Kai l’auto-stoppeur
Caleb Lawrence McGillvary, connu sous le nom de Kai l’auto-stoppeur à la hache, est un Canadien dont la vie a été irrémédiablement changée par une vidéo virale. En février 2013, une entrevue accordée à une station de nouvelles locales de Fresno, en Californie, où il racontait avoir utilisé une hache pour stopper une attaque violente, l’a propulsé au rang de héros d’Internet. Quelques mois plus tard, son arrestation pour le meurtre de l’avocat du New Jersey Joseph Galfy a transformé son histoire en une saga de fait divers. McGillvary a été reconnu coupable de meurtre au premier degré en 2019 et condamné à 57 ans de prison, une condamnation confirmée en appel en 2021. Son parcours, de la célébrité virale à l’incarcération, a ensuite été retracé dans un documentaire Netflix en 2023, faisant de son cas une histoire criminelle notable liée au Canada.
Jeunesse et antécédents
Caleb McGillvary est né le 3 septembre 1988 à Edmonton, en Alberta. Il a déclaré que son enfance a été marquée par l’instabilité, ayant été élevé dans ce qu’il a décrit comme une secte chrétienne fondamentaliste et ayant vécu le divorce de ses parents. McGillvary a aussi rapporté avoir été victime d’agression sexuelle dans sa jeunesse. Adolescent, sa famille a déménagé à St. Paul, en Alberta, où il a fréquenté la St. Paul Regional High School. Au début de l’âge adulte, McGillvary a adopté le nom « Kai » après ce qu’il a appelé une « marche spirituelle » alors qu’il vivait dans une réserve autochtone. Avant d’attirer l’attention du public, il vivait comme un itinérant, un mode de vie qu’il préférait qualifier de « sans attache », et il ne possédait aucune pièce d’identité officielle, aucune assurance maladie ni permis de conduire. Cette existence sans racines a préparé le terrain pour ses voyages en auto-stop à travers l’Amérique du Nord, qui l’ont finalement conduit aux événements en Californie et au New Jersey.
L’incident de Fresno et la célébrité virale
En février 2013, la vie de McGillvary a changé du tout au tout à la suite d’un incident à Fresno, en Californie. Il faisait de l’auto-stop lorsqu’il a été pris en stop par Jett Simmons McBride, un homme que McGillvary a décrit comme se prétendant être Jésus-Christ et pesant environ 300 livres. Selon le récit de McGillvary, McBride a commencé à lui parler de son passé, notamment du fait qu’il avait violé une fille de 14 ans aux Îles Vierges. McBride a ensuite soudainement percuté avec sa voiture un camion de service public stationné, coincant un ouvrier. Lorsqu’une passante est arrivée pour aider, McBride est sorti du véhicule et l’a attaquée en la serrant violemment. Croyant sa vie en danger immédiat, McGillvary a récupéré une hache dans son sac à dos et a frappé McBride à plusieurs reprises à la tête pour arrêter l’agression. Il a ensuite été interrogé par la police et relâché sans accusation.
La filiale locale de Fox, KMPH-TV, a interviewé McGillvary, et le journaliste Jessob Reisbeck a téléversé la vidéo sur YouTube le 2 février 2013. La vidéo, mettant en scène le récit animé de McGillvary où il s’exclamait « Smash, smash, SUH-MASH », s’est rapidement propagée en ligne. En octobre 2025, la vidéo originale avait cumulé plus de 8,6 millions de vues. Les Gregory Brothers ont échantillonné l’entrevue pour en faire une chanson, amplifiant davantage sa portée. Cette soudaine célébrité a conduit à de nombreuses offres médiatiques. La séquence d’événements suivant la diffusion de la vidéo a inclus plusieurs moments clés qui ont propulsé McGillvary sous les projecteurs nationaux.
- La vidéo de l’entrevue originale a été téléversée sur YouTube par le journaliste Jessob Reisbeck le 2 février 2013.
- La vidéo a obtenu plus de 8,6 millions de vues en octobre 2025.
- Les Gregory Brothers ont créé un échantillon musical à partir de l’audio de l’entrevue.
- McGillvary est apparu à l’émission Jimmy Kimmel Live ! le 11 février 2013.
- Il a été interviewé à nouveau à Inside Edition en janvier 2020, où la vidéo virale a été rediffusée.
- Il a été invité à chanter et à jouer de la guitare à la salle de musique Fulton 55 de Fresno.
La perception publique a fait de McGillvary une figure héroïque pour ses actions lors de l’incident de Fresno. La vidéo de lui racontant le sauvetage dramatique est devenue virale sur YouTube, recevant des millions de vues. Ses admirateurs le considéraient comme un héros pour avoir sauvé la femme, et la nature virale de la vidéo a entraîné de nombreuses offres médiatiques. Cette célébrité a fondamentalement modifié la trajectoire de sa vie avant son arrestation subséquente pour meurtre.
Arrestation et meurtre de Joseph Galfy
Seulement quelques mois après avoir atteint la célébrité sur Internet, McGillvary a été arrêté le 16 mai 2013 en lien avec la mort de l’avocat du New Jersey Joseph Galfy, âgé de 73 ans. Galfy a été retrouvé battu à mort dans sa maison de Clark, au New Jersey. L’enquête a révélé que les deux hommes s’étaient rencontrés pour la première fois à Times Square, à New York, environ un jour et demi avant le meurtre, Galfy ayant offert à McGillvary un endroit où loger. L’arrestation de McGillvary a été facilitée par sa propre notoriété sur Internet. Il a été reconnu dans un Starbucks de Philadelphie par une personne qui a alerté la police. Suite à l’arrestation, l’audience de la vidéo originale de Fresno a de nouveau bondi, et les admirateurs qui le voyaient comme un héros ont établi un fonds de défense juridique pour son affaire au New Jersey.
McGillvary a fourni un récit radicalement différent des événements à la police et plus tard à ses adeptes en ligne. Il a affirmé qu’après que Galfy lui eut offert un abri, l’avocat l’avait drogué et agressé sexuellement. McGillvary a soutenu qu’il s’était réveillé désorienté, avait découvert l’agression et avait tué Galfy en légitime défense lors d’une confrontation. Il a détaillé ces allégations dans une publication Facebook graphique, demandant à ses adeptes : « Que feriez-vous si vous vous réveillez la tête lourde, avec un goût métallique dans la bouche, dans la maison d’un inconnu ? ». Les procureurs, cependant, ont soutenu que la rencontre sexuelle était consensuelle et que le meurtre était prémédité. Alors qu’il attendait son procès à la prison du comté d’Union en juillet 2013, McGillvary a été hospitalisé après s’être infligé des blessures. La défense a ensuite mis en lumière plusieurs incohérences dans l’enquête qu’elle croyait saper la cause de l’accusation, préparant le terrain pour une bataille judiciaire controversée.
Procès, condamnation et appels
McGillvary est resté emprisonné pendant plus de cinq ans avant que son procès ne débute le 1er avril 2019. Le procès, qui a duré quatre semaines, a vu McGillvary prendre la parole en sa propre défense, où il s’est montré particulièrement combatif pendant le contre-interrogatoire. Il a failli provoquer sa propre expulsion de la salle d’audience après un éclat pendant les plaidoiries finales de son avocat de la défense. Le jury l’a reconnu coupable de meurtre au premier degré. En le condamnant à 57 ans de prison, le juge a noté que McGillvary devait purger 85 % de cette peine avant d’être admissible à la libération conditionnelle. Le juge a déclaré que lorsqu’il deviendrait admissible à la libération conditionnelle, il serait encore plus jeune que M. Galfy au moment où il l’avait assassiné. Compte tenu de la détention préventive, McGillvary aura environ 73 ans lorsqu’il sera admissible à la libération conditionnelle vers octobre 2061. Galfy avait 73 ans au moment de sa mort.
McGillvary a fait appel de la condamnation, alléguant 15 cas d’inconduite, d’abus de discrétion et d’inefficacité de l’assistance d’un avocat. Il a également soutenu que le verdict du jury n’était pas étayé par des preuves et que les procureurs avaient déformé sa défense. En août 2021, un panel de deux juges de la Cour d’appel du New Jersey a confirmé la condamnation pour meurtre, rejetant tous les arguments. La cour d’appel a noté que le témoignage du médecin légiste indiquait que les blessures de Galfy étaient graves et résultaient d’une force dépassant ce qui serait nécessaire pour arrêter une avance sexuelle. Le panel a conclu que le dossier ne suggérait pas qu’une erreur judiciaire s’était produite. McGillvary reste incarcéré à la New Jersey State Prison à Trenton. Les principales procédures judiciaires et les résultats de son affaire sont résumés dans la chronologie suivante.
- Arrestation pour meurtre : 16 mai 2013.
- Début du procès : 1er avril 2019.
- Reconnu coupable de meurtre au premier degré : avril 2019.
- Condamné à 57 ans de prison : mai 2019.
- Appel déposé : suite à la condamnation de 2019.
- Condamnation confirmée par la Cour d’appel du New Jersey : août 2021.
- Date prévue d’admissibilité à la libération conditionnelle : vers octobre 2061.
McGillvary a été arrêté pour meurtre en mai 2013. Il a été emprisonné pendant plus de cinq ans en attendant son procès, qui a débuté en avril 2019. Un jury l’a reconnu coupable de meurtre, et il a été condamné à 57 ans de prison. La Cour d’appel du New Jersey a confirmé la condamnation pour meurtre en août 2021, clôturant effectivement le processus de révision judiciaire standard.
Incohérences de l’enquête et arguments de la défense
L’enquête et le procès ont impliqué plusieurs détails litigieux que McGillvary et ses partisans ont soulignés comme sapant la cause de l’État. La défense a pointé de multiples incohérences dans l’enquête policière sur la mort de Joseph Galfy. Celles-ci incluaient le refus des forces de l’ordre de procéder à un kit de viol pour McGillvary après qu’il eut signalé l’agression sexuelle. Les autorités ont également permis au frère de la victime, qui était policier, de travailler sur la scène du crime. Les enquêteurs ont lavé les verres à boire de la scène qui auraient pu être testés pour des drogues afin de corroborer ou d’infirmer la prétention de McGillvary d’avoir été drogué. Les preuves sanguines sur les lieux n’ont pas été adéquatement testées selon la défense. Ces problèmes procéduraux ont formé une partie centrale des arguments de l’appel, qui ont finalement été rejetés par la cour supérieure.
Pendant son témoignage au procès, McGillvary a fait des déclarations qui ont été utilisées par l’accusation pour contester sa prétention de légitime défense. Il a soutenu qu’après la vidéo virale, il n’avait aucune raison de chercher une rencontre sexuelle avec Galfy, qu’il a décrit comme peu attrayant. McGillvary a déclaré que beaucoup de personnes attirantes s’intéressaient à lui après l’incident en Californie et que Galfy n’était « pas un canon ». L’accusation a soutenu que cela démontrait la préméditation et un manque de crainte crédible. La stratégie de la défense reposait largement sur la peinture de McGillvary comme une victime d’agression ayant réagi violemment, tandis que l’accusation se concentrait sur la nature extrême des blessures de Galfy et les actions de McGillvary après les faits. Les juges d’appel ont noté que les blessures étaient trop graves pour correspondre à une simple réaction défensive, un point qui a pesé lourdement dans leur décision de confirmer la condamnation.
Documentaire Netflix et poursuite subséquente
Le 10 janvier 2023, Netflix a diffusé le documentaire The Hatchet Wielding Hitchhiker, qui retraçait l’ascension vers la célébrité virale de McGillvary et son procès pour meurtre. Le film comprenait des entrevues avec le journaliste de KMPH Jessob Reisbeck, des membres du personnel de Jimmy Kimmel, la famille de McGillvary et des responsables des forces de l’ordre, dont le sergent Jeff Stricker de la police de Fresno. La diffusion du documentaire a suscité un regain d’intérêt médiatique pour l’affaire. McGillvary a réagi depuis la prison, affirmant que Netflix ne l’avait pas payé et qu’il avait été impitoyablement exploité par la production. Il a intenté une action en justice contre les cinéastes et les personnes interviewées, soutenant que de fausses déclarations avaient été faites à son sujet dans le documentaire.
En février 2023, McGillvary, agissant comme son propre avocat depuis la prison, a déposé une poursuite contre Netflix, la société de production Bunim-Murray et plusieurs personnes interviewées pour le documentaire. Sa plainte incluait des allégations de diffamation et de violation du droit d’auteur. Une allégation clé était que Gabriel Sanchez, un employé de la salle de musique Fulton 55 de Fresno, avait faussement dit aux cinéastes que McGillvary avait admis avoir fourni des drogues à Jett McBride avant l’attaque de Fresno. En juillet 2024, un juge de la Cour de district des États-Unis a rejeté la plupart des demandes mais a permis à une seule allégation de diffamation contre Sanchez de poursuivre, jugeant que les allégations étaient suffisantes pour surmonter les obstacles juridiques pour une figure publique limitée. Cette réactivation partielle a été confirmée par la Cour d’appel du neuvième circuit des États-Unis en octobre 2024, bien que l’affaire globale ait ensuite été rejetée avec préjudice. Les allégations juridiques dans la poursuite de McGillvary portaient sur des déclarations spécifiques faites dans le documentaire.
- Allégation de diffamation contre Gabriel Sanchez pour avoir prétendu que McGillvary avait fourni des drogues à Jett McBride.
- Allégation de diffamation contre le sergent Jeff Stricker de la police de Fresno pour avoir déclaré que McGillvary avait une certaine responsabilité dans les événements de Fresno.
- Allégations de violation du droit d’auteur liées à l’utilisation de ses images d’entrevue.
- Poursuite globale rejetée avec préjudice en octobre 2024 après l’appel.
En réponse à un documentaire Netflix sur lui, McGillvary a affirmé avoir été impitoyablement exploité. Il a intenté une poursuite depuis la prison, qui incluait une allégation de diffamation. Une cour d’appel américaine a partiellement réactivé une seule allégation de diffamation contre une personne interviewée dans le documentaire. Cependant, la cour a largement confirmé le rejet de ses autres demandes, limitant sa capacité à obtenir une compensation.
Perception publique et importance de l’affaire
L’affaire de Caleb McGillvary présente une étude complexe de l’intersection entre la célébrité virale sur Internet, la santé mentale et le système judiciaire. Sa représentation initiale en tant qu’auto-stoppeur héroïque ayant sauvé une femme avec une hache a créé un récit puissant qui entrait en conflit avec son identité ultérieure de meurtrier condamné. Cette dualité a fait de son procès un sujet de fascination publique intense. Les admirateurs de la vidéo originale ont amassé des fonds pour sa défense, illustrant comment la popularité en ligne peut se traduire par un soutien dans le monde réel, même pour une personne accusée d’un crime grave. Le cycle médiatique est revenu à plusieurs reprises sur son histoire, de l’entrevue initiale de Fresno à l’apparition chez Jimmy Kimmel, l’arrestation pour meurtre, le procès et finalement le documentaire Netflix.
Les procédures judiciaires ont également mis en lumière les défis dans les affaires impliquant des accusés itinérants et des allégations d’agression sexuelle. L’absence d’adresse fixe, de pièce d’identité et de réseau de soutien de McGillvary a compliqué sa défense et sa détention préventive. Ses allégations d’avoir été drogué et violé, couplées aux négligences d’enquête qu’il a citées, parlent de problèmes plus larges dans la manière dont ces allégations sont traitées par les forces de l’ordre. Le rejet ferme de ses arguments par la cour d’appel, basé sur les preuves médicales des blessures de la victime, a finalement confirmé le verdict du jury. L’affaire reste un point de référence pour les discussions sur la nature éphémère de la célébrité sur Internet et sa capacité à déformer la perception publique de la culpabilité criminelle. Le parcours de McGillvary, d’un adolescent canadien en Alberta à une sensation d’Internet et finalement à un détenu à long terme dans une prison du New Jersey, encapsule une version extrême d’une histoire criminelle américaine moderne aux origines canadiennes.
Kai l’auto-stoppeur : questions fréquentes
Pourquoi Kai l’auto-stoppeur est-il célèbre ?
Kai, de son vrai nom Caleb McGillvary, a d’abord acquis la notoriété grâce à une vidéo virale en février 2013. Dans la vidéo, il donnait une entrevue à une station de nouvelles décrivant comment il avait utilisé une hache pour arrêter un conducteur, Jett Simmons McBride, d’attaquer une femme après un accident de voiture à Fresno, en Californie. Son récit animé, incluant la phrase « Smash, smash, SUH-MASH », a attiré des millions de spectateurs en ligne, menant à des apparitions dans des émissions comme Jimmy Kimmel Live. Cela a fait de lui un héros populaire d’Internet pour ses actions perçues comme héroïques lors de l’incident routier, un statut qu’il n’a conservé que quelques mois avant son arrestation.
Où est Kai l’auto-stoppeur maintenant ?
Caleb McGillvary est incarcéré à la New Jersey State Prison à Trenton. Il purge une peine de 57 ans pour meurtre, avec l’obligation de purger 85 % de la peine avant d’être admissible à la libération conditionnelle. Compte tenu du temps purgé avant son procès, il devrait devenir admissible à la libération conditionnelle vers octobre 2061, alors qu’il aura environ 73 ans. Sa condamnation a été confirmée en appel en août 2021, lui laissant aucune voie de recours standard pour renverser le verdict. Il est sous la garde de l’État depuis son arrestation en mai 2013.
Y a-t-il eu un documentaire sur Kai l’auto-stoppeur ?
Oui, Netflix a diffusé un documentaire intitulé The Hatchet Wielding Hitchhiker le 10 janvier 2023. Le film retrace le parcours de McGillvary, de la sensation virale sur Internet à sa condamnation pour meurtre, avec des entrevues du journaliste qui l’a d’abord interviewé, du personnel de télévision, de sa famille et de responsables des forces de l’ordre. McGillvary a affirmé qu’il n’avait pas été payé pour le documentaire et s’est senti exploité par sa production. Il a ensuite intenté une poursuite contre Netflix et les personnes interviewées, qui a finalement été rejetée par le tribunal en octobre 2024 après une réactivation partielle d’une demande.
Quelle était la défense de Kai l’auto-stoppeur pour le meurtre ?
La défense de McGillvary était qu’il avait agi en légitime défense. Il a affirmé qu’après avoir rencontré Joseph Galfy à New York, Galfy lui avait offert un endroit où loger, puis l’avait drogué et violé. McGillvary a déclaré s’être réveillé désorienté, avoir réalisé qu’il avait été agressé et qu’une confrontation s’en était suivie où il avait tué Galfy. Il a cité le refus de la police de procéder à un kit de viol, de tester des preuves clés comme les verres à boire et l’implication du frère de la victime sur la scène du crime comme faisant partie de son argumentation. L’accusation a soutenu que le meurtre était prémédité et que les blessures infligées étaient bien trop graves pour un simple acte de défense.
Kai l’auto-stoppeur est-il Canadien ?
Oui, Caleb McGillvary est Canadien. Il est né à Edmonton, en Alberta, le 3 septembre 1988. Il a ensuite déménagé avec sa famille à St. Paul, en Alberta, où il a fréquenté la St. Paul Regional High School. Ses origines canadiennes ont été fréquemment notées dans la couverture médiatique de sa célébrité virale et de son procès criminel subséquent aux États-Unis. Son statut d’auto-stoppeur canadien itinérant a été une partie centrale de son identité publique avant et après son arrestation, liant son histoire directement au Canada malgré les crimes commis aux États-Unis.
De quel crime Kai l’auto-stoppeur a-t-il été reconnu coupable ?
Caleb McGillvary a été reconnu coupable du meurtre au premier degré de l’avocat du New Jersey Joseph Galfy, âgé de 73 ans. Le meurtre a eu lieu en mai 2013 à la maison de Galfy à Clark, au New Jersey. Cette condamnation est intervenue après un procès qui a débuté en avril 2019, où un jury a rejeté la prétention de légitime défense de McGillvary suite à une prétendue agression sexuelle. Il a été condamné à 57 ans de prison et doit purger 85 % de cette peine avant d’être admissible à la libération conditionnelle. Sa condamnation a ensuite été confirmée par la Cour d’appel du New Jersey en août 2021, qui a rejeté son appel alléguant de multiples erreurs juridiques.
Sources et lectures complémentaires
- Kai l’auto-stoppeur (Wikipédia, en anglais)
- 'Kai the Hatchet-Wielding Hitchhiker' found guilty at New ... (abc7ny.com)
- 'Kai the Hatchet-Wielding Hitchhiker' gets 57 years in NJ ... (abc7.com)
- Edmonton-born 'Kai the Hitchhiker' loses bid to overturn ... (globalnews.ca)
- Lawsuit by 'Hatchet-Wielding Hitchhiker' Is Partially Revived (metnews.com)
Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-19.


