envisager d'imposer des conditions spécifiques comme des ordonnances de non-communication pour ces accusés.

En matière de détermination de la peine, les réformes introduisent plusieurs mesures qui ont reçu un large soutien public dans les sondages. Les changements proposés incluent l'élargissement de l'application des dispositions de mise en liberté sous caution avec « renversement du fardeau de la preuve », l'exigence de peines consécutives pour les condamnations multiples, l'interdiction des peines avec sursis pour les accusés de certaines infractions sexuelles, et l'augmentation des peines pour le vol organisé au détail. Un sondage de l'Institut Angus Reid de janvier 2026 a révélé qu'au moins les trois quarts des Canadiens soutenaient chacun de ces changements proposés, 59 % des répondants croyant que le Canada a besoin d'approches plus strictes en matière de criminalité plutôt que d'une plus grande importance accordée aux soutiens sociaux. La mise en œuvre réussie de ces réformes dépend de la coopération et de l'allocation des ressources des gouvernements provinciaux et territoriaux, qui gèrent des éléments clés comme la police, les services de poursuite, les tribunaux de mise en liberté sous caution et les prisons.

Statistiques sur l'incarcération et tendances démographiques

L'ampleur de l'incarcération au Canada est mesurée par des comptes moyens quotidiens et des taux relatifs à la population générale. Pour la période 2018-2019, Statistique Canada a rapporté un total de 37 854 contrevenants adultes incarcérés dans des prisons fédérales et provinciales un jour moyen, ce qui donne un taux d'incarcération des adultes de 127 pour 100 000 habitants. De ce total, 14 071 contrevenants étaient sous garde fédérale purgeant des peines de deux ans ou plus, tandis que 23 783 étaient détenus sous garde provinciale ou territoriale purgeant des peines plus courtes ou en attente de procès. Le taux d'incarcération des jeunes est mesuré différemment, à 4 pour 10 000 jeunes, sur la base d'un compte quotidien moyen de 716 jeunes incarcérés pour la même période.

Ces chiffres agrégés masquent des variations significatives dans la composition de la population des contrevenants au fil du temps et selon la juridiction. La proportion de contrevenants autochtones a augmenté régulièrement, reflétant des problèmes systémiques au sein des services de police, des tribunaux et des services sociaux. Le pourcentage élevé de contrevenants purgeant des peines pour infractions violentes (70 %) et ceux avec des peines d'emprisonnement à perpétuité ou indéterminée (24 %) indique que les prisons canadiennes hébergent une population ayant des besoins importants liés à la gestion des risques, aux programmes et à la détention à long terme. Le tableau suivant présente des instantanés statistiques clés de la population incarcérée basés sur les données exhaustives les plus récentes disponibles.

CatégorieStatistiquePériode
Nombre total de contrevenants adultes (moyenne quotidienne)37 8542018-2019
Taux d'incarcération des adultes (par 100 000)1272018-2019
Contrevenants sous garde fédérale14 0712018-2019
Contrevenants sous garde provinciale/territoriale23 7832018-2019
Jeunes sous garde (moyenne quotidienne, 12-17 ans)7162018-2019
Taux d'incarcération des jeunes (par 10 000)42018-2019
Population de contrevenants autochtones30,04 %2020
Population de contrevenants caucasiens54,2 %2018-2019
Population de contrevenants noirs7,2 %2018-2019
Population de contrevenants asiatiques5,3 %2018-2019
Contrevenants avec peine d'emprisonnement à perpétuité/indéterminée24 %2018-2019
Contrevenants purgeant une peine pour infraction violente70 %2018-2019

L'incarcération au Canada : questions fréquentes

Quelle est la différence entre l'incarcération fédérale et provinciale au Canada ?

Au Canada, la juridiction pour l'incarcération dépend entièrement de la durée de la peine du contrevenant. Les contrevenants condamnés à une peine de deux ans ou plus purgent leur temps dans un établissement correctionnel fédéral exploité par le Service correctionnel du Canada. Ceux condamnés à moins de deux ans, ou qui sont détenus en attendant leur procès ou leur sentence, purgent leur temps dans un établissement correctionnel provincial ou territorial. Cette division signifie que les prisons fédérales hébergent des individus condamnés pour des crimes plus graves avec des peines plus longues, tandis que les prisons provinciales détiennent des individus purgeant de courtes peines ou en détention provisoire.

Quelles sont les nouvelles lois sur la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine entrées en vigueur en 2026 ?

La Loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution et de la détermination de la peine a reçu la sanction royale le 15 juin 2026 et est entrée en vigueur le 15 juillet 2026. Cette législation introduit des lois plus strictes sur la mise en liberté sous caution et des peines plus sévères par le biais de plus de 80 amendements au Code criminel et à d'autres lois. Parmi les changements clés, on trouve des directives aux tribunaux sur l'application du « principe de la retenue », la modification des motifs de refus de mise en liberté sous caution, l'obligation d'ordonnances d'interdiction des armes pour les accusés de certaines infractions, et l'élargissement des dispositions de « renversement du fardeau de la preuve ». En matière de détermination de la peine, elle propose des mesures comme des peines consécutives pour les condamnations multiples et l'interdiction des peines avec sursis pour certaines infractions sexuelles, reflétant une réponse gouvernementale aux préoccupations du public concernant la criminalité.

Combien de jeunes sont incarcérés au Canada et en vertu de quelle loi ?

L'incarcération des jeunes de 12 à 17 ans est régie par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), promulguée en 2003. Au cours de la période 2018-2019, une moyenne de 716 jeunes étaient incarcérés au Canada un jour donné, ce qui se traduit par un taux de 4 pour 10 000 jeunes. Ce nombre représente une baisse significative par rapport aux années précédentes, montrant une diminution de 10 % par rapport à l'année précédente et une baisse de 32 % par rapport à 2014-2015. La LSJPA met l'accent sur la réhabilitation et la réinsertion sociale, visant à réserver la détention comme un dernier recours, et a également été modifiée par la Loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution et de la détermination de la peine de 2026.

Qu'est-ce qui cause l'augmentation des délais dans les tribunaux criminels canadiens ?

Les délais dans les causes criminelles au Canada ont augmenté de façon significative, la durée médiane des causes ayant augmenté de 60 % en huit ans pour atteindre 198 jours d'ici 2023-2024. Cette tendance est généralisée à travers les provinces et les territoires. Les analystes retracent souvent une partie du problème à la décision Jordan de la Cour suprême du Canada en 2016, qui a établi des délais stricts pour les procès afin de respecter le droit à un procès dans un délai raisonnable, un cadre réaffirmé par la Cour en mai 2025. Ces délais ont mené à une situation où plus de la moitié de toutes les causes criminelles sont arrêtées ou retirées avant qu'un verdict ne soit rendu.

Quel a été le premier pénitencier du Canada et quand a-t-il été construit ?

Le premier pénitencier de ce qui est aujourd'hui le Canada a été le Pénitencier de Kingston, qui a ouvert en 1835 dans le Haut-Canada (l'actuel Ontario). Il a été construit par le gouvernement colonial et relevait initialement de la juridiction provinciale après la Confédération en 1867. Le contrôle a été transféré au gouvernement fédéral avec l'adoption de la Loi sur les pénitenciers en 1868, établissant le cadre d'un système national de pénitenciers. L'ouverture du Pénitencier de Kingston a marqué un changement par rapport aux châtiments corporels publics et à l'exil vers le concept moderne d'emprisonnement à long terme comme forme de punition et de correction.

Pourquoi les Autochtones sont-ils si surreprésentés dans les prisons canadiennes ?

Les Autochtones sont largement surreprésentés dans le système carcéral canadien. En 2020, ils constituaient 30,04 pour cent de la population des contrevenants alors qu'ils ne représentent que 4,9 pour cent de la population totale canadienne. Cette surreprésentation est une tendance à la hausse au sein du système correctionnel. Pour contexte, au cours de la période 2018-2019, les contrevenants caucasiens représentaient 54,2 pour cent de la population et les contrevenants noirs représentaient 7,2 pour cent. En revanche, les personnes asiatiques étaient largement sous-représentées à 5,3 pour cent des contrevenants comparativement à leur part de 20,1 pour cent de la population totale en 2021. Le Service correctionnel du Canada finance et exploite des pavillons de guérison conçus spécifiquement pour les délinquants autochtones afin de s'attaquer aux facteurs ayant mené à l'incarcération et de préparer la réinsertion sociale.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-24.

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