Earle Nelson
Earle Leonard Nelson, surnommé l'Homme-gorille, l'Étrangleur sombre et le Tueur-gorille, était un tueur en série, violeur et nécrophile américain qui a assassiné au moins vingt-deux femmes aux États-Unis et au Canada entre 1926 et 1927. Sa série de crimes transfrontalière a culminé à Winnipeg, au Manitoba, où il a tué deux femmes, dont une adolescente de quatorze ans, avant d'être capturé lors d'une chasse à l'homme spectaculaire en milieu rural. L'affaire Nelson revêt une importance pour les Canadiens en tant qu'exemple glaçant d'un prédateur sériel transnational et un jalon de l'histoire criminelle canadienne, inspirant des livres, des pièces de théâtre et un souvenir local toujours vivace. Il a été reconnu coupable de meurtre à Winnipeg et exécuté par pendaison en janvier 1928.
Jeunesse et débuts troublés
Earle Leonard Nelson est né Earle Leonard Ferral le 12 mai 1897 à San Francisco, en Californie. Ses parents, Frances Nelson et James Carlos Ferral, sont tous deux morts de la syphilis avant qu'il n'ait deux ans. L'enfant orphelin est envoyé vivre chez sa grand-mère maternelle, Jennie Nelson, une pentecôtiste fervente qui l'élève aux côtés de ses deux plus jeunes enfants. Dès son plus jeune âge, Nelson présente des comportements morbides et bizarres, ce qui mène à son expulsion de l'école primaire à l'âge de sept ans. Un événement traumatique majeur survient vers l'âge de dix ans lorsqu'il entre en collision avec un tramway à bicyclette, restant inconscient pendant six jours et souffrant par la suite de maux de tête persistants et de pertes de mémoire. Sa grand-mère note une conduite de plus en plus erratique, y compris le fait de parler à des personnes imaginaires, de citer compulsivement des passages de la Bible et d'échanger ses vêtements d'école propres contre des haillons.
L'éducation religieuse stricte de Nelson, notamment une obsession pour le Livre de l'Apocalypse, reste une influence omniprésente. Adolescent, il commence à fréquenter les bordels et les bars du quartier Barbary Coast à San Francisco, où il contracte une maladie vénérienne. Physiquement, il devient un jeune homme trapu et en forme, connu pour divertir sa famille en marchant sur les mains ou en soulevant des objets lourds avec ses dents. Cette combinaison de ferveur religieuse, de traumatisme précoce et de comportement sexuel déviant forme le fondement troublé de ses futurs crimes violents. Ses activités criminelles commencent à la fin de son adolescence avec une condamnation pour cambriolage qui lui vaut une peine de deux ans à la prison d'État de San Quentin, à partir de 1915.

Institutionnalisation et mariage raté
Après sa libération conditionnelle en 1916, Nelson est de nouveau arrêté pour vol mineur en 1917. Après une brève incarcération, il est arrêté pour des accusations de cambriolage à Los Angeles mais s'évade de prison. Il commence alors un schéma consistant à s'enrôler dans diverses branches de l'armée américaine sous différents noms, pour finalement déserter après quelques semaines. En 1918, après s'être comporté de manière étrange lors d'un passage dans la marine américaine, il est interné à l'hôpital psychiatrique d'État de Napa. Un psychologue de la Marine l'a évalué comme vivant dans un état psychotique constitutionnel, tandis qu'un psychiatre de l'hôpital a noté que Nelson parlait d'hallucinations, de délires paranoïaques d'empoisonnement et d'entendre des voix lui disant de se tuer.
Malgré ces évaluations, Nelson n'était pas considéré comme ouvertement violent lors de son admission. Il est devenu célèbre à Napa pour ses fréquentes évasions, gagnant le surnom de Houdini parmi le personnel avant que son dossier ne soit clôturé en 1919 avec une note indiquant qu'il s'était amélioré. Après sa libération, il a pris un emploi de concierge à l'hôpital St. Mary's sous le pseudonyme d'Evan Louis Fuller. C'est là qu'il a rencontré et épousé Mary Martin, âgée de 60 ans, en août 1919. Le mariage fut bref et tumultueux, ne durant que six mois avant que Martin ne parte en raison des crises de jalousie de Nelson, de ses exigences sexuelles bizarres, de ses délires religieux et de son comportement violent. Elle se souvient de ses habitudes étranges, notamment de longues disparitions et de rituels de bain inhabituels.
En mai 1921, Nelson s'est fait passer pour un plombier pour entrer dans une maison de San Francisco et a tenté d'agresser sexuellement une fillette de 12 ans. Il a été capturé après qu'elle ait crié à l'aide. Jugé dangereux lors d'une audience de compétence, il a été réinterné à l'hôpital psychiatrique d'État de Napa. Il s'est encore échappé deux fois avant d'être finalement libéré de l'institution en 1925, préparant le terrain pour sa série de meurtres l'année suivante.
La série de meurtres de 1926 sur la côte Ouest
Nelson a commencé sa série de meurtres en février 1926 à San Francisco. Sa première victime connue est la propriétaire de pension Clara Newman, âgée de 60 ans, qu'il a étranglée, violée post-mortem et cachée dans un appartement vacant après s'être fait passer pour un locataire nommé Roger Wilson. Il a tué Laura Beale, 63 ans, à San Jose le 2 mars, l'étranglant avec un cordon de soie enroulé si étroitement qu'il s'est incrusté dans sa chair. Les meurtres se sont poursuivis dans la région de la baie avec l'étranglement et le viol de Lillian St. Mary, 63 ans, en juin. Nelson s'est ensuite rendu au sud à Santa Barbara, où il a tué Ollie Russell, 53 ans, le 10 juillet, l'agression sexuelle post-mortem liant ce crime aux meurtres antérieurs. Le 16 août, Mary Nisbet, 52 ans, a été retrouvée étranglée et violée dans un appartement vacant à Oakland.
Des témoins ont décrit un étranger trapu et basané avec de longs bras et de grandes mains rôdant près des scènes de crime, ce qui a amené les journaux à le surnommer l'Étrangleur sombre ou l'Homme-gorille. À l'automne 1926, Nelson s'est installé à Portland, en Oregon, où il a tué trois propriétaires de pension coup sur coup. Beata Withers, 35 ans, a été retrouvée le 19 octobre entassée dans une malle dans son grenier. Virginia Grant, 59 ans, a été assassinée le 20 octobre, et Mabel Fluke a disparu le 21 octobre, son corps ayant été découvert plus tard étranglé avec une écharpe. Un jury du coroner était divisé sur la question de savoir si la mort de Withers était un suicide ou un meurtre, illustrant la confusion initiale entourant les crimes.
Après être brièvement retourné à San Francisco pour assassiner la veuve Anna Edmonds, 56 ans, le 18 novembre, Nelson a attaqué une femme enceinte de 28 ans à Burlingame le lendemain. Elle a survécu et a décrit son agresseur comme un homme bien habillé, bien élevé, mesurant environ 5 pieds 8 pouces, qui l'avait manipulée pour qu'elle regarde les plafonds afin de pouvoir attaquer sa gorge. Nelson est ensuite retourné à Portland et a assassiné Blanche Myers le 29 novembre. Des empreintes digitales étrangères ont été relevées sur son lit, et un propriétaire de pension a signalé un locataire suspect nommé Adrian Harris qui avait donné des bijoux identifiés plus tard comme appartenant à Florence Monks, une veuve assassinée à Seattle le 23 novembre. Des avertissements de sécurité publique ont été émis en Californie et en Oregon, exhortant les femmes à ne pas montrer de propriétés locatives seules.

Crimes dans le Midwest et sur la côte Est
Fin 1926, Nelson s'est déplacé vers l'est, faisant du stop et se cachant dans des trains. Ses meurtres dans le Midwest ont commencé à Council Bluffs, en Iowa, le 23 décembre, avec l'assassinat d'Almira Berard, 41 ans, initialement prise pour un suicide jusqu'à ce que le viol soit découvert. Toutes ont été étranglées, et Harpin a été violée après sa mort. Les crimes de Nelson se sont poursuivis en 1927 sur la côte Est. À Philadelphie, en Pennsylvanie, le 27 avril, il a assassiné et violé la propriétaire de pension Mary McConnell, 53 ans, et lui a volé des bijoux. Le lendemain, il a tenté de mettre en gage l'une de ses montres en or. Le 27 mai, il est arrivé à Buffalo, dans l'État de New York, louant une chambre à Jennie Randolph, 53 ans, sous le nom de Charles Harrison. Randolph a été découverte trois jours plus tard, étranglée, violée et entassée sous un lit. Des pensionnaires ont fourni une description correspondant à Nelson. Le 1er juin à Détroit, au Michigan, la gérante de pension Fannie May et une pensionnaire, Maureen Atorthy, ont été retrouvées assassinées. May avait été étranglée avec un cordon électrique coupé d'une lampe alors que le courant était allumé, laissant des marques de brûlure distinctives sur le couteau utilisé. Deux jours plus tard à Chicago, en Illinois, Nelson a assassiné Mary Cecilia Sietsma, 27 ans, l'étranglant avec un cordon d'appareil et volant des vêtements pour hommes dans la maison.
Les meurtres de Winnipeg et la capture au Manitoba
Nelson a franchi la frontière canadienne, arrivant à Winnipeg, au Manitoba, en juin 1927. Le 8 juin, Lola Cowan, 14 ans, a disparu alors qu'elle vendait des fleurs artificielles de porte en porte. Son mari a découvert son corps le soir même sous le lit de leur fils. Elle avait été violée, étranglée et frappée avec un marteau à griffe. Plusieurs objets manquaient de la maison des Patterson, dont un costume, son alliance, la Bible familiale et soixante-dix dollars. Un couteau avec des marques de brûlure et des entailles a été laissé sur les lieux, cohérent avec celui utilisé pour couper le cordon de la lampe lors des meurtres de Détroit.
L'enquête a avancé rapidement. Un bijoutier local, Fred England, avait acheté sans le savoir l'alliance de Patterson à un homme pour trois dollars cinquante. Des vêtements de la maison ont été retrouvés en vente dans un magasin d'occasion, et les deux propriétaires ont identifié Nelson. Un barbier, Nicholas Tabor, a rapporté avoir rasé et coupé les cheveux d'un homme correspondant à la description de Nelson le 10 juin, notant du sang séché et des égratignures sur son cuir chevelu. Le 12 juin, des policiers fouillant des maisons de pension sont entrés dans la pension de la rue Smith où Nelson avait logé. Sous le lit de sa chambre, ils ont découvert le cadavre nu et mutilé de Lola Cowan. Son corps présentait des mutilations sévères, contrairement à ses autres victimes.
Une chasse à l'homme massive s'est ensuivie. Nelson a fui Winnipeg en direction du sud. Il a été capturé et brièvement emprisonné à Killarney, au Manitoba, mais a réussi à s'échapper. Sa dernière arrestation a été le fruit d'un effort communautaire à une époque où la technologie de communication était limitée. Il a été capturé à nouveau au sud de Killarney, près de la communauté rurale de Lena, alors qu'il tentait de retraverser la frontière vers les États-Unis. Cette capture spectaculaire dans la campagne manitobaine a mis fin à la série de crimes transfrontaliers de l'un des premiers tueurs en série identifiés en Amérique du Nord.
Procès, exécution et décompte des victimes
Earle Nelson a été jugé à Winnipeg pour le meurtre d'Emily Patterson, le seul homicide pour lequel il a été formellement reconnu coupable au Canada. Les preuves contre lui étaient substantielles, notamment l'alliance mise en gage, les vêtements vendus, le témoignage du barbier et la découverte du corps de Lola Cowan dans sa chambre louée. Il a été reconnu coupable et condamné à mort. Nelson a été exécuté par pendaison à la prison provinciale de Winnipeg le 13 janvier 1928. Au moment de sa mort, son décompte confirmé de vingt-deux victimes représentait le plus grand nombre de meurtres attribués à un seul individu dans l'histoire des États-Unis, un triste record qu'il a détenu jusqu'à la seconde moitié du vingtième siècle.
Le modus operandi de Nelson était constant et glaçant. Ses principales cibles étaient des propriétaires de pension d'âge moyen, qu'il contactait en répondant à des annonces de chambre à louer. Se faisant passer pour un vagabond chrétien doux et charmant, il obtenait l'accès à leur domicile avant d'attaquer. Chaque victime a été tuée par étranglement manuel ou par ligature, et la plupart ont subi une agression sexuelle post-mortem. Sa pénultième victime, Lola Cowan, 14 ans, était une rare exception à son profil de victime typique et a été horriblement mutilée après sa mort. La brutalité de ses crimes et sa capacité à échapper à la capture dans de multiples juridictions en ont fait une figure à la fois de terreur et de fascination macabre.
Impact culturel et souvenir canadien
Les crimes d'Earle Nelson ont laissé une marque durable sur l'histoire criminelle canadienne et la culture populaire. Son histoire a fait l'objet de nombreuses recherches et récits, se concentrant particulièrement sur ses crimes au Manitoba. L'auteur Alvin Esau a publié des ouvrages définitifs sur l'affaire, dont The Gorilla Man Strangler Case, qui détaille la chasse à l'homme et le procès au Canada, et 31 Murders, qui retrace la piste de ses meurtres aux États-Unis. Ces livres sont basés sur des recherches archivistiques exhaustives et sont disponibles dans les bibliothèques du Manitoba. En octobre 2026, la bibliothèque régionale Lakeland à Killarney s'est associée au conseil des arts local pour organiser une rencontre avec l'auteur Alvin Esau, coïncidant avec une représentation théâtrale sur l'histoire de Nelson.
La pièce de théâtre, interprétée par The Storytellers à l'église unie de Killarney en octobre 2026, a été écrite par Betty Winterhall, qui a grandi à Killarney intriguée par l'histoire locale de la capture de l'Homme-gorille. Cet engagement communautaire démontre comment les événements de 1927 font toujours partie de la mémoire culturelle locale près d'un siècle plus tard. La série de crimes transfrontaliers de Nelson et sa classification comme l'un des premiers tueurs en série sexuels modernes ont influencé des récits criminels plus larges. Son histoire figure dans des anthologies de true crime comme Notorious San Francisco, et ses crimes sont notés comme une source d'inspiration pour le film d'Alfred Hitchcock de 1943 L'Ombre d'un doute, reliant ses atrocités au développement du genre du thriller psychologique.
- Pièce de théâtre : Une pièce en un acte jouée à Killarney, au Manitoba, en octobre 2026.
- Événement en bibliothèque : L'auteur Alvin Esau a présenté à la bibliothèque de Killarney le 5 octobre 2026.
- Influence cinématographique : Les crimes ont inspiré des éléments du film L'Ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock (1943).
- Balados : Présent dans des épisodes de balados historiques sur le true crime.
- Histoire locale : Sa capture près de Lena et son évasion de la prison de Killarney font partie de l'histoire régionale du Manitoba.
Profil et méthodes criminelles
Le profil criminel d'Earle Nelson est celui d'un tueur en série, violeur et nécrophile précoce et prolifique. Ses méthodes étaient caractérisées par un degré élevé de planification et un rituel constant. Il ciblait presque exclusivement des propriétaires de pension, exploitant leur vulnérabilité lorsqu'elles montraient des propriétés locatives. Son approche impliquait l'utilisation d'alias, se présentant souvent comme un vagabond poli et citant la Bible pour désarmer ses victimes. L'acte d'étranglement était sa signature, utilisant ses mains, des cordes, des écharpes ou des fils électriques. Une composante clé de sa pathologie était la nécrophilie, l'agression sexuelle survenant après la mort dans la majorité de ses crimes.
Sa description physique, fournie par de nombreux témoins, était constamment celle d'un homme trapu, au teint basané, avec des cheveux noirs plaqués en arrière, mesurant environ cinq pieds huit pouces. Ses grandes mains et ses longs bras ont contribué à son surnom d'Homme-gorille. Il était très mobile, utilisant le réseau ferroviaire continental pour fuir rapidement les juridictions, ce qui a compliqué les efforts de la police d'un océan à l'autre pour relier les meurtres. Malgré ses délires psychotiques et son comportement personnel erratique, il a fait preuve de ruse pour échapper à la capture pendant plus d'un an, démontrant une intelligence prédatrice fonctionnelle parallèlement à sa maladie mentale grave.
| Région | Période | Lieux clés | Victime notable |
|---|---|---|---|
| Côte Ouest | Fév., nov. 1926 | San Francisco, San Jose, Santa Barbara, Oakland, Portland, Seattle | Clara Newman (première victime), Blanche Myers |
| Midwest | Déc. 1926 | Council Bluffs (IA), Kansas City (MO) | Germania Harpin & son fils nourrisson |
| Côte Est | Avr., juin 1927 | Philadelphie (PA), Buffalo (NY), Détroit (MI), Chicago (IL) | Jennie Randolph, Fannie May |
| Canada | Juin 1927 | Winnipeg, Killarney, Lena (MB) | Emily Patterson (condamnation), Lola Cowan |
Earle Nelson : questions fréquentes
Pourquoi Earle Nelson est-il connu sous le nom d'Homme-gorille ?
Earle Nelson a gagné le surnom d'Homme-gorille, ainsi que Tueur-gorille et Étrangleur sombre, grâce aux reportages des journaux et aux descriptions des témoins lors de sa série de crimes de 1926 sur la côte Ouest. Les témoins décrivaient constamment le suspect comme un homme trapu et basané avec des bras exceptionnellement longs et de grandes mains. Sa force physique et sa méthode d'étranglement manuel ont amené la presse à le comparer à un gorille. Ces surnoms ont été largement utilisés dans les reportages alors qu'il se déplaçait de ville en ville, devenant une sensation médiatique et créant une peur publique de l'étranger sombre aux mains puissantes.
Combien de personnes Earle Nelson a-t-il tuées ?
Earle Nelson est confirmé avoir tué au moins vingt-deux personnes, vingt femmes aux États-Unis et deux au Canada. Ses victimes avaient entre quatorze et soixante-trois ans. La majorité étaient des propriétaires de pension d'âge moyen, mais ses victimes comprenaient également une femme enceinte, un nourrisson et une adolescente. Au moment de son exécution en 1928, il s'agissait du plus grand nombre de victimes confirmées pour un seul auteur dans l'histoire criminelle américaine. Sa série de meurtres a duré de février 1926 jusqu'à sa capture en juin 1927.
Comment Earle Nelson a-t-il été capturé au Canada ?
Nelson a été capturé au Manitoba grâce à une combinaison de travail policier et d'effort communautaire. Après avoir assassiné Emily Patterson et Lola Cowan à Winnipeg en juin 1927, il a été identifié grâce à des bijoux mis en gage et des vêtements vendus. Il a fui la ville mais a été capturé et emprisonné à Killarney. Il a réussi à s'échapper de la prison de Killarney mais a été poursuivi lors d'une chasse à l'homme rurale. Il a finalement été appréhendé par des citoyens locaux et des forces de l'ordre au sud de Killarney, près de la communauté de Lena, alors qu'il tentait de retraverser la frontière vers les États-Unis. Sa capture a mis en lumière les limites de la technologie de communication en 1927 et a reposé sur la vigilance locale.
Qu'est-il arrivé à Earle Nelson après sa capture ?
Après sa capture dans le Manitoba rural, Earle Nelson a été ramené à Winnipeg pour être jugé. Il a été jugé pour le meurtre d'Emily Patterson, car les preuves de ce crime lui étaient le plus directement liées par des preuves matérielles et des témoignages. Il a été reconnu coupable et condamné à mort. Nelson a été exécuté par pendaison à la prison provinciale de Winnipeg le 13 janvier 1928. Il n'a pas été jugé pour le meurtre de Lola Cowan ni pour aucun de ses crimes américains, la condamnation canadienne étant suffisante pour exécuter la peine de mort.
Quel est le lien d'Earle Nelson avec le Manitoba aujourd'hui ?
L'histoire d'Earle Nelson reste une partie de l'histoire locale et de la mémoire culturelle du Manitoba, en particulier dans la région de Killarney où il a été capturé. En octobre 2026, la bibliothèque régionale Lakeland à Killarney a organisé une rencontre avec l'auteur Alvin Esau, qui a écrit deux ouvrages définitifs sur l'affaire. Cet événement coïncidait avec une pièce de théâtre sur Nelson jouée à l'église unie de Killarney. Son histoire est étudiée comme un exemple précoce de tueur en série traversant la frontière canado-américaine, et ses livres sont disponibles dans les bibliothèques locales, assurant la préservation du récit historique de ses crimes et de sa capture.
Earle Nelson avait-il des problèmes de santé mentale ?
Oui, Earle Nelson avait des antécédents documentés de graves problèmes de santé mentale. Enfant, il présentait un comportement morbide et bizarre exacerbé par une grave blessure à la tête lors d'un accident de vélo. Il a été institutionnalisé à plusieurs reprises à l'hôpital psychiatrique d'État de Napa à partir de 1918, où des psychiatres ont noté qu'il éprouvait des hallucinations, des délires paranoïaques d'empoisonnement et entendait des voix lui ordonnant de se tuer. Malgré ces diagnostics et ces observations de son comportement psychotique, il a été libéré à plusieurs reprises des institutions, et sa maladie mentale a été un facteur important sous-jacent à sa pathologie criminelle violente.
Sources et lectures complémentaires
- Earle Nelson (Wikipédia, en anglais)
- The Gorilla Man Strangler Case: Serial Killer Earle Nelson (crimewriterscanada.com)
- True Crime Author shares the story of Earle Nelson and his ... (discoverwestman.com)
Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-23.


