La littérature autochtone au Canada
La littérature autochtone au Canada englobe les œuvres écrites des Premières Nations, des Inuits et des Métis, s'appuyant sur des traditions orales profondes et diversifiées. Elle constitue une partie dynamique et essentielle de la littérature canadienne, reflétant des visions du monde, des histoires et des expériences contemporaines uniques. Ce corpus d'œuvres aborde des thèmes comme l'identité, la résilience, la perte culturelle et la résurgence, confronte souvent les héritages du colonialisme et du système des pensionnats autochtones. À travers la poésie, les romans, les mémoires et les livres pour enfants, les écrivains autochtones contribuent à la scène culturelle nationale et au processus en cours de vérité et de réconciliation.
Racines historiques et traditions orales
La littérature autochtone au Canada est fondamentalement liée aux traditions orales qui ont maintenu les cultures vivantes depuis des millénaires. Ces traditions englobent les mythes, les légendes, les enseignements spirituels et les histoires transmises avec précision par les conteurs et les Aînés. Les formes orales, comme les chants et les récits, étaient au cœur de la transmission culturelle, façonnant les valeurs communautaires et l'identité individuelle bien avant le contact avec les Européens. À leur arrivée, les colons ont souvent rejeté la littérature orale, la qualifiant de primitive, et ont privilégié les formes écrites, mettant en œuvre des politiques comme celle des pensionnats pour autochtones afin de réprimer les langues et les savoirs des Premières Nations. Les pensionnats, décrits comme un génocide culturel, ont gravement perturbé la transmission intergénérationnelle de la culture et de la langue, créant une rupture profonde que la littérature contemporaine cherche souvent à aborder et à guérir. De nombreuses communautés autochtones continuent de perpétuer et de revitaliser les traditions orales tout en s'engageant dans les formes littéraires écrites.

Traditions littéraires diversifiées par nation
Le terme « littérature autochtone » est une vaste catégorie qui regroupe des traditions littéraires distinctes et diversifiées, liées à des nations et à des cultures spécifiques. Comme l'a souligné l'autrice okanagane Jeannette Armstrong, il n'existe pas une seule littérature autochtone générique, mais bien une littérature mohawk, une littérature okanagane et bien d'autres. La littérature de chaque nation puise dans sa propre cosmologie, son histoire et ses pratiques culturelles uniques. Cette diversité se reflète dans la grande variété de thèmes, de personnages et de formes narratives que l'on trouve d'un bout à l'autre du pays, des récits côtiers des Mi'kmaqs aux récits des Prairies des Cris. Comprendre la littérature autochtone nécessite une appréciation de ces contextes culturels spécifiques et des façons dont les auteurs tissent les savoirs traditionnels dans des œuvres contemporaines.
La littérature mi'kmaq met en scène des héros culturels comme le filou Glooscap, qui apparaît dans des histoires traditionnelles et des œuvres modernes telles que la poésie de Rita Joe. Joe, qui a reçu l'Ordre du Canada en 1990, a écrit de façon bilingue sur la perte culturelle et la résilience dans des poèmes comme « I lost my talk ». Parmi les autres poètes mi'kmaqs, on compte Lindsay Marshall, Shirley Bear et Teresa Marshall. La littérature mohawk s'inspire de la Grande Loi de la Paix et des récits de la création, utilisés par des auteurs comme Beth Brant et Peter Blue Cloud de Kahnawake, au Québec. L'œuvre de Blue Cloud, « Weaver’s Spider’s Web », met en scène le filou Coyote et des symboles des cultures de la Maison longue. La littérature anishinaabe, des nations incluant les Ojibwés et les Odawas, comprend l'autobiographie précoce de George Copway (1847) et les œuvres contemporaines de Drew Hayden Taylor, qui aborde l'identité dans des pièces comme Toronto at Dreamers’ Rock. Les traditions orales ont été documentées par Basil Johnston dans des recueils comme Ojibway Heritage. La littérature crie explore souvent les thèmes du déplacement et de la survie, comme on le voit dans le roman de Tomson Highway, Kiss of the Fur Queen, qui intègre le filou Weesageechak et aborde les abus sexuels dans les pensionnats autochtones. L'une des premières écrivaines autochtones connues à avoir publié en anglais est E. Pauline Johnson (Mohawk de Grand River), qui a publié un recueil de poèmes intitulé The White Wampum en 1895.
Prix littéraires majeurs et reconnaissances
Un solide système de prix et de reconnaissance s'est développé pour célébrer et promouvoir la littérature autochtone au Canada. Ces distinctions offrent un soutien crucial aux auteurs et aident à faire connaître leurs œuvres à un plus large public. Les prix mettent souvent en lumière des thèmes centraux des expériences autochtones, comme les impacts des pensionnats, l'identité culturelle et la résilience historique. La création de nouveaux prix, comme les Indigenous Voices Awards, démontre un engagement croissant à s'assurer que les récits autochtones soient racontés et honorés dans le paysage littéraire canadien.
- Indigenous Voices Awards (IVA) : Créés en 2017 grâce à une campagne de sociofinancement ayant amassé plus de 140 000 $, les IVA soutiennent les écrivains des Premières Nations, métis et inuits. Les premiers prix, en 2018, ont honoré des poètes et romanciers dont Billy-Ray Belcourt, J. D. Kurtness et Aviaq Johnston.
- Prix Burt de littérature des Premières Nations, Métis et Inuits : Ce prix a récompensé des œuvres marquantes comme Indian Horse de Richard Wagamese (2013) et le récit autobiographique They Called Me Number One de Bev Sellars (2014), qui a remporté la troisième place.
- Prix littéraire du Gouverneur général : Des auteurs autochtones ont remporté ce prix dans plusieurs catégories, comme Katherena Vermette en poésie (2013) et David Robertson en littérature jeunesse (2017, 2021, en tant que co-lauréat avec l'illustratrice Julie Flett pour On the Trapline).
- Prix de littérature autochtone des Periodical Marketers of Canada : Lié au programme First Nation Communities Read, ce prix comprend une bourse de 5 000 $, remportée par des auteurs comme Darrell Dennis pour Peace, Pipe Dreams (de 2015 à 2016).
La littérature jeunesse est également très reconnue par des prix comme le Norma Fleck Award for Canadian Children's Non Fiction. Ce prix a été remporté en 2000 par The Shaman's Nephew : A Life in the Far North, écrit par Sheldon Oberman et illustré par l'artiste inuk Simon Tookoome. Il a aussi été décerné en 2003 à Larry Loyie et Constance Brissenden pour leur livre As Long as the River Flows. Le Marilyn Baillie Picture Book Award, qui récompense l'excellence des albums illustrés canadiens, a honoré Sometimes I feel like a Fox en 2016. Le Prix de littérature jeunesse canadienne TD est le plus important prix littéraire pour la jeunesse au Canada, d'une valeur de 30 000 $. Ce prix a été décerné à des œuvres incluant Shi-shi-etko comme finaliste en 2006, Shi-shi's Canoe en 2009, et Missing Nimâmâ en 2016. Missing Nimâmâ a été le premier livre jeunesse à aborder explicitement la tragédie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada.
Auteurs contemporains et œuvres récentes
Le champ de la littérature autochtone s’enrichit continuellement grâce à de nouveaux auteurs et des auteurs établis qui publient dans tous les genres. Leurs œuvres abordent souvent les complexités modernes tout en restant ancrées dans une spécificité culturelle. Des publications récentes soulignent la vitalité et la diversité du récit autochtone, allant de la nouvelle poétique à l’analyse juridique. La liste préliminaire du programme First Nation Communities READ 2025-2026 comprenait 87 titres provenant de 42 éditeurs, signe d’une scène littéraire florissante. Les titres en lice pour ce prix sont annoncés en septembre 2025 et les gagnants sont dévoilés durant la Semaine des bibliothèques publiques des Premières Nations en octobre 2025.
Parmi les auteurs contemporains notables, on compte Billy-Ray Belcourt, un écrivain de la Première Nation de Driftpile Cree qui a remporté le Prix de poésie Griffin en 2018 pour This Wound is a World et a publié le roman A Minor Chorus, qui a été défendu à Canada Reads 2026. Conor Kerr, un écrivain métis et ukrainien d’Edmonton, est l’auteur de la nouvelle poétique Beaver Hills Forever et des romans Avenue of Champions et Prairie Edge. Tara Gereaux, citoyenne de la Nation métisse de la Saskatchewan, a écrit le roman Wild People Quiet sur l’identité métisse cachée dans la Saskatchewan des années 1940. Patty Krawec, d’ascendance anishinaabe et ukrainienne et membre de la Première Nation de Lac Seul, a publié Bad Indians Book Club et l’ouvrage antérieur Becoming Kin. Dans le domaine non romanesque, des œuvres comme The Colonial Problem : An Indigenous Perspective on Crime and Injustice in Canada et Canada & The UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples représentent des contributions importantes au discours juridique et politique. Parmi les autres titres récents, on trouve le roman Treat Them as Buffalo de Blair Palmer Yoxall et le livre de développement personnel Sharing the Light de Monique Gray Smith. Lee Maracle (Stó:lō) a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine pour son travail de promotion de l’écriture auprès des jeunes Autochtones et est l’auteure de romans comme Ravensong.
Promotion, plaidoyer et soutien institutionnel
Plusieurs initiatives et institutions clés œuvrent à promouvoir la littérature autochtone et à l'intégrer à la conscience culturelle canadienne au sens large. Ces efforts sont souvent liés à des activités de sensibilisation en milieu scolaire, à des programmes de bibliothèques publiques et à des campagnes nationales visant la réconciliation. Les organismes gouvernementaux et communautaires reconnaissent la littérature comme un outil puissant pour favoriser la compréhension et guérir les divisions historiques. Le programme Premières Nations, communautés, LECTURE (PNCL), lancé en Ontario en 2003, est un programme central de promotion financé par le ministère du Patrimoine canadien et le Fonds du livre du Canada. Il implique un jury de bibliothécaires publics des Premières Nations qui sélectionne et recommande des œuvres littéraires encourageant la littératie familiale et la transmission intergénérationnelle des histoires. La composante prix du programme met en lumière le meilleur de l'écriture autochtone et constitue le seul programme de prix dont le jury est entièrement composé de bibliothécaires publics des Premières Nations. À l'échelle nationale, le mois de juin est désigné à la fois Mois national de l'histoire autochtone et Mois du club de lecture autochtone, encourageant les Canadiens à lire des auteurs autochtones en utilisant le mot-clic #LecturesAutochtones. La Commission de vérité et réconciliation (CVR) a également publié une liste de lectures suggérées d'œuvres traitant des pensionnats, validant ainsi la littérature comme faisant partie du dossier historique et du chemin vers la réconciliation. La campagne Ça compte pour moi de la CVR montre l'importance de ce processus.
Littérature jeunesse et pour jeunes adultes
La littérature jeunesse autochtone est un genre particulièrement dynamique et en pleine croissance, qui vise à inculquer la fierté culturelle aux jeunes lecteurs et à éduquer tous les enfants sur les histoires et les perspectives des peuples autochtones. Ces livres abordent souvent des sujets difficiles comme les pensionnats autochtones et la rafle des années soixante avec une sensibilité adaptée à l'âge, tout en célébrant la langue, la famille et le lien avec le territoire. Les titres primés dans cette catégorie ont joué un rôle déterminant dans l'introduction des récits autochtones dans les écoles et les bibliothèques à travers le pays. Parmi les livres jeunesse notables récents, on trouve Charlie's Kohkom, qui aborde la rafle des années soixante pour les 6 à 8 ans, et Tess's Red Dress, qui traite de la Journée du chandail rouge pour les 6 à 9 ans. The Secret of Your Name raconte la véritable expérience de Shirley Horn en pensionnat pour les 9 à 12 ans. Ces œuvres viennent s'ajouter à des titres classiques comme Shi-shi-etko et Missing Nimâmâ pour former un corpus essentiel pour les jeunes lecteurs. Le tableau suivant met en lumière plusieurs livres jeunesse primés et leurs thèmes principaux.
| Titre (Auteur) | Prix ou reconnaissance | Thème principal |
|---|---|---|
| Shi-shi-etko (Nicola I. Campbell) | Finaliste du Prix TD (2006), Finaliste du Prix Marilyn Baillie (2006) | Préparation au pensionnat autochtone |
| Shi-shi's Canoe (Nicola I. Campbell) | Lauréat du Prix TD (2009) | Expérience en pensionnat, isolement et espoir |
| Missing Nimâmâ (Melanie Florence) | Lauréat du Prix TD (2016) | Femmes et filles autochtones disparues et assassinées, culture crie |
| Sometimes I Feel Like a Fox (Danielle Daniels) | Lauréat du Prix Marilyn Baillie (2016) | Animaux totémiques anichinabés et compréhension de soi |
| On the Trapline (David Robertson & Julie Flett) | Lauréat du Prix du Gouverneur général (2021) | Famille, territoire, tradition, voyage intergénérationnel |
| The Shaman's Nephew (Sheldon Oberman & Simon Tookoome) | Lauréat du Prix Norma-Fleck (2000) | Vie inuite à travers 28 histoires courtes |
| As Long as the River Flows (Larry Loyie & Constance Brissenden) | Lauréat du Prix Norma-Fleck (2003) | Enfance crie, culture et pensionnats autochtones |
La littérature comme activisme et vérité
La littérature autochtone au Canada agit souvent comme une forme d’activisme, remettant en question les récits coloniaux et défendant la justice sociale, les droits territoriaux et l’autodétermination. De nombreux auteurs utilisent leurs œuvres pour témoigner des injustices historiques et actuelles, contribuant ainsi à la sensibilisation du public et aux changements politiques. Cette littérature est intimement liée à des mouvements comme la Commission de vérité et réconciliation, qui elle-même s’appuie sur la narration comme moyen de documenter l’histoire et de faciliter la guérison. Les mémoires de survivants des pensionnats autochtones, comme They Called Me Number One de Bev Sellars et l’histoire de Phyllis Webstad à l’origine de la Journée du chandail orange, servent de témoignages personnels puissants qui font désormais partie des archives publiques de la réconciliation. Des ouvrages comme The Colonial Problem analysent le racisme systémique au sein du système judiciaire, montrant comment le colonialisme perpétue les inégalités. Des livres tels que Process as Power : The Legitimacy of Indigenous Consultation in British Columbia Environmental Assessments critiquent l’échec à respecter les droits autochtones dans les processus juridiques. À travers les romans, la poésie et les essais, les écrivains autochtones continuent de « dés-oublier » le passé, comme le formule Patty Krawec, et d’imaginer de nouveaux avenirs, faisant de la littérature un outil indispensable à la fois pour la continuité culturelle et la transformation sociétale. La désignation par le gouvernement du Mois du club de lecture autochtone vise explicitement à rétablir les relations par la lecture partagée et la compréhension de cette littérature.
La littérature autochtone au Canada : questions fréquentes
Qu'est-ce que la littérature autochtone au Canada ?
La littérature autochtone au Canada désigne l'ensemble des œuvres écrites produites par les peuples des Premières Nations, les Inuits et les Métis. Elle est profondément ancrée dans les diverses traditions orales de narration, de chants et d'histoire. Cette littérature englobe tous les genres, y compris la poésie, le roman, les mémoires et les livres jeunesse, et aborde souvent des thèmes comme l'identité, la résilience et les impacts du colonialisme. Elle constitue une part vitale et dynamique de la littérature nationale canadienne, apportant des perspectives et des visions du monde uniques.
Quels sont quelques auteurs autochtones notables au Canada ?
Parmi les auteurs notables, on compte l'écrivaine pionnière E. Pauline Johnson (mohawk) et l'autobiographe George Copway (anishinaabe). Les auteurs contemporains sont nombreux, comme le romancier et dramaturge Tomson Highway (cri), le poète et romancier Billy-Ray Belcourt (cri) et la mémorialiste Bev Sellars. Lee Maracle (Stó:lō) était reconnue pour ses romans et son travail auprès des jeunes, tandis que Richard Wagamese (ojibwé) a écrit des romans acclamés comme Indian Horse. Des écrivains comme Conor Kerr (métis) et Tara Gereaux (métis) représentent des voix plus récentes dans le paysage littéraire.
Quels sont les principaux prix de littérature autochtone au Canada ?
Les principaux prix incluent les Prix des voix autochtones (PVA), établis en 2017 pour soutenir les auteurs émergents et établis. Le Prix Burt de littérature pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits récompense des œuvres destinées aux jeunes adultes. Les Prix littéraires du Gouverneur général ont fréquemment honoré des auteurs autochtones dans toutes les catégories. Le Prix de littérature autochtone des détaillants en périodiques du Canada, lié au programme First Nation Communities READ, offre également une reconnaissance importante et un prix de 5 000 $.
Comment la littérature autochtone est-elle promue au Canada ?
La promotion s'effectue par des programmes comme First Nation Communities READ, où des bibliothécaires autochtones sélectionnent et promeuvent des titres. Le Mois national de l'histoire autochtone et le Mois du club de lecture autochtone, chaque juin, encouragent la lecture et la discussion à l'échelle nationale avec le mot-clic #IndigenousReads. La liste de lecture de la Commission de vérité et réconciliation promeut également la littérature sur les pensionnats autochtones. Les prix, la programmation en bibliothèque et les programmes scolaires sont des canaux clés pour faire connaître ces œuvres au public.
Quel est le rôle de la littérature jeunesse ?
La littérature jeunesse autochtone permet aux enfants autochtones de voir leurs cultures représentées de manière positive et enseigne à tous les enfants les histoires et les perspectives des peuples autochtones. De nombreux livres primés, comme Shi-shi-etko et Missing Nimâmâ, abordent avec délicatesse des sujets difficiles tels que les pensionnats autochtones et les femmes disparues. Ces livres sont utilisés dans les écoles et les bibliothèques pour favoriser la compréhension dès le plus jeune âge. Des titres comme Sometimes I Feel Like a Fox introduisent des concepts culturels, comme les animaux totémiques, aux jeunes lecteurs.
Quel est le lien entre la littérature autochtone et la vérité et réconciliation ?
La littérature autochtone est une composante fondamentale de la vérité et de la réconciliation au Canada. Elle sert de témoignage des expériences vécues, y compris les traumatismes des pensionnats autochtones et les injustices systémiques, remplissant ainsi une fonction de révélation de la vérité. En partageant des récits de résilience et de continuité culturelle, elle favorise l'empathie et la compréhension chez les lecteurs non autochtones. La Commission de vérité et réconciliation elle-même a souligné l'importance du récit, et bon nombre des textes recommandés sont des œuvres littéraires qui contribuent à la guérison et au dialogue essentiels à la réconciliation.
Sources et lectures complémentaires
- La littérature autochtone au Canada (Wikipédia, en anglais)
- 20 books to read for National Indigenous History Month ... (cbc.ca)
- First Nation Communities READ 2025 to 2026 Longlist ... (fncr.ca)
Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-10-28.




