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mardi 3 novembre 2026 Actualités et politique nationales

Canadiens dépossédés de leur citoyenneté

Les Canadiens dépossédés de leur citoyenneté sont des personnes qui n'ont pas été officiellement reconnues comme citoyennes canadiennes ou qui ont perdu leur citoyenneté à leur insu en raison de dispositions historiques de la loi sur la nationalité canadienne. Le terme englobe les personnes nées à l'étranger de parents canadiens, les épouses de guerre et celles touchées par la discrimination fondée sur le genre dans les anciens statuts. Ces personnes ont rencontré des obstacles pour obtenir des passeports, des soins de santé et des pensions. Le problème a été largement résolu par l'adoption du projet de loi C-3, entré en vigueur le 15 décembre 2025, qui a supprimé la limite de la première génération pour l'obtention de la citoyenneté par filiation et a restauré le statut de nombreux descendants d'émigrants canadiens.

Racines historiques et causes juridiques

Le phénomène des Canadiens dépossédés de leur citoyenneté découle de l'évolution du Canada, passant de la sujétion britannique à une nationalité distincte. Avant l'entrée en vigueur de la première Loi sur la citoyenneté canadienne le 1er janvier 1947, les personnes au Canada étaient considérées comme des sujets britanniques. La loi de 1947 et ses successeurs, y compris la Loi sur la citoyenneté de 1977, contenaient des dispositions qui ont privé de leur citoyenneté des milliers de personnes ou en ont empêché l'acquisition. Une cause principale était le principe juridique selon lequel la citoyenneté ne pouvait être transmise qu'à la première génération née à l'étranger. D'autres causes incluaient les lois qui révoquaient la citoyenneté canadienne d'une femme si elle épousait un non-Canadien avant 1947, et les règles qui retiraient la citoyenneté aux enfants si leur père se naturalisait dans un autre pays. L'Association du Barreau canadien a soutenu que le problème fondamental était la dépendance continue de la législation à des références statutaires désuètes, comme la Loi de naturalisation de 1914, qui incorporait des valeurs dépassées et créait des exclusions systémiques.

De nombreuses personnes n'ont découvert leur absence de statut que plus tard dans leur vie, lorsqu'elles ont demandé un passeport, une pension de vieillesse ou des soins de santé. Le cadre juridique a créé plusieurs catégories distinctes de Canadiens dépossédés. Celles-ci incluaient les épouses de guerre et leurs enfants qui n'ont jamais été naturalisés, les personnes nées hors mariage de militaires canadiens en poste à l'étranger et les bébés non enregistrés nés aux États-Unis de parents canadiens. Un autre groupe important était celui des Canadiens de deuxième génération nés à l'étranger qui ont perdu leur citoyenneté pour avoir omis de présenter une demande pour la conserver avant leur 28e anniversaire, une règle qui a existé entre 1977 et 2009. L'effet cumulatif de ces règles a été de créer une diaspora de personnes ayant des liens indéniables avec le Canada mais légalement invisibles pour l'État.

Transparent Canada passport icon
Photo : Moxy / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Réformes législatives et lacunes persistantes

Le Parlement a fait plusieurs tentatives pour remédier aux injustices subies par les Canadiens dépossédés, bien que chaque réforme ait initialement laissé de nouvelles lacunes. Le premier amendement majeur a été le projet de loi C-37, qui a reçu la sanction royale le 17 avril 2008 et est entré en vigueur le 17 avril 2009. Cette législation a restauré la citoyenneté à beaucoup de ceux qui l'avaient perdue, y compris ceux nés à l'étranger d'une mère citoyenne canadienne après 1947 et les épouses de guerre. Cependant, elle a introduit une nouvelle restriction connue sous le nom de limite de la première génération. Cette règle stipulait qu'un citoyen canadien né à l'étranger ne pouvait pas transmettre la citoyenneté à ses propres enfants nés hors du Canada. Cette disposition a créé une nouvelle cohorte de Canadiens dépossédés. D'autres amendements en 2015 visaient à combler les lacunes, notamment pour ceux qui avaient perdu le statut de sujet britannique avant 1947, mais la limite de la première génération est restée un obstacle.

Des cas notoires ont mis en lumière le coût humain de cette limite. Rachel Chandler, née en Chine d'un père lui-même fils de parents canadiens né en Libye, s'est retrouvée apatride parce que son père ne pouvait pas transmettre la citoyenneté selon les règles postérieures à 2009. John Nicolas Fortin-Rodriguez, né au Mexique en 2011 d'un père né à la base des Forces canadiennes Lahr en Allemagne de l'Ouest, s'est vu refuser la citoyenneté pour être de deuxième génération née à l'étranger. Ces cas, ainsi que d'autres impliquant de la discrimination fondée sur le genre comme celui de Kasey Neal, ont démontré que la loi restait imparfaite. La situation a créé un besoin évident d'une action législative supplémentaire pour résoudre complètement le problème.

Vidéo : The Hidden Stories of Lost Canadians and Why Media Fails Us with Don Chapman Part II (InterestingMD, YouTube)

Le recours judiciaire de 2023 et le projet de loi C-3

Un changement majeur s'est produit en 2023 avec la décision de la Cour supérieure de justice de l'Ontario dans l'affaire Bjorkquist et al. c. Procureur général du Canada. La cour a jugé que la limite de la première génération pour l'obtention de la citoyenneté par filiation était inconstitutionnelle et a ordonné au gouvernement de modifier la Loi sur la citoyenneté. La législation répondante, le projet de loi C-3, est entrée en vigueur le 15 décembre 2025. La loi a supprimé entièrement la limite de la première génération, permettant ainsi à la citoyenneté d'être transmise par une lignée ancestrale ininterrompue, peu importe le nombre de générations nées à l'étranger. Elle a également restauré la citoyenneté aux personnes qui l'avaient perdue ou à qui elle avait été refusée en vertu des lois antérieures et a étendu l'admissibilité à certains descendants de ceux qui ont obtenu la citoyenneté grâce aux amendements de 2009 et 2015.

La mise en œuvre du projet de loi C-3 a déclenché une augmentation immédiate des demandes de preuve de citoyenneté. Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, entre le 15 décembre 2025 et le 31 janvier 2026, le ministère a reçu 12 430 demandes. Au 31 mai 2026, il avait délivré 23 490 certificats de citoyenneté, dont 6 100 émis en vertu des nouvelles règles multigénérationnelles. Près de la moitié des nouveaux citoyens reconnus sont nés aux États-Unis, reflétant la grande diaspora de descendants de la migration historique des Canadiens français vers la Nouvelle-Angleterre. Le directeur parlementaire du budget avait estimé un bassin potentiel de 115 000 demandeurs. Le système administratif a rapidement été submergé, les demandes en attente passant de 56 000 en avril 2026 à 121 800 en août, et les délais de traitement affichés doublant de 12 à 25 mois.

Impact administratif et défis documentaires

L'afflux de demandes en vertu du projet de loi C-3 a exercé une pression sans précédent sur le traitement de l'immigration et sur les institutions archivistiques au Canada et aux États-Unis. Les demandeurs doivent fournir une preuve documentée d'une chaîne ancestrale ininterrompue remontant à un citoyen canadien, ce qui a entraîné une augmentation des demandes de recherche généalogique. L'Association des archivistes du Canada a rapporté que certaines institutions membres ont vu la demande augmenter de 100 à 300 %. Les archives nationales du Québec, un dépôt crucial pour les registres paroissiaux d'avant la Confédération, ont reçu environ 1 500 demandes d'Américains en mars 2026, contre 43 en mars de l'année précédente. Les archives de la Nouvelle-Écosse ont commencé à avertir de délais de réponse d'un mois en raison du volume.

L'arriéré de traitement à IRCC a rapidement augmenté, mettant en lumière un écart entre la demande projetée et la demande réelle. Dans son témoignage devant la Chambre des communes en octobre 2025, la ministre de l'Immigration, Lena Metlege Diab, avait projeté des volumes de demandes de l'ordre de dizaines de milliers avec le temps et avait déclaré qu'aucune vague n'était attendue. La réalité s'est avérée radicalement différente. Le ministère a fait face à des erreurs administratives, y compris la suspension d'environ 100 certificats déjà délivrés en juin 2026 en raison de préoccupations documentaires. Bien que la plupart aient été restaurés par la suite, 17 bénéficiaires risquaient une révocation s'ils ne pouvaient pas produire une preuve acceptable dans les 60 jours. Cet incident a montré les défis complexes de vérification inhérents au traitement des demandes historiques basées sur des archives anciennes et souvent manuscrites.

Cas individuels notables

Tout au long de la lutte de plusieurs décennies, les histoires de Canadiens dépossédés individuels ont donné un visage humain aux complexités juridiques et ont stimulé l'action publique et politique. Guy Vallière était un vétéran de la Seconde Guerre mondiale décédé en février 2009 alors qu'il attendait sa citoyenneté après une promesse publique de la ministre de l'époque, Diane Finley. Kasey Neal, alors qu'elle était une petite enfant en 2010, s'est vu refuser la citoyenneté parce que sa lignée canadienne passait par une grand-mère plutôt qu'un grand-père, malgré un arrêt de la Cour suprême de 1997 contre une telle discrimination fondée sur le genre. Priscilla Corrie, une épouse de guerre de 87 ans, s'est vu refuser un passeport en 2010 malgré le fait qu'elle recevait des pensions canadiennes, mais sa citoyenneté a été restaurée après une couverture médiatique. Sandra Burke est arrivée au Canada à l'âge de six ans avec son père canadien, a été abandonnée et a fait face à une expulsion à l'âge de 66 ans en 2010 avant de finalement prêter serment de citoyenneté en décembre de la même année.

  • Jackie Scott : Née en Angleterre en 1945 d'un soldat canadien et d'une mère britannique, elle s'est vu refuser une carte de citoyenneté en 2005 parce que ses parents n'étaient pas mariés à sa naissance, ce qui l'a conduite à demander une révision judiciaire en 2013.
  • Byrdie Funk : Née au Mexique de parents canadiens, elle a manqué la date limite pour présenter une demande de conservation de sa citoyenneté avant l'âge de 28 ans, une règle archaïque abolie en 2009 mais non rétroactive. Elle a retrouvé sa citoyenneté le 1er juillet 2017.
  • Robert Goulet : Le célèbre artiste était un Canadien dépossédé notable décédé avant que sa demande de citoyenneté ne soit approuvée.

D'autres cas impliquaient un Canadien de deuxième génération né à l'étranger qui n'avait pas présenté de demande pour conserver sa citoyenneté avant son 28e anniversaire, conformément aux lois sur la citoyenneté de 1946 et 1977. Un autre exemple était une femme qui avait épousé un non-Canadien avant 1947, ce qui lui avait fait perdre sa citoyenneté. Dans la plupart des cas, les Canadiens dépossédés n'ont jamais su qu'ils n'étaient pas citoyens jusqu'à ce qu'ils demandent des pensions gouvernementales ou tentent de recevoir des soins de santé ou de demander des passeports. Leurs luttes personnelles ont démontré l'impact humain de ces dispositions légales et ont contribué à bâtir le cas en faveur d'une réforme légale systémique sur de nombreuses années.

Profil démographique des demandeurs post-2025

Le groupe le plus important identifiable cherchant la citoyenneté en vertu du projet de loi C-3 est celui des descendants de Canadiens français qui ont émigré aux États-Unis, principalement entre 1840 et 1930. Motivés par des difficultés économiques au Québec, environ un million de personnes ont migré vers les usines textiles de la Nouvelle-Angleterre et d'autres centres industriels. Leurs descendants, souvent éloignés de plusieurs générations, ont conservé des noms de famille et des liens avec les paroisses ancestrales au Québec. Pour ces personnes, le projet de loi C-3 a ouvert une voie vers la reconnaissance formelle d'une identité ancestrale longtemps entretenue. Les données sur l'immigration du début 2026 montrent que les personnes nées aux États-Unis constituaient près de la moitié de tous les nouveaux détenteurs de certificats, 3 110 d'entre eux se qualifiant spécifiquement grâce aux dispositions élargies sur l'ascendance multigénérationnelle.

MesureChiffrePériode
Demandes reçues12 430Du 15 déc. 2025 au 31 janv. 2026
Certificats émis23 490Du 15 déc. 2025 au 31 mai 2026
Certificats selon les nouvelles règles multigén.6 100Du 15 déc. 2025 au 31 mai 2026
Demandes en attente121 800En août 2026
Délai de traitement estimé25 moisAu 10 août 2026

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, 1 480 personnes avaient été confirmées comme citoyennes par filiation en vertu de la nouvelle loi en janvier 2026. L'ampleur de l'intérêt a eu un impact administratif significatif. Gérer cette vague et vérifier les demandes, ce qui peut nécessiter de travailler avec des archives historiques, reste un défi majeur pour le gouvernement. Le directeur parlementaire du budget avait estimé un bassin potentiel de 115 000 demandeurs.

Défense continue et problèmes non résolus

Bien que le projet de loi C-3 ait abordé l'obstacle juridique fondamental de la limite de la première génération, des groupes de défense comme l'Institut pour la citoyenneté canadienne continuent de travailler sur des questions plus larges d'inclusion et de rétention des immigrants. Pour les Canadiens dépossédés spécifiquement, le problème contemporain principal est passé de l'exclusion juridique à l'arriéré administratif. En août 2026, les délais d'attente pour les certificats de citoyenneté avaient gonflé à 25 mois, laissant des milliers de personnes dans un vide juridique malgré leur droit. Cet arriéré a suscité des discussions sur des recours juridiques potentiels, y compris des demandes de brefs d'habeas corpus pour obliger IRCC à traiter les demandes plus rapidement.

Certaines catégories restreintes de cas peuvent encore échapper au cadre juridique réparé. En 2009, il y avait encore certaines personnes parfois qualifiées de Canadiens dépossédés, y compris certains enfants d'épouses de guerre, des enfants nés hors mariage pendant la Seconde Guerre mondiale et des mennonites à qui la citoyenneté a été refusée. Au 21 octobre 2009, 81 personnes étaient considérées comme étant dans cette situation. La suspension initiale de certains certificats en juin 2026 indiquait une rigueur continue dans le processus de vérification qui pourrait mener à d'autres litiges. L'objectif de la défense a évolué de la recherche d'un changement législatif à l'assurance d'une administration efficace, équitable et transparente de la nouvelle loi.

Canadiens dépossédés de leur citoyenneté : questions fréquentes

Combien de personnes ont demandé la citoyenneté selon les nouvelles règles ?

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a reçu 12 430 demandes entre le 15 décembre 2025 et le 31 janvier 2026. D'ici la fin mai 2026, le ministère avait délivré 23 490 certificats de citoyenneté. Parmi ceux-ci, 6 100 certificats ont été émis en vertu des nouvelles règles multigénérationnelles établies par les amendements de 2025. Cependant, l'arriéré de demandes en attente est passé à 121 800 en août 2026.

Qui est considéré comme un Canadien dépossédé de sa citoyenneté ?

Un Canadien dépossédé de sa citoyenneté est une personne qui a soit perdu, soit n'a jamais acquis la citoyenneté canadienne en raison d'aspects particuliers de la loi historique sur la nationalité. Cette définition inclut quelqu'un né dans un autre pays qui n'a pas vécu au Canada à son 24e anniversaire, une épouse de guerre ou un enfant d'épouse de guerre qui n'a jamais été naturalisé, et ceux dont le père s'est naturalisé dans un autre pays alors qu'ils étaient enfants. Elle inclut également les personnes touchées par des règles discriminatoires fondées sur le genre, comme celles dont le lien impliquait une filiation par une femme, et les Canadiens de deuxième génération nés à l'étranger qui n'ont pas présenté de demande pour conserver leur citoyenneté avant leur 28e anniversaire. Beaucoup ignoraient leur statut de non-citoyen jusqu'à ce qu'ils demandent un passeport, une pension gouvernementale ou des soins de santé.

Qu'était la limite de la première génération et comment a-t-elle créé des Canadiens dépossédés ?

La limite de la première génération était une disposition, notamment renforcée par les amendements de 2009, qui stipulait qu'un citoyen canadien né à l'extérieur du Canada ne pouvait pas transmettre la citoyenneté à son propre enfant né à l'étranger. Cela signifiait que la deuxième génération née à l'étranger était automatiquement exclue de la citoyenneté. Cette règle a créé un nouveau groupe de Canadiens dépossédés, comme Rachel Chandler et John Nicolas Fortin Rodriguez, nés à l'étranger d'un parent canadien également né à l'étranger. La limite a rompu la chaîne de citoyenneté pour les descendants d'émigrants canadiens jusqu'à ce qu'elle soit jugée inconstitutionnelle dans l'arrêt Bjorkquist de 2023.

Quels changements a apportés le projet de loi C-3, adopté en 2025 ?

Le projet de loi C-3 est entré en vigueur le 15 décembre 2025, modifiant la Loi sur la citoyenneté pour supprimer la limite de la première génération pour l'obtention de la citoyenneté par filiation. La législation permet aux personnes de revendiquer la citoyenneté canadienne par une lignée ancestrale ininterrompue, peu importe le nombre de générations nées à l'étranger, si elles peuvent documenter leur filiation. Elle a également restauré la citoyenneté à ceux qui l'avaient perdue ou à qui elle avait été refusée en vertu des lois antérieures. En janvier 2026, 1 480 personnes avaient été confirmées comme citoyennes en vertu de la nouvelle loi.

Pourquoi tant de demandeurs viennent-ils des États-Unis ?

Un grand nombre de demandeurs viennent des États-Unis parce qu'ils sont les descendants de Canadiens français qui ont émigré du Québec vers la Nouvelle-Angleterre entre environ 1840 et 1930. Les historiens estiment que jusqu'à un million de personnes ont migré pendant cette période. Leurs descendants étaient exclus par la limite de la première génération. La suppression de cette limite par le projet de loi C-3 en 2025 a débloqué ce bassin potentiel de demandeurs, les personnes nées aux États-Unis constituant près de la moitié des nouveaux citoyens reconnus en vertu des dispositions élargies sur l'ascendance.

Y a-t-il encore des Canadiens dépossédés qui ne peuvent pas obtenir la citoyenneté ?

Bien que le projet de loi C-3 ait résolu le principal obstacle structurel de la limite de la première génération, certains cas marginaux des lois antérieures peuvent persister. En 2009, certaines personnes, y compris certains enfants d'épouses de guerre et des enfants nés hors mariage pendant la Seconde Guerre mondiale, étaient encore parfois qualifiées de Canadiens dépossédés. Cependant, le problème contemporain principal n'est pas l'exclusion juridique mais un arriéré administratif significatif. Les délais de traitement pour les demandes de preuve de citoyenneté ont atteint 25 mois en août 2026, ce qui retarde la reconnaissance formelle pour beaucoup de ceux qui y ont déjà droit en vertu de la loi.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-11-03.

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