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vendredi 30 octobre 2026 Actualités et politique nationales

Climat Québec

Climat Québec est un parti politique provincial mineur au Québec fondé en 2021 par l'ancienne chef du Bloc Québécois et ex-ministre péquiste Martine Ouellet. Le parti se positionne au centre gauche de l'échiquier politique avec une double priorité : lutter contre la crise climatique et réaliser la souveraineté du Québec. Il présente des candidats partout dans la province, ayant fait campagne avec des dizaines de candidats lors des élections générales de 2022 et de 2026 et ayant participé à de nombreuses élections partielles. Le parti s'inscrit aussi dans un écosystème plus large d'initiatives pour le climat, comme le Sommet Québec Capitale Climat, qui rassemble des centaines de décideurs. Climat Québec représente une force politique distincte qui cherche à fusionner l'urgence environnementale et le projet d'indépendance du Québec, en critiquant l'influence des entreprises et certains projets d'infrastructure précis.

Fondation, direction et contexte politique

Climat Québec a été fondé en 2021 par Martine Ouellet, une figure ayant une vaste expérience au sein des mouvements politiques souverainistes québécois. Son départ de ces partis établis a été un catalyseur pour la création de Climat Québec, qu'elle dirige en tant que présidente fondatrice et principale porte-parole. La formation du parti a été motivée par la conviction que ni le Parti Québécois ni le Bloc Québécois ne priorisaient l'urgence climatique avec assez de vigueur tout en faisant avancer la cause indépendantiste. Dès sa création, le parti a été étroitement associé au parcours politique personnel de Martine Ouellet et à sa critique de l'influence des entreprises en politique, se positionnant comme une alternative pour les électeurs insatisfaits du statu quo.

Capitaine Québec roulant à la Marche pour le climat, Montréal
Photo : Jeangagnon / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Idéologie centrale et plateforme politique

L'idéologie de Climat Québec repose sur deux piliers fondamentaux et indissociables : une action résolue contre les changements climatiques et la poursuite de la souveraineté du Québec. Le parti décrit sa mission comme celle de créer « un nouveau pays pour agir », présentant explicitement l'indépendance politique comme un outil nécessaire pour mettre en œuvre des politiques environnementales complètes sans contraintes fédérales. Sa plateforme est très critique envers les lobbys corporatifs et les intérêts privés, qu'elle accuse d'entraver systématiquement une action climatique significative et la prise de décision démocratique. Sur des infrastructures précises, Climat Québec s'oppose notamment au projet de train à grande vitesse Alto reliant Toronto et Québec. Le parti soutient que les ressources du projet devraient plutôt être dirigées vers la modernisation des réseaux ferroviaires existants et l'établissement d'une liaison ferroviaire voyageurs dédiée et efficace entre Québec et Montréal. Cette position reflète une priorisation de la connectivité intrarégionale et du transport durable par rapport aux mégaprojets interprovinciaux qu'elle juge mal alignés avec la souveraineté écologique et économique du Québec.

La vision politique du parti s'inscrit dans le contexte des cadres climatiques gouvernementaux plus larges et y répond. Par exemple, il évolue dans un contexte où l'Agglomération de Québec a un Plan climat 2026-2035 visant l'adaptation aux changements climatiques et où la Loi sur la performance environnementale des bâtiments a été adoptée au niveau provincial. Cependant, Climat Québec considère probablement ces mesures comme insuffisantes, surtout après l'annonce du gouvernement du Québec d'un report de ses cibles de réduction des gaz à effet de serre pour 2030 à 2035. L'argument central du parti est que seul un Québec souverain peut agir avec la vitesse et la détermination exigées par la crise climatique, libéré des compromis du fédéralisme canadien et des puissants lobbys corporatifs. L'opposition du parti au projet de train Alto est un exemple concret de sa politique visant à réorienter les investissements vers les besoins internes du Québec et ses infrastructures existantes.

Vidéo : Sylvain Tremblay Climat Québec (nousTV, YouTube)

Historique électoral et déploiement des candidats

Depuis sa fondation, Climat Québec a participé à plusieurs élections provinciales et partielles, maintenant une présence constante bien qu'électoralement mineure. Lors de l'élection générale québécoise de 2022, le parti a présenté 54 candidats dans les circonscriptions de la province. Il a répété cet effort lors de l'élection générale de 2026, avec une liste légèrement réduite de 52 candidats. Le parti a démontré une persistance particulière à disputer les élections partielles, présentant souvent sa chef comme candidate. Martine Ouellet était la candidate lors de l'élection partielle d'avril 2022 dans Marie-Victorin, déclenchée par la démission de Catherine Fournier, où elle a obtenu 1,9 % des voix et terminé sixième sur douze candidats. Au-delà de cette première participation, Climat Québec a activement cherché à influencer les résultats dans les circonscriptions vacantes de l'Assemblée nationale, ce qui requiert une capacité organisationnelle soutenue pour recruter et soutenir des candidats même avec des ressources limitées.

Le parti a contesté les élections partielles provinciales suivantes, témoignant de son activité électorale continue. Il a participé à l'élection partielle de Marie-Victorin en avril 2022 avec Martine Ouellet comme candidate. Le parti a aussi participé à l'élection partielle provinciale de Saint-Henri–Sainte-Anne en 2023, à l'élection partielle provinciale de Jean-Talon en 2023, à l'élection partielle provinciale de Terrebonne en 2025, à l'élection partielle provinciale d'Arthabaska en 2025 et à l'élection partielle provinciale de Chicoutimi en 2026. Lors de l'élection partielle de Marie-Victorin en 2022, Martine Ouellet a obtenu 1,9 % des voix, se classant sixième sur douze candidats.

  • Élection partielle de Marie-Victorin, avril 2022 (Candidate : Martine Ouellet, 1,9 % des voix)
  • Élection partielle provinciale de Saint-Henri–Sainte-Anne, 2023
  • Élection partielle provinciale de Jean-Talon, 2023
  • Élection partielle provinciale de Terrebonne, 2025
  • Élection partielle provinciale d'Arthabaska, 2025
  • Élection partielle provinciale de Chicoutimi, 2026

Ces candidatures répétées, bien qu'elles n'aient abouti à aucun siège, démontrent l'engagement du parti à maintenir une présence visible dans l'arène électorale. Le parti a présenté cinquante-quatre candidats lors de l'élection générale québécoise de 2022 et cinquante-deux candidats lors de l'élection générale de 2026. Cet effort de présenter plus de cinquante candidats lors d'une élection générale indique un réseau de partisans à l'échelle de la province. Ces partisans sont prêts à se porter candidats pour la plateforme unique du parti sur la crise climatique et la sécession du Québec du Canada.

Capitaine Québec roulant à la Marche pour le climat, Montréal
Photo : Jeangagnon / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le Sommet Québec Capitale Climat et les événements associés

Au-delà de la politique électorale directe, Climat Québec s'inscrit dans un réseau plus large de plaidoyer climatique et de discussion politique au Québec, dont un nœud clé est le Sommet Québec Capitale Climat. Ce rassemblement majeur pour les acteurs de l'action climatique illustre le type d'espace de mobilisation où les idées du parti peuvent circuler. La deuxième édition de ce sommet s'est tenue le 8 juin 2026 au Centre des congrès de Québec. L'événement a attiré plus de 400 acteurs stratégiques des secteurs économique, politique, institutionnel et de la société civile de la région de Québec, avec pour objectif d'intégrer concrètement la transition climatique au cœur des activités organisationnelles. La programmation détaillée du sommet offrait aux participants des outils pratiques, des occasions de réseautage et une validation d'heures de formation par une attestation de participation. Les participants pouvaient apprendre comment les organisations locales innovent et agissent avec succès sur les enjeux climatiques, ce qui correspond à l'accent du parti sur l'action pratique et souveraine.

Le sommet de 2026 comportait plusieurs éléments et participants clés, soulignant son ampleur et les acteurs impliqués. La deuxième édition du Sommet Québec Capitale Climat a eu lieu le 8 juin 2026 au Centre des congrès de Québec. Plus de quatre cents décideurs économiques, politiques, institutionnels et de la société civile de la région ont assisté à l'événement. Le sommet visait à intégrer concrètement la transition climatique au cœur de leurs activités. Les participants comprenaient le président et chef de la direction de Beneva et le recteur de l'Université Laval, qui étaient coprésidents de Québec Capitale Climat.

  • Séance plénière d'ouverture avec un animateur et des dignitaires.
  • Un bilan des engagements majeurs annoncés l'année précédente pour accélérer la réduction des gaz à effet de serre et les mesures d'adaptation climatique.
  • Discours des coprésidents de Québec Capitale Climat, dont le président et chef de la direction de Beneva et le recteur de l'Université Laval.
  • Une table ronde avec des élus de diverses municipalités québécoises, dont un conseiller municipal et vice-président du comité exécutif de Québec.
  • Un atelier immersif intitulé « Scénario 2050 » basé sur des faits scientifiques, explorant les impacts climatiques extrêmes et la communication de crise.
  • Une session sur la Loi sur la performance environnementale des bâtiments, avec des témoignages d'experts et d'institutions.
  • Remise de prix reconnaissant les entreprises et organismes sans but lucratif des régions de Québec et de Lévis pour leurs réalisations en mobilité durable.

Une autre initiative connexe est le Rendez-vous de l'Action Climatique, dont la troisième édition s'est tenue les 25 et 26 mai 2026 à l'Auditorium Jean-Paul Tardif de l'Université Laval. Ces événements représentent l'engagement substantiel de la communauté des affaires et des politiques sur les enjeux climatiques. Le sommet a conseillé aux participants des alternatives de stationnement en raison de travaux à Place Québec, recommandant Place d’Youville ou l'édifice Marie-Guyart (Complexe G). Il a noté que les personnes à mobilité réduite étaient invitées à arriver par l'entrée au 1000, boulevard René-Lévesque Est. Les participants étaient aussi invités à planifier leurs déplacements en raison des travaux routiers à Québec.

Alignement avec l'action climatique municipale et institutionnelle

L'accent de Climat Québec sur l'action et la gouvernance locales trouve un écho dans diverses initiatives municipales et institutionnelles à travers la province, qui fonctionnent de manière indépendante mais partagent des objectifs similaires. Un exemple frappant est le Bureau du développement durable de Victoriaville, créé en 2023. Ce bureau a été mis sur pied pour refléter la volonté commune des élus et de l'organisation municipale de Victoriaville de jouer un rôle actif en développement durable et en adaptation climatique. Sa mission est d'accompagner la prise de décision responsable et l'adoption de pratiques durables, et son action s'articule autour des 17 Objectifs de développement durable des Nations Unies. Le bureau est doté de conseillers stratégiques et d'un directeur, représentant une approche municipale professionnalisée de l'agenda climatique qui fait écho à l'appel du parti pour une concentration gouvernementale dédiée.

Le travail de ces entités correspond à la critique du parti envers une gouvernance distante et inefficace et à son plaidoyer pour une action locale décisive. Le Plan climat 2026-2035 de l'Agglomération de Québec vise lui-même à améliorer la qualité de vie de la communauté par une ville mieux adaptée, un environnement plus sain et une économie locale forte et durable. Ces plans et bureaux municipaux démontrent que l'action climatique est opérationnalisée au niveau des gouvernements locaux, souvent avec un accent sur l'innovation et le développement économique. Le projet politique de Climat Québec peut être vu comme une tentative de transposer ce modèle de prise de décision proactive et souveraine à l'échelle de l'État québécois, soutenant que les mêmes principes de leadership local et de liberté face aux contraintes externes sont nécessaires pour un succès ultime contre la crise climatique. La plateforme du parti s'engage directement avec ces dynamiques locales, tout en plaidant pour le changement constitutionnel plus large de la souveraineté pour les rendre pleinement possibles.

Capitaine Québec roulant à la Marche pour le climat, Montréal
Photo : Jeangagnon / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Structure organisationnelle et engagement public

Climat Québec se présente comme une institution administrée de manière neutre et indépendante, dédiée à l'intégrité électorale et à la transparence, selon son profil officiel de parti. Son rayonnement public est centré sur un site web qui articule sa plateforme d'urgence climatique et de souveraineté, utilisant le slogan « Un nouveau pays pour agir ». Le parti s'engage dans des événements publics et des sommets liés à l'action climatique, cherchant à influencer le débat politique au-delà des urnes et à se connecter avec des organisations et des citoyens partageant les mêmes idées qui font partie du mouvement climatique plus large dans la province. Bien qu'il demeure un parti mineur en termes de succès électoral et de nombre de sièges, sa participation constante aux élections générales et partielles assure un certain degré de visibilité et d'attention médiatique continues. La structure du parti est typique des petits mouvements politiques au Québec, centrée sur une chef charismatique avec un profil public élevé et un message à double objectif clair, conçu pour attirer les électeurs désillusionnés par les partis plus grands et établis. Ses activités nécessitent la gestion des investitures de candidats, la collecte de fonds et la communication de la plateforme, le tout en opérant dans un paysage politique dominé par la Coalition Avenir Québec, le Parti Québécois et le Parti libéral du Québec. La persévérance de Climat Québec dans cet environnement montre l'engagement de ses partisans de base envers sa fusion unique d'environnementalisme et de nationalisme, et ses campagnes électorales répétées testent la résonance de ce message auprès de l'électorat québécois au fil du temps.

Climat Québec : questions fréquentes

Qui a fondé Climat Québec et quand ?

Climat Québec a été fondé en 2021 par Martine Ouellet. Ouellet est une ancienne ministre du gouvernement péquiste de Pauline Marois et une ancienne chef du Bloc Québécois au niveau fédéral. Elle a créé le parti pour faire avancer un agenda politique axé simultanément sur l'action climatique et la souveraineté du Québec, soutenant que les partis existants échouaient sur les deux fronts. Son expérience dans les milieux souverainistes politiques provinciaux et fédéraux a fourni la base de cette nouvelle entreprise politique.

Quels sont les principaux objectifs politiques de Climat Québec ?

Le parti a deux objectifs primaires : traiter la crise climatique comme une priorité urgente et réaliser l'indépendance du Québec par rapport au Canada. Il soutient que la souveraineté est nécessaire pour que le Québec puisse mettre en œuvre des politiques environnementales complètes sans ingérence fédérale ni influence des lobbyistes corporatifs. Le parti s'oppose aussi à des projets précis comme la ligne de train à grande vitesse Alto, préconisant plutôt des liaisons ferroviaires intrarégionales modernisées entre Québec et Montréal. Sa plateforme est critique envers les intérêts corporatifs et favorise la réorientation des investissements vers les infrastructures existantes.

Comment Climat Québec s'est-il comporté lors des élections québécoises ?

Climat Québec a participé aux élections en tant que parti mineur sans remporter de siège à l'Assemblée nationale. Il a présenté 54 candidats lors de l'élection provinciale de 2022 et 52 lors de l'élection de 2026. La chef du parti, Martine Ouellet, a obtenu 1,9 % des voix lors de l'élection partielle de Marie-Victorin en 2022, se classant sixième. Il a aussi participé à plusieurs autres élections partielles en 2023, 2025 et 2026, maintenant une présence électorale constante bien que modeste à travers la province dans des circonscriptions comme Saint-Henri–Sainte-Anne et Jean-Talon.

Qu'est-ce que le Sommet Québec Capitale Climat ?

Le Sommet Québec Capitale Climat est un sommet majeur sur l'action climatique tenu à Québec. Sa deuxième édition a eu lieu le 8 juin 2026 au Centre des congrès de Québec, rassemblant plus de 400 décideurs économiques, politiques et institutionnels. Le sommet vise à intégrer la transition climatique dans les activités organisationnelles par des plénières, des ateliers et du réseautage, et il remet des prix pour la mobilité durable. Il représente la communauté plus large de l'action climatique au Québec où les idées correspondant à la plateforme de Climat Québec sont discutées et promues.

Quelle est la position de Climat Québec sur les infrastructures de transport ?

Climat Québec s'oppose au projet de train à grande vitesse Alto reliant Toronto et Québec. Le parti croit que les ressources pour un tel mégaprojet interprovincial devraient être réorientées pour moderniser les réseaux ferroviaires existants et établir une liaison ferroviaire voyageurs dédiée entre Québec et Montréal. Cette politique reflète une concentration sur le transport durable intrarégional et un scepticisme envers les projets qu'il ne voit pas comme priorisant les besoins écologiques et de souveraineté spécifiques du Québec. Le parti présente cela comme un choix entre des projets interprovinciaux pilotés par les entreprises et un développement interne pragmatique et affirmant la souveraineté.

Climat Québec est-il associé à des initiatives climatiques municipales ?

Bien qu'il n'en soit pas l'opérateur direct, la plateforme de Climat Québec s'aligne avec les actions climatiques au niveau municipal au Québec. Des exemples incluent le Bureau du développement durable de Victoriaville, créé en 2023 pour promouvoir le développement durable et l'adaptation climatique, et le Plan climat 2026-2035 de l'Agglomération de Québec. Le parti s'engage avec les idées et les acteurs au sein de cet écosystème plus large de gouvernance climatique locale, qu'il voit comme un modèle pour l'action étatique souveraine. Ces initiatives démontrent le genre de concentration pratique et localisée que le parti préconise de transposer à l'échelle provinciale.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-30.

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