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dimanche 1 novembre 2026 Actualités et politique nationales

Ranjit Cheema

Ranjit « Ranj » Singh Cheema était un gangster et baron de la drogue indo-canadien basé à Vancouver. Né en Inde en 1968, Cheema a longtemps été un chef criminel aux côtés de son co-boss de la mafia punjabi, Bindy Johal, puis plus tard avec les frères Buttar et Tejinder « Tee » Malli. Il a été impliqué dans le crime organisé pendant environ trois décennies. Sa carrière criminelle a culminé avec son extradition vers les États-Unis, son emprisonnement pour un complot de trafic d'héroïne, et son assassinat lors d'une fusillade ciblée depuis une voiture à Vancouver en 2012.

Jeunesse et immigration au Canada

Ranjit Singh Cheema est né en 1968 dans une famille de sikhs Jat du clan Cheema dans le village de Cheema Khurd, dans le district de Jalandhar au Pendjab, en Inde. Il a déménagé avec sa famille en Angleterre à l'âge de trois ans. La famille a immigré en Colombie-Britannique, au Canada, en octobre 1978 alors que Cheema avait dix ans. Cheema a décrit son père Malkit comme étant violent et souffrant d'alcoolisme, et a noté que la famille était pauvre. De 10 à 15 ans, Cheema a travaillé avec sa mère dans des fermes de baies dans la vallée du Fraser pendant les vacances d'été. Plus tard, il a travaillé comme concierge de nuit tout en fréquentant l'école secondaire, obtenant son diplôme en 1986. Après le secondaire, Cheema a fréquenté le collège, étudiant la justice criminelle tout en travaillant comme videur puis comme chauffeur de camion. Il a affirmé avoir voulu devenir policier pendant ses études collégiales. Sa jeunesse marquée par des déplacements transatlantiques et du travail manuel contrastait fortement avec son parcours criminel ultérieur.

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Photo : Ranjit cheema / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Entrée dans le crime et association avec Bindy Johal

Cheema a plaidé coupable à une fusillade dans une boîte de nuit le 19 novembre 1993 dans un établissement de Southwest Marine Drive à Vancouver. L'incident découlait d'une dispute où Cheema était intervenu pour défendre une femme nommée Monica Alvarez, qui avait allégué que des hommes l'avaient bousculée et lui avaient causé des problèmes. Il s'agissait de sa première condamnation criminelle. Lors du procès de mai 1995 du gangster Bindy Johal, accusé du meurtre des frères Jimsher « Jimmy » Singh Dosanjh et Ranjit « Ron » Singh Dosanjh, Cheema a été identifié comme un associé de Johal et un distributeur majeur impliqué dans le trafic de cocaïne. Cette identification a cimenté la réputation de Cheema comme un acteur clé au sein du réseau de Johal, où il était considéré comme un co-boss. Le procès a publiquement lié Cheema au groupe violent de la mafia punjabi opérant en Colombie-Britannique.

Vidéo : Ranjit Cheema: The Grandfather Of Gangsters (Punjabi Mafia) (Hood Chronicles, YouTube)

Violence, survie et changements d'alliances

La vie de Cheema a été marquée par la violence. En août 1995, il a été abattu au karaoké Zodiac à Richmond, en Colombie-Britannique. Il était avec Manjinder « Robbie » Singh Kandola, un fondateur du gang des Independent Soldiers, à ce moment-là. Cheema a survécu mais est resté dans le coma pendant six semaines. Les deux hommes se sont ensuite brouillés, et Kandola a été tué en 2002 lors d'un meurtre que l'on croit avoir été commandité par Cheema. Après le meurtre de Bindy Johal en 1998, les alliances de Cheema ont changé. Il a commencé à opérer aux côtés des frères Buttar et de Tejinder « Tee » Malli, maintenant son statut de chef criminel dans le secteur du versant sud de Vancouver. En mai 2000, son garde du corps Mike Brar a été tué lors d'un mariage à Vancouver auquel assistait également le premier ministre de l'époque, Ujjal Dosanjh. Après avoir enquêté sur Cheema à la suite du meurtre de Brar, la journaliste du Vancouver Sun Kim Bolan a découvert que Cheema n'avait pas été arrêté pour une accusation d'agression à Burnaby. Il a été arrêté puis libéré après le décès du plaignant. Cette période illustre la violence fréquente et la surveillance policière dans son monde.

Trafic international de drogue et extradition vers les États-Unis

En 1998, les États-Unis ont accusé Cheema d'avoir tenté de faire passer de l'héroïne et du haschich du Pakistan en Californie pour les échanger contre de la cocaïne avec des gangs colombiens. Il a combattu son extradition pendant une décennie par de nombreux appels. Il a finalement été extradé en 2008, où il a plaidé coupable à des accusations liées à la tentative de vente de 200 kilogrammes d'héroïne. L'affaire d'extradition a suscité la controverse lorsque le député Sukhminder Singh Dhaliwal a écrit une lettre de recommandation pour Cheema sur du papier à en-tête officiel de la Chambre des communes à un juge d'un tribunal de district américain. Cheema a purgé sa peine dans une prison californienne jusqu'à sa libération en février 2012. Son emprisonnement a représenté une victoire importante pour l'application de la loi transfrontalière. Le complot impliquait une logistique internationale complexe, soulignant l'ampleur de ses opérations.

Derniers mois et exécution par des gangs

Cheema est retourné à Vancouver en février 2012 après sa libération de la prison américaine. Selon la journaliste spécialisée en crime Kim Bolan et des sources policières, il a tenté de revenir dans le commerce de la drogue en Colombie-Britannique. Ce faisant, il a manqué de respect à d'anciens subalternes qui avaient pris de l'importance pendant son absence, créant des conflits que l'on croit avoir mené à son assassinat. Le matin du 2 mai 2012, Cheema était assis dans son VUS dans le 1100, rue East 61st Avenue à Vancouver lorsqu'il a été tué lors d'une fusillade ciblée depuis une voiture. Des témoins ont rapporté avoir entendu jusqu'à sept coups de feu. Le meurtre s'est produit vers 9 h 30 HNP, à seulement deux pâtés de maisons du temple sikh de la rue Ross qu'il fréquentait. La police a confirmé que le meurtre était une attaque ciblée et a lancé une recherche pour un véhicule suspect. L'ancien détective de l'escouade des gangs de la police de Vancouver, Doug Spencer, a fait remarquer que Cheema, ayant vécu jusqu'à 43 ans, avait survécu à beaucoup de ses pairs dans la vie de gang.

Funérailles et surveillance policière

Les funérailles de Cheema ont eu lieu le 5 mai 2012 au Riverside Funeral Home à Delta, en Colombie-Britannique, attirant près de 300 personnes endeuillées. Les participants étaient en grande partie des parents et des voisins du versant sud de Vancouver. Un service de 90 minutes a été suivi de prières au temple sikh de la rue Ross. L'événement a été étroitement surveillé par les forces de l'ordre, avec la présence d'agents en civil et en uniforme des polices de Delta et de Vancouver. Les agents ont photographié les participants et enregistré les numéros de plaque d'immatriculation. Cette présence policière reflétait la surveillance lors des funérailles de Thomas Gisby, un trafiquant de drogue chevronné abattu au Mexique quelques jours plus tôt. Les autorités ont déclaré qu'elles ne croyaient pas que les meurtres de Cheema et de Gisby étaient liés. Des sources policières ont indiqué que le meurtre de Cheema était probablement enraciné dans des conflits locaux avec des rivaux de son quartier du sud de Vancouver, tandis que la mort de Gisby faisait potentiellement partie de conflits plus larges entre des groupes comme les Hells Angels, les Red Scorpions et les Independent Soldiers et leurs rivaux du groupe Dhak-Duhre.

Vie personnelle et autres procédures judiciaires

Cheema était marié et avait une fille née en 2004. Sa femme et sa jeune fille étaient présentes à ses funérailles. Au-delà de sa propre saga criminelle, le nom Ranjit Singh Cheema apparaît dans d'autres procédures judiciaires canadiennes. Une cause de la Cour suprême du Canada, indexée sous le numéro 26302, est intitulée Ranjit Singh Cheema c. Sa Majesté la Reine, provenant de la Colombie-Britannique en matière criminelle. Cette cause est distincte de son extradition vers les États-Unis. Par ailleurs, en novembre 2025, un homme de 44 ans nommé Ranjit Singh Cheema d'Adjala-Tosorontio, en Ontario, a été accusé de meurtre au deuxième degré suite au décès de sa femme, Sukhdeep Cheema, dans leur maison du village de Colgan. Cet individu, diagnostiqué avec un cancer en phase terminale, a obtenu une libération sous caution après une révision en mars 2026. Ses conditions de libération incluaient une surveillance constante par ses cautions, l'assignation à résidence et le port d'un bracelet de cheville GPS, garantis par un engagement combiné de 370 000 $ de quatre membres de la famille élargie. Il devait résider avec ses cautions à Etobicoke, et l'affaire devait retourner devant le tribunal le 19 mars 2026.

Figures clés du réseau criminel de Cheema

Tout au long de sa carrière criminelle, Ranjit Cheema a été lié à plusieurs gangsters et groupes de haut profil. Son réseau comprenait des associés qui étaient eux-mêmes victimes de meurtres entre gangs. Les individus suivants étaient centraux dans l'orbite criminelle de Cheema.

  • Bindy Johal (décédé en 1998) : Le chef de gang avec qui Cheema était étroitement associé en tant que co-boss. Johal a été assassiné dans une boîte de nuit de Vancouver.
  • Mike Brar (décédé en 2000) : Le garde du corps de Cheema, tué lors d'un mariage à Vancouver auquel assistait également le premier ministre de l'époque, Ujjal Dosanjh.
  • Manjinder « Robbie » Kandola (décédé en 2002) : Fondateur des Independent Soldiers, qui était avec Cheema lors de la fusillade de 1995. Son meurtre serait commandité par Cheema après une brouille.
  • Thomas Gisby (décédé en 2012) : Un autre trafiquant de drogue chevronné abattu au Mexique quelques jours avant le meurtre de Cheema. Les deux avaient des condamnations pour trafic de cocaïne.
  • Les frères Buttar : Des associés clés avec qui Cheema s'est allié après la mort de Johal, faisant partie du paysage continu des gangs punjabis.
  • Tejinder « Tee » Malli : Une autre figure criminelle avec qui Cheema a travaillé dans ses dernières années.
La survie de Cheema jusqu'en 2012 était notable dans ce contexte violent.

Chronologie des événements majeurs

La chronologie de la vie de Ranjit Cheema retrace son immigration, son ascension criminelle, ses batailles judiciaires et sa mort violente. Le tableau suivant énumère les dates et événements clés.

AnnéeÉvénement
1968Naissance à Cheema Khurd, Pendjab, Inde.
1978Immigration en Colombie-Britannique, Canada, à l'âge de dix ans.
1986Obtention du diplôme d'études secondaires et début d'études collégiales en justice criminelle.
1993Plaidé coupable à une fusillade dans une boîte de nuit sur Southwest Marine Drive.
1995Identifié comme associé de Bindy Johal en cour. Abattu à Richmond en août.
1998Accusé par les États-Unis pour un complot de trafic international de drogue.
2000Son garde du corps Mike Brar assassiné lors d'un mariage à Vancouver.
2002Son associé Manjinder Kandola assassiné, meurtre que l'on croit commandité par Cheema.
2008Extradé vers les États-Unis après une bataille juridique d'une décennie.
2012Libéré de prison américaine en février. Assassiné lors d'une fusillade depuis une voiture le 2 mai à Vancouver.
Cette chronologie montre une progression de l'immigration à une implication profonde dans le crime organisé et un retour fatal au milieu criminel de Vancouver.

Ranjit Cheema : questions fréquentes

Qui était Ranjit Cheema ?

Ranjit Cheema était un gangster et baron de la drogue indo-canadien basé à Vancouver. Né en 1968 au Pendjab, en Inde, il a immigré au Canada enfant et a été un chef criminel aux côtés de Bindy Johal puis des frères Buttar et Tejinder Malli. Il a été impliqué dans le crime organisé pendant environ trois décennies, ce qui a conduit à son extradition et à son emprisonnement aux États-Unis pour un complot d'héroïne. Il a été assassiné à Vancouver en 2012. Sa vie illustre la portée du crime organisé indo-canadien.

Comment Ranjit Cheema est-il mort ?

Ranjit Cheema a été tué le 2 mai 2012 lors d'une fusillade ciblée depuis une voiture à Vancouver. Il était assis dans son VUS dans le 1100, rue East 61st Avenue lorsque des agresseurs ont tiré jusqu'à sept coups de feu. Le meurtre s'est produit vers 9 h 30 HNP, à seulement deux pâtés de maisons du temple sikh de la rue Ross. La police a confirmé qu'il s'agissait d'une attaque ciblée et a recherché un véhicule suspect. Le meurtre serait lié à ses tentatives de reprendre sa place dans le trafic de drogue après sa sortie de prison.

De quoi Ranjit Cheema a-t-il été condamné aux États-Unis ?

Ranjit Cheema a été extradé vers les États-Unis en 2008 et a plaidé coupable à des accusations liées à la tentative de vente de 200 kilogrammes d'héroïne. Les États-Unis l'avaient initialement accusé en 1998 d'avoir tenté de faire passer de l'héroïne et du haschich du Pakistan en Californie pour les échanger contre de la cocaïne avec des gangs colombiens. Il a combattu son extradition pendant une décennie par de nombreux appels avant d'être finalement envoyé aux États-Unis. Cheema a purgé sa peine dans une prison californienne et a été libéré en février 2012, seulement trois mois avant sa mort.

Que s'est-il passé aux funérailles de Ranjit Cheema ?

Les funérailles de Ranjit Cheema ont eu lieu le 5 mai 2012 au Riverside Funeral Home à Delta, en Colombie-Britannique, avec près de 300 personnes. Un service de 90 minutes a été suivi de prières au temple sikh de la rue Ross. L'événement a été étroitement surveillé par la police de plusieurs juridictions, qui a photographié les participants et enregistré les plaques d'immatriculation pour la collecte de renseignements. Une surveillance similaire a eu lieu lors des funérailles du trafiquant Thomas Gisby.

L'homme de l'Ontario accusé de meurtre en 2025 est-il le même Ranjit Cheema ?

Non, ce sont des individus différents. En novembre 2025, un homme de 44 ans nommé Ranjit Singh Cheema d'Adjala-Tosorontio, en Ontario, a été accusé de meurtre au deuxième degré dans la mort de sa femme. Cette personne, diagnostiquée avec un cancer en phase terminale, a obtenu une libération sous caution en mars 2026 sous des conditions strictes incluant un bracelet de cheville. Il n'a aucun lien avec le gangster de Vancouver assassiné en 2012. Le nom partagé a conduit à des procédures judiciaires distinctes.

Ranjit Cheema était-il lié à Bindy Johal ?

Oui, Ranjit Cheema était un associé de longue date et un co-boss aux côtés de Bindy Johal. Lors du procès pour meurtre de Johal en 1995, Cheema a été identifié comme un important distributeur de drogue pour les opérations de Johal. Il était considéré comme faisant partie de la direction de la mafia punjabi avec Johal jusqu'à la mort de ce dernier en 1998. Ce partenariat était central pour le début de la carrière criminelle de Cheema à Vancouver.

Sources et lectures complémentaires

Vérifié par la rédaction de Nosy Mag. Mise à jour le 2026-11-01.

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