Squaw
Le terme « squaw » est une insulte ethnique et sexuelle utilisée historiquement contre les femmes autochtones d'Amérique du Nord. Son emploi contemporain, particulièrement par des personnes non autochtones, est largement considéré comme péjoratif, misogyne et raciste. Bien que le mot trouve ses racines dans certaines langues algonquiennes, son utilisation séculaire dans un contexte dégradant en a cimenté le statut d'épithète nuisible. Les communautés autochtones, les activistes et les gouvernements à travers le Canada et les États-Unis ont mené des efforts concertés pour retirer ce terme des toponymes et du discours public.
Origines linguistiques et usage historique
Le mot « squaw » est dérivé de morphèmes des langues algonquiennes de l'Est et du Centre signifiant « femme ». Ceux-ci incluent le massachusett « squàw », l'abénaquis « -skwa », le mohegan-pequot « sqá », le cri « iskwew » et l'ojibwé « ikwe ». Toutes ces variantes proviennent du mot proto-algonquien « *eθkwe·wa », qui signifiait « femme (jeune) ». L'une de ses premières apparitions dans l'imprimé anglais se trouve dans la chronique de 1622 « Mourt's Relation », qui faisait référence à une « squa sachim » ou reine massachusett. Le ministre puritain Roger Williams a documenté des morphèmes narragansett apparentés dans son œuvre de 1643 « A Key into the Language of America », fournissant des définitions comme « squaw » pour femme et « keegsquaw » pour vierge ou jeune fille. Dans la Bible massachusett de 1663, le mot « squa » a été utilisé pour traduire « femelle » dans Marc 10:6, et sa forme plurielle « squaog » a été utilisée pour « jeunes femmes » dans les livres de Timothée.
Pendant une grande partie de la période coloniale, « squaw » a été utilisé comme un terme général, bien que souvent condescendant, pour désigner les femmes autochtones dans les textes anglais. Les notes accompagnant les croquis d'Alfred Jacob Miller documentent son usage au milieu du 19e siècle. Pour son croquis de 1858 « Bourgeois Walker, & his Squaw », Miller a décrit la femme autochtone représentée marchant à une distance considérable derrière son mari trappeur, ce qu'il a qualifié d'« une certaine étiquette ». Le terme est également apparu dans la littérature de la fin du 19e et du début du 20e siècle, notamment dans le roman de 1838 d'Edgar Allan Poe et le roman canadien de 1887 « An Algonquin Maiden ». Son utilisation comme étiquette dénigrante pour les hommes, comme dans « squaw man », impliquait soit un homme qui faisait le travail d'une femme, soit un homme blanc marié à une femme autochtone. L'autrice colville Mourning Dove, dans son roman de 1927 Cogewea, the Half-Blood, fait dire à un personnage qu'elle aurait envie de tuer un mari blanc qui oserait l'appeler une « squaw ».

Le terme comme insulte désobligeante
Les peuples autochtones du Canada et des États-Unis condamnent unanimement le terme « squaw » comme une insulte offensante en raison de son utilisation pendant des siècles dans un contexte dénigrant et méprisant. Ce mot a été employé dans des épithètes racialisées et des représentations condescendantes, comme les cartes postales dépeignant « l’Indienne squaw et son papoose », qui traitent les femmes autochtones comme des objets exotiques ou des citoyennes de seconde zone. La chercheuse Alma Garcia a noté que ce traitement déshumanise effectivement les femmes non blanches. Le consensus parmi les femmes et les communautés autochtones est que, peu importe sa signification linguistique d’origine, l’histoire du mot est trop longue et trop douloureuse pour qu’il puisse jamais être réapproprié positivement. Comme l’a déclaré l’American Indian Movement en 2006, ce mot a toujours été utilisé pour insulter les femmes amérindiennes, et par la communication et l’éducation, les gens en sont venus à comprendre sa connotation désobligeante. La militante comanche LaDonna Harris a raconté dans les années 1960 que les écoliers autochtones se sentaient humiliés lorsque leurs enseignants les appelaient « squaws ».
Les principaux dictionnaires, dont American Heritage, Merriam-Webster et le Shorter Oxford English Dictionary, répertorient désormais « squaw » comme « offensant », « souvent offensant » ou « généralement péjoratif ». Cette reconnaissance officielle reflète le plaidoyer réussi des groupes autochtones et des organisations antiracistes. L’usage dégradant est considéré comme perpétuant des stéréotypes néfastes selon lesquels les femmes et la culture autochtones seraient « impures, sexuellement perverses, barbares et sales », comme l’a exprimé la chef des Six Nations de la rivière Grand, G. Ava Hill, dans une pétition de 2015. Les femmes autochtones revendiquent le droit de se définir elles-mêmes et rejettent cette étiquette offensante. En 2015, Jodi Lynn Maracle et Agnes Williams ont présenté une pétition au conseil municipal de Buffalo pour changer le nom de Squaw Island en Deyowenoguhdoh.
Idées reçues et sens sexualisés
Une affirmation persistante mais inexacte, qui a pris de l'ampleur dans les années 1970, veut que le mot « squaw » provienne d'un terme algonquien désignant les organes génitaux féminins. Le linguiste Ives Goddard a établi que cette idée est fausse, confirmant que la véritable étymologie du mot remonte au terme proto-algonquien signifiant « (jeune) femme ». Malgré ce fait linguistique, l'idée reçue sexualisée a été largement crue et a contribué aux connotations profondément offensantes du terme. Cette association a rendu l'insulte particulièrement blessante, car elle assimile l'identité des femmes autochtones à une référence sexuelle grossière. En octobre 2006, des membres de la tribu Coeur d'Alene en Idaho ont demandé le retrait du mot de 13 toponymes de l'État, beaucoup d'entre eux croyant apparemment à la fausse étymologie génitale.
Des commentaires anciens laissant entendre un sens sexualisé se trouvent dans les écrits de la poète mohawk E. Pauline Johnson à la fin du 19e siècle. Critiquant le roman « An Algonquin Maiden », Johnson déplorait que l'héroïne autochtone soit appelée « squaw » par des personnages sans que les auteurs ne la défendent, ce qu'elle percevait comme une accusation flagrante contre la vertu du personnage. La perception du mot comme sexuellement pervers a été une force motrice derrière les efforts de changement de nom. La persistance de ce mythe démontre comment le préjudice social de l'insulte a transcendé et déformé son sens originel. L'auteur de science-fiction Isaac Asimov a utilisé l'insulte « Earthie-squaw » contre les natifs de la Terre dans son roman de 1950, « Pebble in the Sky ».

Les efforts de changement de toponymes aux États-Unis
Des décennies de militantisme des communautés autochtones ont abouti à une action fédérale majeure aux États-Unis. En novembre 2021, la secrétaire à l'Intérieur Deb Haaland, qui est membre de la tribu Pueblo de Laguna, a déclaré que le terme « squaw » était péjoratif et a lancé un processus formel pour l'éliminer de tout usage fédéral. Cela a mené, en septembre 2022, à la publication d'une liste officielle par l'United States Geological Survey renommant 643 entités géographiques qui contenaient ce mot. Au total, le département de l'Intérieur a procédé au changement de nom de 660 montagnes, rivières et autres lieux. Cette initiative s'appuyait sur des travaux antérieurs du Board on Geographic Names pour traiter d'autres termes péjoratifs. La secrétaire Haaland a déclaré que les termes racistes n'avaient pas leur place sur les terres fédérales et que cette action permettrait de corriger des toponymes offensants.
Les gouvernements des États et les administrations locales ont souvent agi avant le mandat fédéral, répondant à des pétitions directes des nations tribales. La législature du Montana a créé un groupe consultatif en 1999 pour remplacer le mot squaw dans les toponymes locaux et a exigé que tout nouveau panneau de signalisation porte le nouveau nom. La législature du Maine a adopté une loi en 2000 éliminant les mots squaw et squa de tous les cours d'eau, îles et montagnes de l'État. En 2015, le conseil municipal de Buffalo a voté à l'unanimité pour changer le nom de Squaw Island en Unity Island suite à une pétition de membres de la Nation sénèque. Le U.S. Board on Geographic Names a officiellement renommé Ioway Creek, qui s'appelait Squaw Creek, en Iowa, le 11 février 2021.
- Piestewa Peak (Arizona) : A remplacé Squaw Peak en 2003 pour honorer la soldate de première classe Lori Piestewa, une femme hopi tuée pendant la guerre en Irak et première femme autochtone américaine morte au combat pour les États-Unis.
- Loess Bluffs National Wildlife Refuge (Missouri) : Renommé en 2017, s'appelait auparavant Squaw Creek National Wildlife Refuge.
- Hungalelti Ridge (Californie/Nevada) : L'ancienne Squaw Ridge dans la Sierra Nevada a été renommée en septembre 2018 suite à une proposition de la tribu Washoe.
- Yokuts Valley (Californie) : Après un long débat communautaire de 2020 à 2023, le bassin autrefois nommé Squaw Valley a été officiellement renommé.
- Homesteaders Gap (Dakota du Nord) : Squaw Gap a été renommé en janvier 2023.
- Unity Island (New York) : Suite à une pétition de la Nation sénèque en 2015, le conseil municipal de Buffalo a changé le nom à l'unanimité, remplaçant Squaw Island.
- Frog Woman Rock (Californie) : Le California Historical Landmark autrefois appelé Squaw Rock a été mis à jour en 2011 pour honorer l'héritage culturel pomo.
D'autres changements ont concerné des entreprises qui ont mis à jour leur nom. La station de ski Squaw Valley est devenue Palisades Tahoe en septembre 2021 après consultation avec la tribu Washoe locale. Le Squaw Valley Academy a changé son nom pour Lake Tahoe Preparatory School en 2020. En septembre 2022, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a signé une loi ordonnant aux autorités de l'État de supprimer le terme « squaw » de près de 100 entités géographiques et toponymes à travers l'État. La ville d'Orange Cove, en Californie, a reporté une proposition en janvier 2021 visant à renommer Squaw Valley en « Nim Valley » afin de solliciter davantage d'avis de la communauté.
La toponymie en mouvement au Canada
Les juridictions canadiennes ont également entrepris des initiatives importantes pour éliminer ce terme offensant des noms de lieux officiels, souvent en collaboration avec les communautés autochtones. L’un des changements les plus marquants s’est produit en Saskatchewan, où le lac Killsquaw a été renommé en 2018. Ce site était le lieu d’un massacre d’un groupe de femmes cries au 19e siècle, et le nouveau nom, Kikiskitotawânawak Iskêwak, signifie « nous honorons les femmes » en cri. L’effort a été mené par l’avocate autochtone Kellie Wuttunee en consultation avec des aînés cris. Kellie Wuttunee a déclaré que même involontaire, l’ancien nom était blessant et que le changer redonne une voix à celles qui avaient été réduites au silence.
- Barrage E.B. Campbell (Saskatchewan) : Ce barrage sur la rivière Saskatchewan a été officiellement renommé en 1988, remplaçant l’ancienne appellation Barrage de Squaw Rapids.
- Anûkathâ Îpa (Alberta) : En septembre 2020, le sommet autrefois appelé Squaw’s Tit près de Canmore a été renommé pour signifier « Pic de l’Aigle royal » dans la langue stoney nakoda, après consultation avec la communauté stoney nakoda.
- Ruisseau Dollis (Colombie-Britannique) : Le Bureau des noms géographiques de la Colombie-Britannique a révoqué le nom de Squaw Creek en décembre 2000 et a officiellement établi le nouveau nom en janvier 2008.
- Evergreen (Nouveau-Brunswick) : En janvier 2024, la montagne Squaw Cap et la localité avoisinante ont été renommées Evergreen.
- Comté de Shelburne (Nouvelle-Écosse) : Une demande a été déposée auprès du Service d’information géographique de la Nouvelle-Écosse à la fin de 2016 pour renommer l’île Squaw, le cap Negro, l’île Cape Negro et Negro Harbour.
Les gouvernements provinciaux ont également créé des cadres pour le changement. En 2000, la législature du Maine a collaboré avec la Commission tribale-étatique des Indiens du Maine pour adopter une loi éliminant les termes « squaw » et « squa » de tous les cours d’eau, îles et montagnes de l’État, conduisant à des noms comme Big Moose Mountain. Malgré de telles lois, certaines entités privées, comme l’ancienne station de ski Big Squaw Mountain Resort dans le Maine, ont été lentes à changer. Vingt ans après l’adoption de la loi, le propriétaire de la station refusait toujours d’envisager de changer le nom, même si la montagne éponyme avait été renommée.

Impact culturel élargi et militantisme
Le mouvement visant à éradiquer l'injure « squaw » s'inscrit dans une lutte plus large pour les droits et le respect des peuples autochtones, étroitement liée au féminisme autochtone et aux efforts pour combattre les stéréotypes associés aux Autochtones. Le militantisme s'est étendu au-delà des toponymes vers d'autres sphères culturelles. Par exemple, l'Union des ornithologues américains a changé le nom officiel du canard « oldsquaw » pour celui de canard à longue queue, un changement motivé par les préoccupations de biologistes de la faune concernant la coopération avec les Autochtones dans les efforts de conservation. Cela reflète une compréhension que le langage, dans tous les contextes, est important pour bâtir des partenariats respectueux. Les militants autochtones ont constamment présenté la question comme une question de dignité humaine fondamentale et de droit à l'autodéfinition.
La poussée pour éliminer les noms désobligeants s'aligne sur les appels à l'équité dans des domaines comme l'eau potable, le logement et l'éducation, considérés comme fondamentaux pour une véritable réconciliation. Ce travail est également lié à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), en particulier les articles concernant l'autodétermination et l'intégrité culturelle. Ces articles appellent à des mécanismes efficaces pour prévenir et réparer la dégradation de la culture autochtone. La campagne contre cette injure démontre le pouvoir des noms de perpétuer des héritages d'oppression ou d'honorer les peuples et les histoires du territoire.
État des lieux et défis persistants
Si des progrès considérables ont été accomplis, le terme « squaw » persiste dans certains toponymes officiels aux États-Unis. On peut citer Squaw Lake au Minnesota, le canton de Squaw Grove en Illinois et le canton de Squaw en Iowa. Le terme demeure également dans les noms de certaines entreprises, comme la Squaw Creek Southern Railroad, le Squaw Peak Inn et le champ pétrolifère de Squaw Canyon. Cela indique que le travail de renommage n'est pas terminé et nécessite une mobilisation locale et des efforts de sensibilisation continus. L'ancrage profond du mot dans les archives historiques, la littérature et le langage familier signifie que son éradication complète du lexique est un projet à long terme.
Le processus de renommage peut en soi être complexe, impliquant des consultations communautaires, des recherches historiques et parfois des débats sur de nouveaux noms qui soient culturellement appropriés et porteurs de sens. Des exemples réussis, comme Kikiskitotawânawak Iskêwak ou Anûkathâ Îpa, démontrent le résultat positif des processus collaboratifs qui placent les langues et les perspectives autochtones au centre. La leçon fondamentale de la campagne menée pendant des décennies contre cette injure est que les noms détiennent un pouvoir profond. La décision collective des gouvernements et des communautés de choisir l'honneur plutôt que le préjudice marque une étape importante dans la lutte contre le racisme envers les Autochtones et dans la reconnaissance de la valeur et de la dignité des femmes autochtones.
Squaw : questions fréquentes
Que signifie le mot « squaw » et pourquoi est-il offensant ?
Le mot « squaw » provient du proto-algonquien « *eθkwe·wa », signifiant « femme (jeune) ». Il est considéré comme offensant en raison de son utilisation séculaire comme insulte dérogatoire et dégradante envers les femmes autochtones d'Amérique du Nord. Le terme a été employé dans des épithètes racialisées et des représentations condescendantes. Les communautés autochtones le condamnent universellement comme une épithète nuisible qui perpétue des stéréotypes racistes et misogynes. Son utilisation déshumanise les femmes non blanches et les traite comme des citoyennes de seconde zone.
Est-il vrai que « squaw » vient d'un mot désignant les organes génitaux féminins ?
Non, il s'agit d'une idée fausse mais persistante. La recherche linguistique d'Ives Goddard a démontré de manière définitive que l'étymologie du mot remonte au terme proto-algonquien signifiant « femme (jeune) ». Le mythe selon lequel il désignait les organes génitaux féminins a pris de l'ampleur dans les années 1970, mais est linguistiquement inexact. Cette association sexualisée a contribué aux connotations offensantes du terme. De nombreux Autochtones trouvent cette signification sous-jacente particulièrement dégradante, ce qui a motivé les efforts de renommage.
Pouvez-vous donner des exemples de lieux au Canada qui ont été renommés ?
Oui, de nombreux lieux canadiens ont été renommés. Parmi les exemples marquants, citons le lac Killsquaw en Saskatchewan, renommé Kikiskitotawânawak Iskêwak (« nous honorons les femmes » en cri) en 2018. En Alberta, le pic Squaw's Tit près de Canmore a été renommé Anûkathâ Îpa (« pic de l'aigle royal » en stoney nakoda) en 2020. Au Nouveau-Brunswick, le mont Squaw Cap a été renommé Evergreen en 2024. D'autres changements incluent le barrage E.B. Campbell en Saskatchewan (1988), le ruisseau Dollis en Colombie-Britannique (2008), et une demande de renommage de l'île Squaw dans le comté de Shelburne en Nouvelle-Écosse en 2016.
D'autres organisations que les gouvernements ont-elles cessé d'utiliser le terme ?
Oui, diverses organisations ont pris des mesures. L'American Ornithologists' Union a changé le nom officiel du canard « oldsquaw » pour celui de canard à longue queue. Des entreprises privées ont également changé de nom, comme la station de ski Squaw Valley, devenue Palisades Tahoe en 2021, et la Squaw Valley Academy, devenue la Lake Tahoe Preparatory School en 2020. Le centre naturiste Squaw Mountain Ranch s'est rebaptisé Serenity Mountain Retreat en décembre 2021. Les biologistes de la faune ont soutenu le changement de nom du canard pour favoriser la coopération avec les Autochtones en matière de conservation.
Pourquoi la suppression de ce terme est-elle considérée comme faisant partie de la réconciliation ?
Supprimer l'insulte « squaw » des espaces publics et du discours est un acte concret de réconciliation, car il s'attaque à une forme directe de racisme et de misogynie envers les femmes autochtones. Il affirme leur dignité et leur droit à l'autodéfinition. Éliminer un langage dérogatoire profondément ancré est un pas vers la correction des torts historiques et la construction d'une relation plus respectueuse. Cela s'aligne sur les principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui appelle à prévenir la dégradation de la culture autochtone.
Qu'a fait le gouvernement américain concernant les noms de lieux contenant « squaw » ?
En novembre 2021, le département de l'Intérieur des États-Unis, dirigé par la secrétaire Deb Haaland, a déclaré que « squaw » était un terme dérogatoire et raciste et a entamé le processus pour éliminer son utilisation. Le 8 septembre 2022, le département a officiellement remplacé tous les noms de lieux fédéraux contenant le mot et a publié une liste des nouveaux noms. Cette action a renommé 643 entités géographiques, faisant partie d'un effort total pour renommer 660 lieux. Le Board on Geographic Names avait précédemment traité d'autres termes péjoratifs, et cette action fédérale s'appuyait sur des décennies de militantisme autochtone.
Sources et lectures complémentaires
- Squaw (Wikipédia, en anglais)
- National Indigenous Peoples Day 2026 (mississauga.ca)
- On National Indigenous Peoples Day, National Chief Calls ... (afn.ca)
- Options to Support Broader First Nation Jurisdiction (sac-isc.gc.ca)
- Indigenous History Month 2026 (saskhrc.ca)
Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-20.





